Janvier 2017 : Explosion de fleurs sur le Mimosa de Bailey chez Claude et Pierre à Plourin

Publié le 14 Janvier 2017

 Janvier 2017 : Claude nous parle de l'explosion de fleurs sur son Mimosa de Bailey.

 

Cette année, froid modéré et peu de pluie pour cette fin décembre, le Mimosa blotti près de la maison, couvert de petits grains ocre-jaune, a pu épanouir, tout à son aise, ses grappes de pompons jaune d’or qui sentent (un peu) la violette …… Pour combien de temps ?... çà dépendra des tempêtes de l’hiver : nous voyons Ouessant des fenêtres de l’étage et 150km/h de vent, c’est au moins une fois dans l’hiver, (3 l’année dernière)….

MAIS :

Il mesurait environ 1,5m lorsqu’il a été planté (mai 2011) ; cela fait 6 ans qu’il grandit et s’élargit lentement mais sûrement. Tout fluet, il a quand même beaucoup fleuri dès le premier hiver .

En fait, il n’est pas plus fragile que les autres plantes méditerranéennes qui poussent en Bretagne : il faut juste prendre soin de bien repérer dans le jardin, les emplacements qui leur conviennent,  la composition du sol et veiller à les protéger systématiquement les premières années, tant que leurs racines ne sont pas solidement établies….. et puis… aller leur parler un petit peu pour leur montrer qu’ils ne sont pas là pour la « mise en valeur » de leurs propriétaires mais parce qu’on les a choisi dans un coup de cœur et que l’on est déterminé à prendre soin d’eux.

Acacia baileyana 'Purpurea'

Parlons maintenant un peu « botanique et jardinage » :

Le Mimosa de Bailey pourpre : nom scientifique Acacia baileyana « Purpurea » : ce mimosa-ci est issu de graine, (semis), il n’est pas greffé, donc, il peut y avoir dans ‘les petits frères’, des arbustes au feuillage + ou – pourpre.

- famille : Fabacées (sous -famille des Mimosoidés)

- origine : sud/est de l’Australie, Nouvelle Galles du sud, Tasmanie                                                                  

- son nom vient de - acacia = akakia > akis = épine / pointe  , 

- baileyana > (Frédéric Manson) BAILEY, botaniste australien (1827/1915) qui l’a découvert en Australie .    

- Introduction en Europe en 1894, - 1905 en France

Utilisation : Ses branches fleuries (comme celles d’autres mimosas ayant un intérêt commercial) sont cueillies dans le sud de la France pour la vente en fleuristerie et ses huiles essentielles sont utilisées en parfumerie et aromathérapie.

Description : Joli petit arbre ou arbuste d’environ 4m x 4m en isolé (en conditions optima , en Bretagne) , au port naturellement arrondi, souple, légèrement pleureur .

Son feuillage est léger, découpé très finement, souple, ressemblant à des plumes dont les couleurs magnifiques changent tout au long de l’année : pourpre foncé pour les juvéniles, puis selon un dégradé allant de l’orangé au bleu-vert argenté en passant par les tons de rouge, lilas, pourpre et bleu(s).

Acacia baileyana 'Purpurea' (feuillage)

Sa floraison, légèrement parfumée (odeur de violette), débute pour Noël et perdure jusqu’à fin février (selon l’humeur du temps, son exposition, le vent, la pluie et le froid). Fleurs en grappes allongées de pompons jaune d’or.

C’est un arbuste de climat doux, semi-rustique (-6°/-10° minimum selon l’exposition) réservé au midi, littoral atlantique et Bretagne pour la plantation en pleine terre, mais ne pas oublier de le protéger durant la période de gel lorsqu’il est jeune : paillage pour les racines et voile d’hivernage UNIQUEMENT PENDANT LES HEURES DE GEL :  les feuilles qui restent  sous voile avec des températures positives + soleil + gouttelettes d’évaporation = pourrissement assuré. Ceci est d’ailleurs valable pour les citronniers et autres arbustes craignant le gel….

Ce mimosa peut aussi se cultiver en pot à rentrer en serre froide, l’hiver.

La plantation se fait en terre pauvre ( devant la maison , il est installé dans de la terre de remblai des travaux de la maison + une poignée d’engrais (Osmocote) une fois par an (si j’y pense) une terre trop riche donne beaucoup de feuilles (très jolies au demeurant) mais peu de fleurs.                                  

Il faut surtout que la terre soit "TRES BIEN DRAINEE" : en fait les plantes méditerranéennes poussant en Bretagne supportent très bien les hivers et la pluie, si leurs racines ne sont pas dans de l’eau stagnante ou une terre trop humide (pourrissement des racines). Il faut juste l’arroser un peu les premières années, en été ou lorsque le temps est trop sec (en Bretagne… !!!)  .                                                               

Ce mimosa supporte aussi bien les terres acides que calcaires, il aime le plein soleil (pour le pourpre de son feuillage qui est alors optimisé), il supporte les embruns, mais doit être planté dans des situations abritées des vents froids - par des buissons, palissade, murs .

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Il se taille très bien après la floraison, lorsqu’il est bien établi, que ses racines se sont faufilées à travers les cailloux, suffisamment profond, pour trouver l’eau nécessaire et la stabilité (2/3ans) ; il est peut être nécessaire de le tuteurer pendant les premières années : il est très beau en isolé mais son port très souple est fragilisé par le vent .

C’est un mimosa qui ne drageonne pas, au contraire des autres mimosas, c’est pour cela que sur les conseils du pépiniériste, j’ai pu le planter près de la maison et pour éviter de travailler la terre à son pied, il est en compagnie de buissons ‘méditerranéens’ (prostanthera , euphorbe, dorycnium ) et de plantes (crocus, ail, iris, thym), qui n’aiment pas non plus qu’on les ‘tripote’ ou que la terre soit à nu .

Je n’ai pas vu de petites « bestioles » désagréables s’attaquer à lui, qu’elles soient rampantes ou volantes …..

En bref: c’est un arbuste "MAGNIFIQUE" et sans souci..(s)..... ,  à voir plus souvent dans les jardins , même petits.

Claude

 

Rédigé par SHBL

Publié dans #Jardins de Bretagne, #Arbres-Arbustes

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