Réussir confitures, gelées, ... et bonnes confiotes maison

Publié le 20 Février 2010

Une trentaine de "lichouz" (mot breton signifiant gourmand) de la Société d'Horticulture du Bas-Léon, SHBL, se retrouvaient cet après-midi pour parler confitures et goûter mes confitures et boissons "fait maison".
Ils ont adoré la confiture de nèfles. Ils ont aimé le vin de cassis et le karkadeh. Ils ont aimé la confiture de morelles noires, la confiture de baies d'argent, la confiture de cenelles, la confiture de prunelles, la confiture d'angélique, la confiture de pêches de vigne 'Sanguine Vineuse', la confiture de cynorrhodons, la confiture de raisins, etc ... Ils ont moins aimé la confiture d'oeillette ; il faut dire que c'est un peu spécial.

Voici le compte-rendu et les photos de cet après-midi.


Réussir confitures, gelées, marmelades et bonnes confiotes maison

Autrefois, les confitures

Au 1er siècle de notre ère, dans son œuvre "Histoire Naturelle", Pline donne la première recette de confiture : Coings confits dans le miel. Cette recette prend une ligne dans son œuvre de 17 livres.

Au 4ème siècle, 2 autres recettes de confit de coings sont données par l'agronome Palladius. Les Romains savent conserver les fruits. Les confits étaient préparés avec du miel ou du raisiné.

Puis ensuite, plus aucun écrit sur les confitures jusqu'au 14ème siècle.

Puis vers 1393, dans le "Ménagier de Paris", on parle de confiture de coings, de noix, de pêches, de poires confites au miel, de navets, de carottes, de courges, de racines de persil et de racines de fenouil.

Au 15ème siècle, Nostradamus écrit "La Manière de faire toutes confitures liquides tant en sucre, miel qu'en vint cuit", et il donne une trentaine de recettes dont 4 de coings.

Au 17ème et 18ème siècles, tous les fruits se transforment en confiture. Mais la confiture reste l'apanage de la noblesse et de la bourgeoisie, les seules à pouvoir s'offrir le sucre de canne à sucre alors cultivée massivement aux Antilles.

Après la Révolution, la liste des recettes de confiture est très longue car on reçoit maintenant de nombreux fruits exotiques en Europe.

Ce sont surtout les événements politiques, croisades et guerres qui ont servi à la diffusion des recettes de confitures.

La grande époque des confitures débute avec le 19ème siècle, des fruits à profusion, du sucre au prix abordable et une main-d'œuvre ménagère peu chère. C'est grâce à la culture de la betterave sucrière que le sucre devint d'un prix abordable et se répand donc jusqu'au fin fond de nos campagnes.

Les guerres du 20ème siècle et les difficultés alimentaires ont provoqué le développement des confitures maison.

L'industrie, aujourd'hui, nous offre une richesse en variétés de confitures et l'on peut dire, que faire ses confitures soi-même est un certain art de vivre, de joie de créer, de bonheur d'offrir. Juste revenir aux choses simples.

Réunir le matériel avant de commencer des confitures

Un stérilisateur ou un faitout assez haut, la bassine à confiture, les pots de confitures et leurs couvercles, des étiquettes, 1 écumoire, 1 petite et une grande louche, 1 petite assiette à mettre au freezer, des cuillères, la cuillère en bois qui ne sert qu’à faire des confitures, 1 balance, 1 moulin à légumes à 3 grilles, 1 pied à purée, 1 pilon ou un bocal haut qui servira de pilon, des terrines, des passoires fines, 1 thermomètre à sucre gradué très utile pour contrôler la cuisson, 1 entonnoir à confiture, 1 économe, 1 presse agrumes.

Matériel supplémentaire pour les gelées : le sac à gelée, la petite casserole à paraffine, de la paraffine, des charlottes en coton ou en papier, des élastiques ou liens de raphia.

Nettoyage et stérilisation des pots vides

Plongez vos pots et couvercles de confiture à stériliser dans le faitout. L'eau doit recouvrir le tout.
Pendant ce temps, préparez les fleurs ou fruits. La stérilisation commence quand l'eau bout.
Au bout de 20mn, retirez les pots sans vous brûler et les poser, à l'envers, sur un torchon propre et repassé. J’utilise une cuillère en bois qui ne sert qu’à cet usage.

Je vois, très souvent, des pots qui ont encore l'étiquette d’une confiture du commerce.

Cela prouve que les pots n'ont pas été nettoyés correctement, (et peut-être pas du tout !).

Différence entre confiture, gelée, marmelade, compote, rob, coulis, chutney, achards et ketchup

La confiture : mélange épais de fruits en morceaux et de sucre à poids égal ou presque.

Le principe de base est d’un kilo de sucre pour un kilo de fruits mais on utilise souvent 750g de sucre par kilo de fruits.

Le mélange minimum légal est de 600g de sucre par kilo de fruits pour pouvoir utiliser le terme de confiture. En dessous, ce n’est plus une confiture mais une purée de fruits que l’on appelle couramment compote.

La gelée : mélange gélifié et translucide de jus d’un fruit et de sucre blanc, à poids égal ou presque, obtenu par pression ou filtration. Pour une très belle gelée, on utilisera du sucre en morceaux.

La marmelade : épaisse purée translucide de fruits en morceaux et de sucre.

A l’origine, la marmelade était une confiture de coings, aujourd’hui d’agrumes.

Bon à savoir : pour les confitures du commerce, le terme de marmelade n’est autorisé que pour les agrumes par une directive européenne de 1981.

La compote : mélange semi liquide de pulpe de fruits et de peu de sucre. Les compotes ne se conservent pas longtemps. Pour les garder plusieurs mois, il faut donc soit les congeler, soit les stériliser. Recette.

A l’origine, la compote était un mélange de fruits entiers ou en morceaux dans leur jus, servie en dessert ; aujourd’hui, cela s’appelle des fruits au sirop ou une salade de fruits.

La législation actuelle n’autorise plus le terme de « compote » et l’on parle plutôt de « confiture allégée ».

Les pommes à compote sont des pommes qui s’écrasent facilement ; il vaut mieux éviter d’utiliser des pommes dures, comme par exemple la ‘Granny Smith’ qui ne fond pas. Chez nous, une des meilleures pommes à compote est une pomme blanche, genre ‘Calville Blanche’ que l’on appelle la ‘Pomme Blanche de Ploudalmézeau’. La plupart des ‘Reinette’ convient pour les compotes et aussi la ‘Golden’.

Le confit : toutes les préparations à base de fleurs comme le confit de miel que l’on nomme ‘miel de pissenlit’. Recette

Le rob : sauce épaisse mais coulante de suc (jus) de fruits ou de légumes, avec ou sans sucre. La cuisson d’un rob demande plusieurs heures jusqu’à l’épaississement souhaité. Pour le conserver et après la cuisson, on ajoute les 2/3 de son poids en sucre, on recuit alors quelques minutes, puis mise en pots comme pour les confitures.

Le coulis : sauce lisse et onctueuse de jus de fruit et de sucre cuite lentement puis passée au tamis.

Le chutney : sauce aigre-douce, mélange de morceaux de fruits et/ou de légumes, d’épices, de vinaigre et de sucre ; chutney d'abricots, d'oignons, de pommes, de tomates, etc. pour accompagner les viandes ou les fromages. Le chutney est une base de la cuisine indienne.

Les achards : mélange de petits morceaux de légumes et/ou de fruits et d'épices, de vinaigre et d'huile ; achards de citrons, achards de cerises, de légumes, de rhubarbe, etc. A l'origine, les achards étaient une spécialité culinaire créole.

Le ketchup : sauce onctueuse, mélange de fruits, légumes, vinaigre, sucre, sel, épices ; ketchup de tomates, ketchup de fruits divers. A l'origine une sauce chinoise, les Anglais ont adapté la recette à leur goût pour le sucré/salé. Les enfants ont raison d'aimer le ketchup, c'est un produit bon pour la santé.

Les différents produits pour fabriquer ses confitures

Le sucre est le produit servant à conserver les confitures et provient de la canne à sucre ou de la betterave.

Le sucre pur de canne : sucre très pur de canne à sucre.

Le raffinage du sucre comporte 2 qualités.

Quand vous achetez, dans le commerce, un pot de confiture avec la mention "65% de sucre", cela veut dire que le poids des fruits est égal au poids du sucre ajouté. On considère que les fruits contiennent naturellement 15% de sucre.

Les fruits très riches en sucre : cassis, groseille, framboise, coing, pommes douces. Il faudra alors ramener la quantité de sucre ajouté à 75% du poids des fruits.

Mais attention, plus on réduit le pourcentage de sucre, plus il faut allonger le temps de cuisson. Ce faisant, on perd une grande partie des vitamines des fruits et c’est dommage.

Et encore, en diminuant trop la quantité de sucre, la confiture pourrait ne pas se conserver très longtemps et la fermentation commence.

A l’inverse, un dosage trop important de sucre fera cristallisé la confiture.

Le sucre cristallisé : le sucre par excellence utilisé pour les confitures.

Le sucre gélifiant spécial confiture : mélange de sucre et de pectine, pratique si l’on a peur de rater ses confitures de fruits pauvres en pectine, voir les fruits cités plus haut.

Le sucre raffiné : sucre moulé et coupé pour donner le sucre en morceaux. On l'utilise surtout pour obtenir de belles gelées bien translucides.

Le sucre semoule : sucre cristallisé ou raffiné réduit en poudre.

Les autres sucres dans les confitures :

. Le sucre de canne : un mélange de sucre de canne et autres sucres. A éviter.

. Le sucre glace : sucre cristallisé ou raffiné réduit à l’état de farine avec ajout d’amidon. A éviter.

. Le sucre roux : sucre non raffiné contenant des impuretés. A éviter.

. La cassonade : sucre de canne non purifié. A éviter.

. La vergeoise : résidu solide obtenu après raffinage du sucre. A éviter.

. La mélasse : résidu liquide restant après la fabrication du sucre de canne ou de betterave. A éviter.

En savoir plus sur le sucre.

Le glucose : Il permet d'éviter la cristallisation de la confiture. En règle générale, on mélange 100g de glucose pour 1 kilo de sucre. On l'achète chez les pâtissiers sous le nom de "glucose cristal" ou en pharmacie sous forme de poudre.

La pectine , le gélifiant : La pectine est un glucide proche du sucre et la propriété de la pectine est son pouvoir gélifiant.

On ajoute de la pectine dans les fruits contenant peu de pectine comme les baies de sureau, cerises, fraises, framboises, melons, pêches, poires, raisins et la rhubarbe.

Parmi les fruits riches en pectine, on trouve les cassis, cenelles, coings (cognassier : Cydonia et cognassier du Japon : Chaenomeles), groseilles, mûres, pommes, prunes et les agrumes.

Ajoutez une proportion de fruits verts parmi certains fruits mûrs car plus le fruit est mûr moins il contient de pectine, dans, par exemple, les mûres, les raisins.

La pectine ne sera jamais détruite même si le temps de cuisson est long.

De même, les fruits aqueux (riche en eau), par exemple le melon, ont besoin d’un ajout de pectine, de la gelée de pomme est idéale comme gélifiant.

Il faut éviter d'utiliser de la gélatine d'origine animale et de l'agar-agar (extrait d'une algue japonaise) dans les confitures de garde.

Le nouet : Quand vous mangez une pomme, gardez précieusement les épluchures et les pépins et congelez-les dans de petits sacs. Ce sera votre pectine maison que vous utiliserez au temps des confitures. Formez un nouet (carré formé en poche et fermé par une ficelle ménagère) avec un carré de mousseline ou d’étamine. Plongez votre nouet renfermant les restes de pommes ou de coings dans la confiture pendant la cuisson.

Pour vérifier la teneur en pectine, mélangez 1 cuillère à café de jus de fruit cuit et bouillant avec 1 cuillère à soupe d’alcool : un jus riche en pectine forme un bloc compact, un jus à teneur moyenne donne 2 à 3 petites boules, un jus à faible teneur forme des boulettes éparpillées.

Le miel : Choisir de préférence du miel au goût léger ; certains miels forts peuvent dénaturer le goût des confitures. Comptez de 500g à 1 kilo de miel pour 1 kilo de fruits. Faites chauffer, à feu doux, le miel avec 20cl d'eau. Mettez à macérer 24 heures le miel délayé et les fruits, en remuant régulièrement pour éviter le dépôt de miel au fond de la bassine. Faites cuire la préparation.

Le citron : L’ajout du jus de citron favorise la gélification des confitures ou gelées, apporte une saveur supplémentaire et permet à certains jus de fruits de garder leur belle couleur.

Le sel : Certains fruits, après avoir été ébouillantés, perdent leur couleur, comme les tiges d’angélique, un peu de sel leur redonnera leur belle couleur.

A l’inverse, certains légumes, comme la betterave rouge, perdent leur belle couleur en présence du sel.

Les épices : Elles permettent d’accentuer les parfums, mais il faut avoir la main légère avec certaines d’entre elles.

L’alcool : Il tue les microbes, c’est un antiseptique. Il permet de garder des conserves sans limitation de temps.

L’alcool présente ses propriétés antiseptiques s’il titre 25°C mais la teneur diminue lorsque la conserve a macéré plusieurs mois. C’est pourquoi l’on utilise de l’alcool à 45°C qui titrera entre 25 et 30°C au moment de la dégustation.

L’eau de vie blanche, titrant 45°C, est préconisée car elle n’a pas de goût.

Les autres alcools, calvados, marc, s’utilisent pour des recettes spécifiques.

Quant à l’alcool à 90°C, il est déconseillé ou alors il faut le dédoubler en ajoutant la même quantité d’eau distillée ou bouillie.

Cuisson des confitures

L’astuce de l’assiette froide, pour savoir quand votre confiture est cuite.

Posez une petite assiette dans le freezer du réfrigérateur quelques heures avant de commencer votre confiture. Versez quelques gouttes de confiture sur l’assiette bien froide. Penchez rapidement l’assiette pour étaler la confiture et la refroidir. Puis penchez l’assiette à la verticale. Si la confiture ne coule pas ou coule très doucement, elle a pris et vous pouvez arrêter la cuisson.

L'astuce du verre d’eau glacé, autre façon de vérifier la cuisson de la confiture.

Posez, dans le freezer, un verre d’eau empli au ¾ de sa hauteur, quelques heures à l’avance.

Versez une goutte de confiture si vous pensez que la cuisson est terminée. Si la goutte se délaye dans l’eau, la cuisson est insuffisante ; si la goutte reste compacte, la cuisson est terminée.

Le temps de cuisson :

Les cassis, groseilles et pommes sont des fruits riches en acide et pectine. On peut donc diminuer le temps de cuisson.

A l’inverse, les fraises et les mirabelles, pauvres en acide et riches en sucre, demanderont un temps de cuisson un peu plus long.

Quand le thermomètre à sucre affiche de 103 à 106°C suivant le fruit employé, la confiture est prête à être mise en pots.

Pour les fruits riches en pectine : 103°C (pomme, coing, groseille) ; les fruits peu riches en pectine : 105°C (fraise, prune) ; les fruits pauvres en pectine : 106°C.

Le thermomètre à sucre est un thermomètre classique qui peut monter jusque 130°C.

Le pèse-sirop permet de connaître très précisément la densité du sucre dans un sirop. Il possède 2 échelles, une en degré Baumé (10-45° Baumé), l'autre en g/ml (1100-1400 g/ml).

Quand le confiture marque 31° Baumé, elle est prête à mettre en pots.

L’écumage : il s’agit d’enlever la mousse ou écume qui se forme pendant la cuisson avec une écumoire. La mousse est chargée de bulles d’air et introduite dans le pot, la confiture pourrait ne pas se conserver. Déposez la mousse sur une assiette et dégustez-la.

L’astuce : Si vous incorporez une noix de beurre à la surface, l’écume se dissout dans la confiture et disparaît.

La fermeture des pots de confiture

Pour les confitures et marmelades : elle se fait à chaud, dès le remplissage des pots.

On prend soin de bien nettoyer le pourtour du pot. J’utilise un papier essuie-tout humide que je change souvent. Je ferme et retourne aussitôt le pot. Un petit « poc » se fait entendre, c’est le « chant des pots » de confiture. L’air est chassé. On étiquette et le lendemain, on range les pots.

Pour les gelées : la fermeture se fait à froid quand le pot est refroidi. En effet, l'évaporation est nécessaire pour que la prise se fasse. On utilise alors de la paraffine. J’utilise une vieille petite casserole pour cet usage exclusif. Le pourtour intérieur du pot doit être parfaitement propre sur 1cm de hauteur. On verse la paraffine liquide sur la gelée froide sur 1cm de hauteur. Les disques de paraffine, lavés et séchés, sont réutilisables.

L’astuce pour stériliser sans utiliser de paraffine :

Quand la gelée est refroidie, couvrez d’eau-de-vie et enflammez. Fermez rapidement le pot en flammes avec un couvercle métallique. Quand la flamme s’éteint, le bocal est stérilisé.

(Cela me fait penser au "verre du diable": calvados ou rhum à avaler en feu. Puisque l’on ferme la bouche pour avaler, le feu s’éteint ; comme le plus difficile étant de porter le verre aux lèvres, instinctivement on ferme aussi les yeux pour ne pas voir le feu. N’en parlez pas aux enfants. L’alcool doit être consommé avec modération).

La conservation des confitures

La pasteurisation : le chauffage est inférieur à 100°C.

Pour conserver quelques mois des jus ou des vins de fruits, la pasteurisation est nécessaire. Les bouteilles, à peine fermées, sont plongées dans le stérilisateur ou une lessiveuse et on amène l’eau à 72°C. Arrivé à ce degré, on stoppe aussitôt le processus en fermant correctement les bouteilles et en les retirant. Un thermomètre à stériliser est nécessaire.

La stérilisation est indispensable pour les confitures peu sucrées et les compotes si on veut les conserver quelques mois. Elle est obligatoire pour les légumes.

Dans le stérilisateur ou bouilleur, les fruits à chair tendre seront pasteurisés pendant une ½ heure à 75°C, les fruits à chair ferme pendant 1 heure à 80°C.

L’eau doit dépasser le dernier rang de bocaux de 5cm. Entre chaque rang de bocaux, je place de vieux torchons, ainsi les pots ne s’entrechoquent pas.

La congélation : autre méthode de conservation courante, maintenir les aliments à -18°C. Il vaut mieux congeler certains légumes (surtout les haricots verts), le procédé est plus sûr.

La stérilisation : le chauffage est supérieur à 100°C. Procédé industriel de stérilisation des aliments à ultra haute température (UHT) pendant quelques secondes.

Etiquetage et rangement des pots de confiture

L'étiquetage : Quand on fait beaucoup de confitures de toutes sortes, l’étiquetage est indispensable.

Un minimum s’impose : le nom de la confiture et l’année de fabrication, exemple : Confiture de Mirabelles, 2009.

On peut évidemment être plus précis en notant le lieu de la récolte des fruits, le pourcentage de fruits et de sucre, la provenance de la recette. Cela permet de corriger pour une future préparation.

Créez vos étiquettes. Servez-vous de vos photos de fruits, des belles photos des magazines de jardinage ou encore faites sécher de vraies feuilles et donnez libre cours à votre imagination.

Les charlottes à pots de confiture :

Les charlottes sont un élément décoratif important quand on offre ses confitures maison. Conservez vos vieux tissus à motifs de fruits ou autres et faites des ronds avec des ciseaux à cranter. Faites tenir avec un élastique ou un lien de raphia. Vous pouvez aussi faire des ronds de papier décoré. Vous pouvez aussi utiliser de vraies feuilles de fruitiers. photo

Exemple : pour un couvercle de 8.5 cm de diamètre, il faut un rond de 15.5cm.

Le rangement des pots de confiture :

Les confitures, pour bien se conserver et ne pas altérer leur couleur, ont besoin d’un lieu aéré, sec, frais et sombre ; l’idéal étant des étagères dans une arrière-cuisine ou buanderie peu éclairés et peu chauffés, entre 10 et 15°C.

Les bocaux les plus anciens doivent toujours être replacés devant pour être consommés les premiers.

Les défauts des confitures

Même si votre confiture est loupée : elle a moisi, elle bouillonne ou elle a cristallisé ; sachez que vous pouvez quand même la consommer, vous ne serez jamais malade. Mais il faut avouer que personne n’a envie de goûter une telle confiture. Il faut donc rattraper la confiture quand vous le pouvez.

Un conseil : Visitez régulièrement vos conserves et confitures faites maison. Pensez à toujours mettre les plus anciennes sur le devant de l'étagère.

La confiture est trop liquide : La confiture contient trop d’eau ou les fruits manquaient de pectine.

Faites recuire la confiture un moment et dans le cas d’un manque de pectine, ajoutez un nouet d’épluchures de pommes ou un gélifiant du commerce.

Gardez quelques pots ratés, vous avez là une sauce toute prête pour garnir vos entremets.

La confiture a moisi : La moisissure est un champignon, Eurotium herbarorium, (ancien nom : Aspergillus glaucus) qui se rencontre couramment dans l’environnement. Il se développe pour différentes raisons : l’endroit de garde est humide, ou la confiture n’a pas été mise en pots aussitôt la cuisson terminée, ou le pot n’a pas été fermé rapidement, ou mal fermé, ou le couvercle présente un défaut, ou encore le pot n’était pas propre.

Avec une petite cuillère, enlevez le moisi et nettoyez le pourtour du pot, puis, consommez normalement la confiture. S’il y a un mauvais goût, il faut recuire la confiture pendant 20mn. Dans la bassine à confiture, vous la diluez avec un peu d’eau et cuisez le temps nécessaire. N’oubliez pas de relaver et de stériliser à nouveau les pots et couvercles pour éliminer toute trace du champignon.

La fermentation : la confiture bouillonne et déborde du pot fermé. Le temps de cuisson de la confiture n’était pas suffisant. Si le goût de la confiture est intact, il faut la recuire et faire comme s’il s’agissait d’une nouvelle confiture. Mais si elle sent mauvais, il ne reste plus qu’à la mettre sur le tas de compost.

La cristallisation : des petits grains de sucre se sont formés dans la confiture : les fruits ne sont pas assez acides ou la confiture est trop cuite ou trop sucrée. On ajoute un peu d’eau très chaude dans la confiture et on mélange bien. Si on préfère la recuire, on ajoute un jus de citron.

Les confitures dans le monde

Quelques confitures, certaines très originales, qui se font un peu partout dans le Monde.

Confiture d'angélique : pétioles de Angelica archangelica. Des religieuses de Niort (France) auraient inventé cette confiture. C'est une de mes confitures préférées.

Confiture d'alkékenge : fruits du coqueret, amour en cage, Physalis. Bosnie, Japon, Mexique.

Confiture d'arbouses : fruits de l'arbousier, Arbutus unedo. Bassin méditerranéen.

Confiture d'argouses : fruits de l'argousier, Hippophaë rhamnoides. Allemagne, Asie.

Confiture de baies d'argent : fruits d'un éléagnus, Elaeagnus umbellata. Turquie, Japon.

Confiture de baies de buisson ardent : fruits de Pyracantha coccinea. Asie.

Confiture de baies de chalef : fruits d'un éléagnus,  Elaeagnus angustifolia. Asie.

Confiture de baies de cotonéaster : fruits du cotonéaster, Cotoneaster integerrimus et C. nebrodensis en Bosnie, C. nummularia. Anatolie.

Confiture de baies de épine-vinette : fruits rouges de Berberis vulgaris. Autrefois à Rouen et Dijon, en Pologne.

Confiture de baies de goumi : fruits d'un éléagnus,  Elaeagnus multiflora. Japon. Notre amie, Claude, fait cette confiture et l'appelle : Confiture de gouminette. J'ai hâte de la goûter.

Confiture de cenelles : fruits de l'aubépine, Crataegus  laevigata, C. monogyna. Pologne.

Confiture de cormes : fruits du cormier, Sorbus domestica. Bosnie, Catalogne, Italie.

Confiture de cornouilles : fruits du cornouiller, Cornus mas, Cornus capitata.

Confiture de cynorrhodons : faux-fruits de l'églantier, Rosa canina. Alsace, Languedoc, Bulgarie, Pologne, Roumanie, Serbie.

Confiture de gingembre : rhizomes du gingembre, Zingiber officinale. Asie

Confiture de kiwi : fruits du kiwi, Actinidia. Nouvelle-Zélande

Confiture de lait : Espagne et Amérique du Sud, traduction : Dulce de leche. Selon la légende, c'est un immigré français qui aurait fait le succès de cette recette en Amérique du Sud. En Argentine, on trouve un pot de confiture de lait dans tous les réfrigérateurs.

Confiture de mandarines : fruits du mandarinier, Citrus reticulata. Chine. La mandarine n'est arrivée en Europe qu'au 19ème siècle.

Confiture de maniguette (graine de paradis) : Afrique, une épice pour confiture de fruits exotiques.

Confiture de mirabelles : fruits du mirabellier, Prunus x cerea. Lorraine, France.

Confiture de morelles noires : fruits de Solanum nigrum. Australie, Bosnie, Cameroun, Canada, Etats-Unis (tarte : Huckleberry Pie), Grèce, Madagascar, Turquie, etc.

Confiture de nèfles : fruits du néflier, Mespilus germanica. Espagne, Italie, Turquie.

Confiture d'oeillette : graines du pavot noir ou oeillette, Papaver somniferum var. nigrum. Europe Centrale, Asie mineure, Inde.

Confiture de pêches de vigne 'Sanguine Vineuse' : fruits d'un pêcher, Prunus persica.

Confiture de pissenlit, miel de pissenlit, cramaillote : ligules de pissenlit, Taraxacum officinale. France.

Confiture de primevère : pétales de Primula officinale. Angleterre.

Confiture de prunelles : fruits de Prunus spinosa, Prunus x fruticans. Italie, Pologne.

Confiture de rose ou Confitures de pétales de roses : pétales de Rosa gallica. Isparta en Turquie.

Confiture de baies de sureau : fruits de Sambucus nigra et de Sambucus racemosa. dans toute l'Europe.

Confiture de sorbes : fruits du sorbier des oiseleurs, Sorbus aucuparia. Finlande.

Confiture de tamarillo : fruits de tomates en arbre, Cyphomandra betacea. Ile de la Réunion.

Confiture de baies de viornes : fruits de Viburnum lantana, autrefois en Provence.

Confiture de roselle : calice charnu de la roselle, Hibiscus sabdariffa, aux Antilles.

Karkadeh ou Bissap (infusion fruitée ou sirop) : calice charnu de la roselle, Hibiscus sabdariffa. Amérique du Nord, boisson nationale en Egypte et au Soudan.

Sur le Web :

Angélique de Niort.

Tout sur les confitures par l'INRA.

Et n'oubliez pas : "la confiture, ça colle à la figure, mais qu'est-ce que c'est bon".

Kenavo

Anne

Voir toutes les Photos sur GARDENBREIZH

Prochaine activité :

Samedi prochain, au Verger de Locmaria, apprendre à greffer, à 14h00.

Rédigé par Anne

Publié dans #Recettes - Cuisine

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cathy 21/11/2015 17:48

peux ton congelée la gelée de pommes une fois faite

SHBL 21/11/2015 18:03

j'aimerai pouvoir vous répondre..... cet article parle uniquement de stérilisation classique et la rédactrice est hélas décédée, désolé

béa 15/01/2015 18:31

Bonjour
Pouvez vous m'aider, j'ai acheté des pots de confitures vides chez un fournisseur.
Avant de faire mes confitures je stérilise mes pots et couvercles dans l'eau bouillante additionnée de vinaigre blanc
Lorsque je remplis mes pots de ma préparation, je visse aussitôt mais la plupart des couvercles tournent dans le vide, je ne comprend pas???
ce qu'il fait que lorsque je veux ouvrir un des pots, le couvercle s'ouvre facilement sans forcer et on n'entend pas du tout le "flop"
Quelqu'un peut m'expliquer??
Dans l'attente merci Beaucoup
cordialement et bonne année 2015

béa 29/01/2015 20:49

Merci beaucoup catherine! mais je n'ai pas tout dit j'ai un projet d'auto entreprise et je voudrai réaliser mes confitures dans les règles de l'art!
pour les pots, j'ai essayé avec quelques pots Le Parfait et le problème ne se pose plus, le flop se fait entendre c'est le principal
je maintiens le vinaigre car mon eau est calcaire et les pots sont blanchâtres.
Bonne année également

Webmaster de la SHBL 17/01/2015 10:26

Merci de l'avis Catherine et bonne année à tous

Catherine 16/01/2015 14:07

je n’achète jamais mes pots chez des fournisseurs , j’achète des pots tout l'année , miel , mayonnaise , etc tout se qui peut me faire mettre des pots de coté . part contre pour ton problème je serais a ta place je lui rapporterais , le client es rois . pour le problème de pas de vice quand cela arrive , je met une membrane transparent pour confiture est je ferme mon pot avec le couvercle dessus . j’ébouillante mes pots qu'avec de l'eau mais pas avec du vinaigre , car le vinaigre blanc ou autre et acide et bouffe tout se qui es joint ou caoutchouc. j'ai vue cela quand moi même je faisait comme toi . rien de telle de faire comme nos grand mère . juste ébouillantée les pots . pour la membrane pour confiture tu connais ? se sont des feuilles carrées genre plastique que tu mouille avec une éponge propre et que tu tend sur le pot tu met l'élastique vendue avec. tu verras que, quand le plastique va sécher tu peut faire du tamtam avec lol ! , tu n'a même pas a rajouter de couvercle avec ça . désolé pour mes fautes de Français . du moment qu'ont se comprend . bonne année 2015

Catherine 21/10/2011 20:27


je ne connaissait pas se fruit,je dit a ma voisine, dites moi, j'ai lut qu il fallait laisser le fruit 15jours dans un endroit tempérée ,pour attendre qui sois blette . elle me dit non non tu peu
les faire maintenant , vue que je ne connait pas, j ai couper mes fruit en deux, le pépins ne se détacher pas le fruit étais dure . moi qui ne loupe jamais rien... y a tout juste 3mn je vient de
les refaire bouillir je verrais bien. je pense que les Belges savent faire que les frites !! " humour " je suis une chti ...hihihi


Dede 12/10/2013 12:01

bonjour pour les nèfles il faut attendre qu'il y ait eu une gelée pour les cueillir sinon elles ne sont pas blettes donc pas mures je les mangeais quand elle tombaient de l'arbre c'est la quelles sont le plus sucrées

Catherine 21/10/2011 17:56


au secours y a t' il quelqu'un ?? voila je faisait ma gelé de nèfle, et comme sa prenais pas, j ai mis des feuilles de gélatine , manque de pot pour moi, ma gelé a viré au rose un peu flou. y sait
passer quoi la ?? qui peut me répondre s' il vous plait merci !! j'ai mis de la gélatine en feuille transparente


Hortimail 21/10/2011 19:30



Catherine,


Tout d'abord "merci", de m'avoir fait penser à mettre en ligne, ma compote de nèfles.


Pour la compote de nèfles : c'est trop tôt.


Les nèfles étaient blettes ? je pense que non.


Retournez cueiller des nèfles et attendez le bon moment, puis suivez ma recette.


Comme on dit : "C'est en forgeant que l'on devient forgeron".


Avec ce que vous avez là, direction le tas de compost.


A bientôt,


Anne