Publié le 28 Juin 2026

Ce samedi 27 juin 2026, 28 adhérents de la SHBL se sont retrouvés dans les Côtes d'Armor pour une journée de visites aux Jardins d'Ar Chadiou et à la Roche Jagu.

A notre arrivée aux Jardins d'Ar Chadiou, Béatrice et Philippe Ruault accompagnés de leur fils Antoine, nous ont chaleureusement accueillis dans leur vaste jardin de plus de 7000m².

Aménagé sur un terrain acquis en 2017, laissé en friche pendant une quinzaine d'années. Ce lieu a commencé à reprendre vie en en 2018, Béatrice faisant des allers-retours depuis leur ancienne ferme, où le couple élevait des vaches.

Situé à Pleumeur-Gautier, à seulement 2 km de la mer, le jardin est soumis à un climat doux mais venteux, avec un sol argileux lourd qui influence les choix de culture.

Au fil des années, entre la rénovation de la maison et des gîtes, le jardin s'est développé progressivement. Les premières haies, plantées pour protéger le site des vents d'est et du nord, ont laissé place à un dessin original où les courbes dominent : Béatrice affectionne les formes circulaires et les spirales, qui apportent douceur au paysage tout en rappelant les cycles de la nature.

Le jardin est organisé autour de trois grands cercles de 25 mètres de diamètre, chacun ayant une fonction spécifique :

  • Le cercle des cultures vivaces, où l'on trouve des légumes perpétuels, petits fruits et plantes pérennes.
  • Le cercle du potager annuel, consacré aux légumes de saison selon une rotation des cultures.
  • Le cercle ornemental, qui associe fleurs, plantes rares, espaces de repos et éléments décoratifs.

Un choix esthétique qui complique parfois les plantations mais qui donne au jardin toute sa personnalité.

Ce jardin est avant tout un jardin nourricier. Légumes annuels et perpétuels y sont cultivés, fruits, fleurs et plantes aromatiques y cohabitent harmonieusement afin d'assurer les récoltes tout au long de l'année.

La biodiversité y tient également une place essentielle : une partie des récoltes est laissée à la faune locale, des haies mellifères et des plantations favorables aux insectes pollinisateurs et un couple de chouettes installé dans le mur de la maison participe naturellement à la régulation des rongeurs. Ici, aucun traitement phytosanitaire n'est utilisé, la nature est la meilleure alliée du jardin (et beaucoup d'huile de coude!).

Au fil de notre promenade, nous avons découvert une succession d'espaces où se mêlent vivaces, petits fruits : framboisiers, myrtilliers, cassissiers, grosseilliers casseilliers, cerisier tomenteux de Nankin ou ragouminier (Prunus tomentosa), baies de Mai (Lonicera caerulea ' Kamtschatica') ainsi que de nombreux arbustes d'ornement ou fruitiers.

Les légumes vivaces tels que : crosne, chervis, oca, châtaigne de terre, poireau perpétuel sont cultivés en bacs sur-élevés pour apporter une profondeur de sol plus importante. les plantes sont protégées par un système ingénieux de serres qui peuvent se ployer et déployer facilement.

Le potager  annuel est actuellement généreux en courges, carottes, radis, haricots et autres légume de saison... Le jardin comprend également des serres, des géodes de culture, en dôme abritant des tomates, des pommes de terre primeur ou des radis en fonction des saisons.

Ces 2 heures de visite se sont achevées autour d'un verre rafraichissant de sirop de sureau.

Ce moment convivial a permis à Béatrice de nous raconter la belle reconnaissance obtenue par son jardin du Grand Prix 2023 du Concours national des jardins potagers, dans la catégorie des potagers intégrés à un environnement paysager. Cette distinction récompense à la fois la qualité horticole, l'esthétique du jardin et sa conception originale. décerné par la Société Nationale d'Horticulture de France (SNHF).

Le domaine accueille également deux gîtes proposés à la location dans ce cadre verdoyant à seulement 2 km de la mer. 

Nous remercions chaleureusement Béatrice Ruault et sa famille pour leur accueil, leur disponibilité et le partage passionné de ce magnifique jardin.

Une belle adresse à découvrir en réservant un séjour dans un de leurs gîtes !

Les Jardins d'Ar Chadiou se visitent uniquement sur rendez-vous.

Retrouvez leur site ici, présentation du jardin et des gîtes 

Pour la pause pique nique, direction le Château de la Roche Jagu à Ploëzal.

C'est l'occasion de procéder à notre Banque Verte : on sort des coffres nos boutures et semis. Encore un large choix comme à chaque sortie : sauge nemerosa, amour en cage, Digiplexis, Colocasia, rosiers, aeoniums, érigéron, dahlias, Musella lasiocarpa, succulentes, géraniums et pélargoniums...

Pour l'après midi, ce sont les jardins du Château de la Roche Jagu qui nous reçoivent. Ce château du 15ème siècle, propriété du conseil Départemental des Côtes d'Armor, se visite et accueille régulièrement des expositions et des conférences. 

Les jardins du Domaine départemental de la Roche-Jagu constituent un remarquable exemple de création paysagère contemporaine inspirée du Moyen Âge. Aménagés entre 1992 et 1999 par le paysagiste Bertrand Paulet, ils ont été conçus après que la tempête de 1987 eut profondément transformé le site.

Son projet, intitulé « Un site, un parc, des jardins », visait à intégrer harmonieusement le patrimoine historique, les paysages naturels et la biodiversité.

Parmi les espaces les plus intéressants, on trouve :

  • Le potager médiéval, où sont cultivés légumes anciens et plantes alimentaires traditionnelles
  • Le jardin des simples, consacré aux plantes médicinales utilisées au Moyen Âge.
  • Le jardin d'agrément, inspiré des jardins seigneuriaux.
  • L'allée des camélias, qui rassemble près de 350 variétés et plus de 1 000 plants.
  • Une palmeraie (Trachycarpus, Butia, Jubaea, Brahea ,Phoenix...
  • des vergers, une collection de chênes et d'anciens bassins de rouissage du lin restaurés

Le domaine s'étend sur 64 hectares, dont une grande partie est constituée de bois, de landes, de prairies et de sentiers offrant de superbes panoramas sur l'estuaire du Trieux. Le parc est reconnu pour sa gestion écologique et bénéficie des labels « Jardin remarquable » depuis 2005 et « EcoJardin ».

L'accès au parc est gratuit toute l'année, tandis que l'entrée du château est payante lorsqu'une exposition est en cours.

Nous terminons la journée autour d'un verre, bienvenu par ce beau temps chaud, l'occasion de fêter le départ en retraite de Jo.

Site du Château de la Roche Jagu

Prochaines activitées SHBL ouvertes à l'inscriptions 

Samedi 4 juillet : journée complète. Le matin, Nénuphars du Monde à Rostrenen, rdv à 9h45. pique nique à Glomel, et l'après midi, visite du jardin du Bout de la Lande à Plévin. Reste 3 places, vérifiez votre inscription ici.

Samedi 18 juillet : journée complète en centre Finistère: le matin, visite guidée du Jardin Botanique des Montagnes Noires à Spézet, et l'après midi, les Hydrangeas au Domaine de Trévarez à St Goazec, il reste des places

Samedi 22 août, journée complète en sud Finistère: le matin, visite du Parc Botanique de Cornouaille, et l'après-midi, visite de la Ferme Ty-Tropik spécialisée dans les fruitiers trocpicaux. Liste d'attente en place

Samedi 29 août : Bourse aux plantes de la St Fiacre à Pont du Chatel, ouvert à tous, inscription indispensable pour la logistique pour les adhérents

Samedi 12 septembre : Visite de la Ferme Botanique de Kerveat, à Ploumoguer. Site non ouvert au public, visite rare! Il reste des places.

 

 

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Publié le 20 Juin 2026

Une vingtaine d'adhérents de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL), se sont retrouvés ce vendredi 19 juin 2026, pour la visite des Pépinières Faucon à Saint-Quay-Perros et le jardin de la Roche Branlante à Ploumanac'h

 Pépinières Christophe Faucon :

Installées depuis mars 2000 à Saint-Quay-Perros, sur l'axe reliant Lannion à Perros-Guirec, les Pépinières Faucon se sont imposées comme une référence locale pour les amateurs de jardins comme pour les professionnels du paysage. Spécialisée dans la culture et la commercialisation de l'olivier ainsi que du palmier, l'entreprise propose également une large gamme de végétaux adaptés à tous les projets d'aménagement : plantes vivaces, succulentes, arbustes, arbres d'ornement et végétaux méditerranéens.

Au-delà de la production végétale, les Pépinières Faucon développent une activité complète de vente, de distribution et de négoce de produits destinés au jardin : terreaux, amendements, engrais, semences, gazons, poteries, mobiliers de jardin, clôtures, bacs, fontaines et éléments décoratifs contribuent à l'aménagement harmonieux des espaces extérieurs.

Cette diversité permet de répondre aux attentes des jardiniers particuliers comme aux besoins des collectivités, paysagistes et professionnels de l'horticulture.

Notre visite de l'entreprise débute sur le site de production des palmiers et autres plantes méditerranéennes, situé à quelques kilomètres mais réservé aux professionnels. Nous sommes accueillis et guidés par Yves-Marie. Une chance pour nous de découvrir de nombreux végétaux exceptionnels importés ou produits sur place.

L'entreprise accompagne également ses clients dans la création et l'entretien des jardins, ainsi que dans la réalisation de petits travaux paysagers.

Son savoir-faire repose sur une sélection rigoureuse des végétaux et sur une attention constante portée à leur qualité de culture.

Animées par une véritable passion du végétal, les Pépinières Faucon mettent à disposition des particuliers et des professionnels des plantes cultivées avec soin, adaptées au climat breton et capables de valoriser durablement les jardins et les paysages de la région.

Après la découverte du site de production réservé aux professionnels, nous nous sommes rendus sur le site de vente réservé aux particuliers.

Un grand merci à Yves-Marie et sa famille de nous avoir accueillis pour nous faire découvrir leur entreprise.

La météo clémente nous a rendu très agréable la pause pique-nique sur la plage de Saint-Guirec à Ploumanac'h

Jardin de la Roche Branlante :

Nous  empruntons le passage Jean Laborey et sommes accueillis par Vincent Laborey, le propriétaire et Olivier Colin, ami de longue date, aujourd'hui gestionnaire des collections botaniques au jardin de la Roche Branlante.

Accroché aux rochers de la Côte de Granit Rose, à quelques mètres seulement de l’océan, le jardin constitue un patrimoine végétal et paysager exceptionnel. Sur cette lande battue par les vents et les embruns, la famille Laborey façonne depuis près d’un siècle un lieu unique où se rencontrent la nature bretonne et les flores du monde entier. Ici le sol est acide et poreux, la pluviosité est moitié moindre qu'à Nice, les sécheresses sont récurrentes, il y a des rochers partout et le sel est omniprésent...

L’histoire du jardin débute dans les années 1920, lorsque la propriété est acquise par les grands-parents de Jean Laborey, père de Vincent.

Voir ici la biographie de Jean Laborey sur Wikipedia

Jean, jeune ingénieur horticole formé à Versailles, entreprend dès 1927 de transformer cet hectare et demi de terrain ingrat en un véritable laboratoire d’acclimatation. Le jardin est planté de dizaines de pins et cyprès de Californie, inspiré par ses voyages, il expérimente la culture de milliers de plantes venues de contrées lointaines, choisies pour leur capacité à résister aux conditions extrêmes du littoral breton.

Au fil des décennies, La Roche Branlante devient un lieu de référence pour l’horticulture française. De nombreuses espèces aujourd’hui répandues dans les jardins de l’Ouest de la France y ont été observées, testées et acclimatées avant leur diffusion. Jean Laborey, pionnier reconnu, participe également à la création d’organismes majeurs dédiés à la connaissance et à la préservation du patrimoine végétal.

Le jardin porte également les traces de l’histoire du XXe siècle. Occupé et miné durant la Seconde Guerre mondiale, touché par la marée noire du Torrey Canyon en 1967. Ayant subit également, près d'un millier de tempêtes, avec ses nombreux arbres, il a toujours retrouvé sa vitalité grâce à la ténacité de ses propriétaires.

Depuis la disparition de Jean en  2001, sous l’impulsion de Vincent Laborey et de sa famille, le jardin poursuit toujours sa vocation d’expérimentation et de conservation.

En 2008,Olivier crée une base de données illustrée des Collections, qui est actualisée en permanence. Une précieuse aide à la décision, non seulement pour sélectionner les futures collections et faire les achats de plantes en conséquence.

En 2012, germe l'idée d'une première collection inédite de plantes de Nouvelle-Zélande, en 2014, une deuxième collection inédite, les Broméliacées...

Notre dernière visite remonte à 2021 et depuis le jardin s'est transformé sous l'impulsion de la tempête Ciaran de 2023 qui a profondément remodelé certains secteurs du domaine, révélant une nouvelle fois la résilience de ce paysage façonné par les éléments.

Aujourd'hui, aux côtés des camélias, rhododendrons, eucalyptus et nombreuses plantes emblématiques introduites par Jean Laborey, de nouvelles collections spécialisées enrichissent le site, notamment les broméliacées terrestres avec une collection de 130 taxons appartenant surtout aux genres Billbergia, Aechmea, Dyckia, Ochagavia ou Puya, mais également de nombreux phormiums et graminées.

D’une lande rase à l’origine, les plantes sont maintenant partout et nous découvrons au fil du parcours les plantes qui se sont acclimatées dans ce climat rude, à quelques mètres de la mer : Leptospermum, Cistus, Eucalyptus, Lomandra, Arbutus, Melaleuca, 

Camellia, Rhododendron, Olearia, Cordyline, Westringia

 

La devise de la Famille Laborey illustre bien cette volonté permanente de tester l’acclimatation des plantes sur ce terrain difficile : « je plante quand même ».

 

Plus qu’un jardin botanique, La Roche Branlante est un témoignage vivant de la relation entre l’homme, le végétal et le paysage maritime. Entre granit rose, landes littorales et horizons océaniques, il perpétue depuis près de cent ans une même ambition : comprendre, préserver et transmettre la richesse du monde végétal dans l’un des sites les plus remarquables de Bretagne.

En 2027, le jardin fêtera ses 100 ans, la tempête Ciaran ne sera plus bientôt plus qu'un mauvais souvenir, elle aura permis à de nombreuses nouvelles plantes de venir enrichir les collections gérées par Olivier .

Nous remercions chaleureusement Vincent Laborey et Olivier Colin pour cette visite exceptionnelle par les explications données avec gentillesse et dans la bonne humeur.

 

Merci également à Vincent pour les rafraichissements, accompagnés des délicieux macarons de la Chaumière à Perros-Guirec.

 

Un grand bravo et merci également à toutes celles et ceux qui contribuent à la transmission de l'oeuvre de Jean Laborey pour les générations futures.

 

Nous reviendrons avec plaisir, voir l'évolution des plantations et des collections.

 

Prochaines activités de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL) sur inscriptions :

 

Samedi 24 juin : Visite du Jardin d'Archadiou et de la Roche-Jagu complet avec liste d'attente

 

Samedi 4 juillet : les Nénuphars du Monde à Rostrenen et le jardin du bout de la lande à Plévin il reste des places 

 

Samedi 18 juillet : Visite du Parc Botanique des Montagnes noires à Spézet et des collections d'Hydrangea du Château de Trévarez à Saint-Goazec il reste des places 

 

Vérifiez ici vos inscriptions

 

 

infos complémentaires pour les inscrits au voyage en Galice en mars 2027

 

Bulletin d’inscription avec acompte à l’ordre de Visages du Monde à envoyer avant le 3 juillet chez le Président

Voir les infos complémentaires ici

 

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Publié le 19 Juin 2026

Veuillez trouver ci-dessous le programme du projet du voyage de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL) dans les jardins de Galice du 9 au 16 mars 2027 avec Visages du Monde Concarneau.

Le nombre de place était limité à 40 participants, mais 4 en attente de rajout

Voir la liste des inscriptions en cours de validation ici

Ce sont donc les 40 premiers bulletins d'inscription ( imprimés ou recopiés) reçus accompagnés du chèque d'acompte qui valideront les inscriptions définitives.  

Complet Liste d'attente mise en place

Les inscriptions complémentaires seront placées sur liste d'attente selon leur date d'arrivée.

Voir le site des jardins de Galice sur Jardins historiques d'Europe 

Contact par mail pour plus d'infos sur ce voyage

 

Programme du voyage de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL) dans les jardins de Galice du 9 au 16 mars 2027 (mise à jour du 27/06/26)
Programme du voyage de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL) dans les jardins de Galice du 9 au 16 mars 2027 (mise à jour du 27/06/26)
Programme du voyage de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL) dans les jardins de Galice du 9 au 16 mars 2027 (mise à jour du 27/06/26)
Programme du voyage de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL) dans les jardins de Galice du 9 au 16 mars 2027 (mise à jour du 27/06/26)
Programme du voyage de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL) dans les jardins de Galice du 9 au 16 mars 2027 (mise à jour du 27/06/26)
Programme du voyage de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL) dans les jardins de Galice du 9 au 16 mars 2027 (mise à jour du 27/06/26)

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Publié le 9 Juin 2026

42 adhérents de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL) se sont rendus dans les jardins des Cotswolds, en Grande-Bretagne du 30 mai au 7 juin 2026.

Un voyage proposé dans le cadre du programme de la “Société d'Horticulture du Bas-Léon”, organisé par Guylaine de “Visages du Monde” à Concarneau et véhiculé par Fabrice, notre chauffeur des “Voyages Quinio” à Ploerdut.

Vous trouverez prochainement sur cette page des liens vers les visites qui seront plus détaillées et plus imagées

Jour 1 : Samedi 30 Mai 2026 - Arrivée en Grande-Bretagne 

Départ de la région de Plabennec en autocar Quinio vers Roscoff. Embarquement à bord du ferry “Armorique” de la Brittany Ferries, dîner à bord du ferry. Arrivée à PLYMOUTH, débarquement puis route vers Cheltenham, arrivée vers 23h, Installation dans notre hôtel LEONARDO pour 7 nuits. 

Jour 2 : Dimanche 31 Mai 2026 - le jardin rococo Painswick et le château de Sudeley et ses jardins

Petit déjeuner anglais.

En matinée départ à la découverte de Painswick Rococo Garden. Situé dans une vallée encaissée des Cotswolds, Painswick Rococo Garden est le seul jardin rococo de Grande-Bretagne.

Le jardin s’étend en contrebas du manoir de Painswick, une demeure de style Georgien construite vers 1730 en pierre calcaire par Charles Hyett pour échapper au smog de Gloucester. 

Déjeuner à Winchcombe au Pub "The Lion Inn"

Route vers Sudeley, le château a joué un rôle important à de nombreux moments de l’histoire de l’Angleterre, de sa prise pendant la guerre des Deux-Roses au statut de refuge de Charles I pendant la guerre civile.

Ses murs abritent des joyaux historiques, comme entre autres une tapisserie rare du XVIe siècle, une bibliothèque de plus de 1 000 livres et une peinture emblématique d’Elizabeth I.

Le principal attrait du château est toutefois son impressionnant domaine de 485 hectares, divisé en 10 jardins.

Nous avons pris le temps de sentir l’enivrant parfum des roses du Jardin de la Reine et nous accorder une promenade romantique dans le Jardin Secret . 

Plus de détails sur cette journée voir Ici.

Jour 3 : Lundi 1er Juin 2026 - la maison de Rousham et ses jardins, et le jardin botanique d'Oxford.

Petit-déjeuner anglais. 

Visite le matin de la maison de Rousham et ses jardins.

Le jardin est un modèle de perfection avec ses gloriettes, ses longues plates-bandes, sa collection de plantes d'ombre, ses topiaires. 

Déjeuner au "Holt Hôtel"

Continuation l’après-midi avec la visite du jardin botanique d’Oxford, le plus ancien jardin botanique du Royaume-Uni, qui abrite plus de 5 000 espèces végétales différentes.

 

 

Visite guidée de l’Université face au jardin et petit temps libre dans la ville.

Dîner au restaurant à Oxford. Retour à l’hôtel.

Plus de détails sur cette journée voir Ici.

Jour 4 : Mardi 2 Juin 2026 - jardin d'Hidcote Manor et les jardins de Kiftsgate .

Petit-déjeuner anglais

Visite le matin du jardin d’Hidcote Manor.

La découverte progressive des chambres de verdure est à chaque fois une surprise. Hidcote est considéré comme l’un des jardins les plus importants en Angleterre. 

Déjeuner. 

Visite l'après-midi de Kiftsgate Court Gardens. La propriété voisine de Hidcote est connue dans le monde entier grâce au rosier qui porte son nom. 

Fin de l’après-midi à Chipping Campden, temps libre pour flânerie ou shopping.

Retour à l’hôtel, dîner 

Plus de détails sur cette journée voir ici (en cours)

Jour 5 : Mercredi 3 Juin 2026 - Jardins de Miserden et le jardin de Cerney.

Petit-déjeuner anglais

Transfert à la gare de Cheltenham

Départ du train de Cheltenham Racecourse vers Broadway sur la ligne ferroviaire patrimoniale ouverte pour la première fois en 1906, le Gloucestershire Warwickshire Railway vous propose un voyage bucolique à travers les Cotswolds, entre charmants villages et jolies vallées, dévoilant des vues sur les collines de Malvern et le Val d’Evesham.

Les locomotives à vapeur et diesel datent de 1919 aux années 1960 et ont été entièrement restaurées dans un style d’époque. 

Continuation vers Bourton on the Water, joli village réputé des Costwolds, déjeuner au restaurant.

Route vers le jardin de Miserden.

Ce charmant jardin clos et intemporel donne sur un parc de cerfs et sur les collines des Cotswolds de la vallée de l'Or. Conçu au XVIIe siècle, le jardin conserve un merveilleux sentiment de paix et de tranquillité, avec une allée d'ifs topiaires et des marches en gazon pittoresques conçues par l'architecte Sir Edwin Lutyens, qui a également redessiné une aile de Miserden Park.

Route vers Cerney House, un manoir isolé dans la campagne. Beaucoup de roses tout en simplicité. Grand potager.

Retour à l’hôtel, dîner

Plus de détails sur cette journée voir ici (en cours)

Jour 6 : Jeudi 4 Juin 2026 - la maison Bourton et son jardin, et Jardin de Sézincote.

Petit déjeuner anglais. 

Visite le matin de Bourton House Garden, jardin privé plein de charme et aménagé par Richard et Monique Paice.

Il est situé autour d’un élégant manoir du 18e siècle en pierre calcaire des Cotswolds.

Le jardin est un modèle de perfection avec ses gloriettes, ses longues plates-bandes, sa collection de plantes d'ombre, ses topiaires …

Déjeuner au Pub "Horse and Groom"

Découverte du jardin de Sezincote, autre exemple de l’excentricité britannique.

Le petit palais qui affiche un style moghol-hindou fut créé au début du 19e siècle par Samuel Pepys Cockerell pour son frère Sir Charles qui désirait qu’il lui rappelle l’Inde.

Le jardin est à l’image du palais, avec un jardin aquatique, un temple et des bassins, dans un style très apprécié.

Retour à l’hôtel, diner.

Plus de détails sur cette journée voir ici (en cours)

Jour 7 : Vendredi 5 Juin 2026 - Arboretum de Batsford, et la maison de Chastleton et son jardin.

Petit-déjeuner anglais.

Visite de l’Arboretum de Batsford qui abrite l’une des plus importantes collections privées d’arbres et d’arbustes du Royaume-Uni, répartie sur environ 25 hectares de paysage vallonné.

Chaque saison y offre un paysage différent, du printemps fleuri à l’automne flamboyant, faisant de Batsford un site majeur pour les amateurs d’arbres et de jardins paysagers en Angleterre.

Après la promenade, nous avons prolongé notre visite dans la jardinerie et déjeuné sur place.

Puis nous prenons la route vers Chastleton, c'est une demeure jacobéenne construite entre 1607 et 1612 pour Walter Jones, avocat issu d’une famille de marchands de laine gallois.

La demeure est restée dans la même famille pendant près de quatre siècles, ce qui explique la remarquable conservation de ses intérieurs.

Les jardins, classés grade II, conservent une organisation héritée du XVIIᵉ siècle, avec verger , potager et jardin d’agrément. Le jardin principal, structuré autour d’un parterre circulaire de buis, est entouré de massifs plus libres.

Au nord, des terrasses accueillent des pelouses de croquet, faisant de Chastleton l‘un des lieux associé à l'histoire de ce sport en Angleterre.

Fin de l’après-midi à Stow-on-the-Wold, temps libre pour flânerie.

Retour à l’hôtel, dîner.

Plus de détails sur cette journée voir ici (en cours)

Jour 8 : Samedi 6 Juin 2026 - Visite du jardin de la RHS Rosemoor.

Petit déjeuner anglais.

Départ de l’hôtel en direction de Plymouth

Visite du jardin de la Royal Horticultural Society Rosemoor, promenade dans un jardin enchanteur de 65 acres.

C'est un jardin d'une beauté enivrante, méticuleusement conçu et planté, qui conserve l'essence du Nord Devon rural dans un décor spectaculaire de vallées boisées escarpées.

Déjeuner sur place et possibilité de faire des achats.

Retour en fin d’après-midi à Plymouth.

Dîner fish & chips. 

Embarquement sur le ferry Armorique et départ pour un retour en France. Nuit à bord en cabine.

Plus de détails sur cette journée voir ici (en cours)

Jour 9 : Dimanche 7 Juin 2026 - Retour en France.

Petit déjeuner à bord. Arrivée du ferry à Roscoff et débarquement puis retour vers Plabennec.

Un grand Merci à tous les participants Jardins des Cotswolds SHBL 2027 !

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Prochains projets dans les Jardins avec la SHBL ouverts à la pré inscription :

La Galice en mars 2027 (36 pré-inscrits) en savoir plus ici et Le Japon en novembre 2027 (18 pré-inscrits)

Prochaines activités de la SHBL sur inscriptions voir ici 

 

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Publié le 6 Juin 2026

Jour 8 : Samedi 6 Juin 2026

Visite du jardin de la Royal Horticultural Society (RHS) de Rosemoor,

Fondée à Londres en 1804, la Royal Horticultural Society (RHS) est l'une des institutions horticoles les plus prestigieuses au monde. Depuis plus de deux siècles, elle joue un rôle essentiel dans la promotion de l'art des jardins, de l'horticulture et de la botanique au Royaume-Uni.

Situé au cœur du North Devon, dans un paysage de vallées boisées et de collines verdoyantes, RHS Garden Rosemoor est souvent considéré comme l'un des plus beaux jardins du sud-ouest de l'Angleterre. Couvrant près de 26 hectares, il offre une remarquable diversité de paysages et d'ambiances qui séduisent les visiteurs tout au long de l'année.

À l'origine, le jardin était la propriété de Lady Anne Berry, qui en fit don à la Royal Horticultural Society en 1988. Depuis lors, Rosemoor n'a cessé de s'enrichir et de se développer, devenant l'un des fleurons de la RHS.

Au printemps, les rhododendrons, les magnolias et les cornouillers illuminent les sous-bois. L'été est marqué par les floraisons généreuses des massifs et des célèbres jardins de roses. L'automne enflamme le paysage grâce aux couleurs éclatantes des érables, des liquidambars et des arbres de l'arboretum. Même en hiver, les structures végétales, les écorces décoratives et les silhouettes des arbres offrent un spectacle fascinant. Les deux roseraies comptent parmi les plus remarquables du Royaume-Uni, avec plus de deux mille rosiers représentant une extraordinaire diversité de formes, de couleurs et de parfums.

Les célèbres Hot Garden et Cool Garden proposent un contraste saisissant. Le premier célèbre les couleurs chaudes – rouges, oranges et jaunes flamboyants – tandis que le second décline une palette apaisante de bleus, de blancs et de mauves.Le Potager du Devon évoque les jardins nourriciers traditionnels des maisons de campagne anglaises. Fruits, légumes, fleurs et plantes aromatiques y sont cultivés selon un mélange de techniques traditionnelles et contemporaines.

Deux arboretums présentent de remarquables collections d'arbres et d'arbustes provenant de différents continents. Le jardin de rocaille d'inspiration japonaise offre une atmosphère de sérénité propice à la contemplation, tandis que le jardin méditerranéen met en scène des plantes adaptées aux climats secs et ensoleillés.Le verger patrimonial conserve d'anciennes variétés fruitières, témoignant de la richesse du patrimoine horticole britannique. Le charme de Rosemoor tient également à son intégration dans le paysage naturel du Devon. Des sentiers serpentent à travers les bois, longent des ruisseaux et conduisent jusqu'au lac où se reflètent les arbres environnants. Entre ses magnifiques collections végétales, ses paysages soigneusement composés et son environnement naturel préservé, Rosemoor incarne parfaitement la philosophie de la Royal Horticultural Society : transmettre le goût du jardin et inspirer les générations futures. 

Déjeuner sur place

Arrivée en fin d’après-midi à Plymouth.

Dîner fish & chips à “Harbour Seafood.

Embarquement sur le ferry à bord de l’Armorique et départ pour la traversée retour vers la France.

 

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Rédigé par SHBL

Publié dans #Voyages de la SHBL

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Publié le 5 Juin 2026

Jour 7 : Vendredi 5 Juin 2026 


Visite de l’Arboretum de Batsford :

Situé sur les hauteurs dominant la vallée de l’Evenlode, près de la ville de Moreton-in-Marsh, l’arboretum de Batsford abrite l’une des plus importantes collections privées d’arbres et d’arbustes du Royaume-Uni. Réparti sur près de 25 hectares de pentes orientées au sud, ce vaste jardin paysager offre des panoramas remarquables sur la campagne des Cotswolds et constitue un véritable sanctuaire pour les amateurs d’arbres rares.

Le domaine fut profondément transformé à partir de 1886 par Algernon Bertram Freeman-Mitford, plus connu sous le nom de Lord Redesdale. Diplomate britannique ayant longuement séjourné en Russie, en Chine et au Japon, il nourrit une passion pour les cultures orientales qu’il transpose dans son domaine. Il fait reconstruire le manoir dans un style néo-Tudor et entreprend la création d’un arboretum inspiré des paysages naturels, où les arbres se développent librement dans un cadre évoquant une forêt mature.

Au fil de la promenade, plusieurs éléments rappellent les voyages de Lord Redesdale en Extrême-Orient. Le visiteur découvre notamment un imposant Bouddha de bronze ainsi qu’une maison de repos japonaise nichée parmi les arbres. Ces éléments décoratifs confèrent au jardin une atmosphère contemplative qui se marie harmonieusement avec le paysage anglais.

Les sentiers serpentent à travers des clairières, des sous-bois et le long de petits ruisseaux, révélant au détour des chemins diverses statues et ornements d’inspiration orientale. Cette alliance entre botanique et influences asiatiques fait tout le charme de Batsford.

En 1919, le domaine est acquis par Lawrence John Lumley Dundas. Mais c’est surtout sous l’impulsion du second Lord Dulverton et de son épouse que l’arboretum connaît une phase majeure d’enrichissement au cours de la seconde moitié du XXe siècle.

Entre 1956 et 1992, de nombreuses plantations viennent compléter les collections existantes. Près d’une centaine de cultivars différents de magnolias sont introduits, ainsi que de nouveaux cerisiers japonais, conifères et arbres d’ornement.

Depuis 1986, la gestion du domaine est assurée par la Batsford Foundation, dont la mission est de préserver et de développer cet exceptionnel patrimoine horticole. L’arboretum de Batsford séduit les visiteurs tout au long de l’année. Au printemps, les magnolias et les cerisiers japonais offrent une floraison spectaculaire. L’été met en valeur les feuillages luxuriants et les sous-bois ombragés. L’automne transforme les collections d’érables, de bouleaux et de sorbiers en une véritable symphonie de couleurs, tandis que l’hiver révèle l’élégance des silhouettes des grands arbres et des conifères.

Depuis 2002, Batsford accueille également la collection nationale britannique de Prunus cerasifera d’ornement. Au printemps, les floraisons spectaculaires des cerisiers transforment le parc en un nuage de couleurs délicates, tandis que l’automne offre l’un des plus beaux spectacles végétaux du pays avec ses flamboyantes teintes rouges, orangées et dorées.

Aujourd’hui, l’arboretum rassemble plus de 1 300 espèces et variétés d’arbres, d’arbustes et de bambous provenant des quatre coins du monde. Parmi les collections les plus remarquables figurent les magnolias, les érables (Acer), les bouleaux (Betula), les sorbiers (Sorbus), les conifères rares ainsi qu’une magnifique collection de cerisiers japonais.

Après la promenade, nous avons prolongé notre visite dans la jardinerie du domaine, réputée pour la qualité de ses végétaux et les conseils de ses spécialistes. 

Déjeuner au Café Terrasse sur place 

Visite de  la maison Chastleton et son jardin :

Construite entre 1607 et 1612 pour Walter Jones, un brillant avocat issu d'une famille de marchands de laine gallois, la maison est édifiée en pierre dorée des Cotswolds autour d'une petite cour intérieure appelée Dairy Court.Le domaine avait été acquis en 1604 auprès de Robert Catesby, dont la demeure fut démolie pour laisser place à cette ambitieuse construction. L'architecte pourrait avoir été Robert Smythson, l'un des plus grands bâtisseurs de maisons de campagne anglaises de son époque.

Contrairement à la plupart des grandes demeures aristocratiques, Chastleton House ne possède ni vaste parc paysager ni spectaculaire allée d'accès. Elle s'intègre directement au village, dont les habitants assuraient autrefois de nombreux services indispensables à la vie quotidienne du domaine : fournil, étang à poissons, blanchisserie et bâtiments agricoles.

L'une des particularités de Chastleton est d'avoir appartenu à la même famille pendant près de quatre cents ans. Cette continuité exceptionnelle explique la remarquable préservation de ses intérieurs.

En 1874, Mary Whitmore Jones devient la première femme à hériter du domaine. Écrivaine prolifique, elle est également connue pour avoir inventé le « Chastleton Patience Board », un jeu de patience commercialisé dans toute l'Angleterre par la société J. Jaques & Son. Après avoir confié la gestion du domaine à son neveu Thomas Whitmore Harris, elle quitte la maison pour s'installer dans le presbytère voisin, où elle s'éteint en 1915. Les derniers propriétaires privés furent le critique d'art Alan Clutton-Brock et son épouse Barbara. 

En 1991, la demeure est confiée au National Trust, qui en assure depuis la conservation. Chastleton House est devenue célèbre pour l'approche singulière adoptée par le National Trust. Plutôt que de restaurer intégralement le bâtiment, l'institution a choisi de préserver la maison dans l'état où elle se trouvait lors de son acquisition.

Cette politique de conservation, parfois qualifiée de « controlled decay » (« dégradation maîtrisée »), permet au visiteur de découvrir une demeure authentique, marquée par le passage du temps. Les boiseries usées, les textiles fanés et les plafonds patinés racontent quatre siècles d'histoire familiale sans artifices.

Parmi les plus belles pièces de la maison figure la “Long Gallery”, longue d'environ vingt-deux mètres. Son impressionnant plafond voûté en berceau constitue l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture jacobéenne. Fragilisé par des infiltrations d'eau pendant près de deux siècles, il ne fut réparé qu'au début du XXe siècle par deux artisans locaux.

La Grande Chambre, destinée à recevoir les invités les plus prestigieux et à accueillir concerts et divertissements, témoigne également du raffinement de la demeure. Son décor s'inspire de la Renaissance italienne, avec des boiseries élégantes et une frise ornée des douze prophètes de l'Ancien Testament et des douze sibylles de l'Antiquité.

La maison conserve également plusieurs trésors historiques, notamment la célèbre Bible de Juxon, qui aurait accompagné le roi Charles I lors de son exécution en 1649. Une collection de verres jacobites gravés de roses, de feuilles de chêne et d'autres symboles royalistes rappelle quant à elle les sympathies politiques de la famille au XVIIIe siècle.

En 1919, la découverte de tapisseries anciennes permit également d'établir un lien avec les ateliers de tissage créés au XVIe siècle par William Sheldon. Certaines de ces œuvres sont encore exposées dans la maison, tandis qu'une autre est conservée au Victoria and Albert Museum.

Classés Grade II, les jardins ont connu plusieurs évolutions depuis leur création au début du XVIIe siècle. Leur organisation suit les principes décrits par Gervase Markham dans son traité The English Husbandman publié en 1613. Comme dans de nombreuses demeures anglaises de cette époque, la maison était entourée de plusieurs espaces distincts : une cour d'entrée, un jardin d'agrément, un verger, un potager et des espaces agricoles.

À l'est se trouve le jardin d'agrément, entouré de murs anciens, il est aujourd'hui organisé autour d'un remarquable parterre circulaire de buis aménagé au XIXe siècle par Dorothy Whitmore Jones. Cette composition géométrique, restaurée ces dernières années, constitue l'un des éléments les plus emblématiques du domaine. Le parterre est entouré de topiaires soigneusement taillées, tandis qu'à l'extérieur se développent de larges bordures de vivaces aux formes plus libres. Cette association entre géométrie classique et plantations naturalistes apporte au jardin un charme particulier.

Au nord de la maison s'étagent plusieurs terrasses aménagées sur le terrain en pente. Elles conservent des traces d'anciens aménagements médiévaux ainsi que les vestiges de l'ancien mur d'enceinte. Ces terrasses sont aujourd'hui célèbres pour leurs pelouses de croquet. C'est ici que Walter Whitmore Jones développa dans les années 1860 une version des règles du jeu qui devint la référence officielle. Chastleton est ainsi souvent considéré comme le berceau du croquet moderne de compétition. Durant la belle saison, les visiteurs peuvent emprunter le matériel mis à disposition et s'essayer eux-mêmes à ce sport typiquement britannique.

Le potager, réorganisé au XIXe siècle selon un plan géométrique en plusieurs parcelles, a lui aussi été restauré. Les travaux menés ces dernières années ont permis de retrouver l'esprit du jardin jacobéen tout en intégrant des plantations adaptées aux goûts contemporains.

Visite du village de Stow-on-the-wold, pour flânerie.

 

Dîner à l'hôtel.

 

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Publié le 4 Juin 2026

Jour 6 : Jeudi 4 Juin 2026 

Visite le matin de Bourton House et son jardin

Avec ses topiaires sculptées et ses parterres flamboyants, Bourton House Garden est reconnu comme l’un des plus beaux jardins du Royaume-Uni.

L’accueil et la sortie des visiteurs se font par l’ancienne grange à dîme, vaste bâtiment datant de 1570. Au Moyen Âge, ce type de grange servait à stocker les loyers et les dîmes, soit le dixième de la production agricole versé à l’Église. Ses murs sont aujourd’hui bordés de pivoines arbustives, d’hortensias grimpants et d’Actinidia kolomikta, une liane ornementale de la famille du kiwi dont le feuillage se pare de touches roses vives.

Bourton House est un manoir carré de style jacobéen construit à la fin du XVIe siècle. Ses angles renforcés sont couronnés de quatre imposantes cheminées. La pierre calcaire dorée des Cotswolds illumine sa façade classique, transformée au début du XVIIIe siècle par l’ouverture de grandes fenêtres géorgiennes.

Au fil des siècles, le domaine change plusieurs fois de propriétaires. En 1983, Richard et Monique Paice l’acquièrent et entreprennent la restauration de la maison. Le jardin devient alors l’objet d’une passion commune à Monique et à ses chefs jardiniers. La création progressive de chambres de verdure, sur une période de vingt-cinq ans, donne naissance au magnifique jardin de 1,2 hectare que l’on admire aujourd’hui.

Le style du jardin mêle harmonieusement des espaces classiques, brodés de buis et d’ifs taillés avec précision, à des compositions plus contemporaines où s’épanouissent des vivaces et des plantes exotiques. Haies, tonnelles, grilles et portails rythment la découverte des différentes chambres de verdure. Au mois de mai, les tulipes opulentes se marient aux ombelles d’ail d’ornement, aux iris et aux euphorbes.

Une grille et quelques marches relient l’ancien verger au jardin. À droite se trouvent un petit potager et une serre qui abrite l’hiver les plantes sensibles au gel ainsi que les semis printaniers. À gauche, cônes et spirales de buis structurent le jardin de topiaires, bordé de contreforts végétaux adossés au mur d’enceinte.

Une pièce d’eau constitue le centre de cette chambre de verdure entourée d’une haie d’ifs. Elle est gardée par une sculpture de héron réalisée par Michael Lythgoe. 

Au bout de la pelouse, dans l’axe sud du manoir, deux volées de marches en pierre conduisent à une terrasse surélevée aménagée au XVIIIe siècle. Le jardin s’ouvre alors sur le paysage pastoral des Cotswolds.

Dissimulé derrière une haute haie d’ifs, le Knot Garden s’organise autour d’un remarquable bassin ovale surélevé en forme de panier. Cette pièce exceptionnelle provient de la Grande Exposition universelle de 1851, organisée au Crystal Palace de Hyde Park, symbole du rayonnement britannique à l’époque victorienne.

À l’ouest du Knot Garden se trouve la Shade House, consacrée aux plantes d’ombre. À l’opposé, une pelouse ovale bordée d’arbustes accueille les parties de croquet. Une bordure ensoleillée peuplée d’iris et de plantes de rocaille en souligne le contour.

À l’ombre de la façade nord-ouest, couverte de Pyracantha ‘Mohave’, un petit jardin de buis entoure une fontaine. Les massifs sont renouvelés au fil des saisons : tulipes au printemps, héliotropes en été. Partout, bulbes et annuelles en pots animent les perspectives, installés dans des poteries de terre cuite, des auges en pierre ou des citernes en plomb.

Devant le manoir, deux Parrotia persica font face à la grande pelouse et illuminent le jardin de leurs teintes dorées lors des journées pluvieuses d’automne. Le domaine a bénéficié du talent d’une remarquable équipe de jardiniers. Paul Williams en fut le chef jardinier de 1980 à 1998, avant de transmettre le flambeau à Paul Nicholls, qui consacra vingt années au jardin jusqu’à son départ à la retraite en 2018. Aujourd’hui, Jacky Rae, qui a longtemps travaillé à ses côtés, assure la direction horticole du domaine. Depuis 2010, Bourton House Garden appartient à Roelof et Cheryl Quintus, qui poursuivent avec soin l’entretien et le rayonnement de ce jardin d’exception.

Déjeuner à l’auberge “The Horse & Groom”.

Découverte du jardin de Sezincote

L’histoire de Sezincote débute à la fin du XVIIIe siècle. De retour des Indes, où il avait fait fortune grâce à la Compagnie anglaise des Indes orientales, le colonel John Cockerell acquiert le domaine en 1795. À sa mort prématurée, son frère Charles hérite de la propriété. Lui aussi enrichi au Bengale, il nourrit une profonde fascination pour l’Inde et décide de transformer l’ancien manoir jacobéen en un palais inspiré de l’architecture moghole.

Pour réaliser ce projet audacieux, il confie les plans à son frère, l’architecte Samuel Pepys Cockerell. Bien que celui-ci ne se soit jamais rendu en Inde, il s’appuie sur les dessins et gravures du peintre Thomas Daniell, célèbre pour ses représentations des monuments indiens. Les travaux se déroulent entre 1805 et 1807.

Le résultat est spectaculaire. Revêtue d’un ocre rouge évoquant les palais du Rajasthan, la demeure est dominée par un imposant dôme en bulbe recouvert de cuivre et entouré de quatre minarets.

La visite du prince régent, futur roi George IV, en 1807 marque un tournant dans l’histoire du domaine. Séduit par cette architecture orientalisante, il s’en inspire pour transformer le célèbre Royal Pavilion de Brighton.

Pour mettre en valeur cette demeure hors du commun, Samuel Pepys Cockerell s’entoure du plus célèbre paysagiste de son époque : Humphry Repton. Celui-ci participe à la conception d’un jardin où se mêlent harmonieusement influences persanes, indiennes et anglaises.

Face à la maison, un jardin régulier rappelle les jardins persans. Il s’inscrit dans le demi-cercle formé par l’orangerie incurvée et le pavillon octogonal qui abritait autrefois une volière peuplée d’oiseaux exotiques.

Au-delà de ces espaces formels, le parc paysager épouse les courbes naturelles d’un vallon traversé par un ruisseau. Fidèle à l’esprit romantique du début du XIXe siècle, Repton crée un parcours ponctué de fabriques et de surprises évoquant l’Orient.

Une grotte mystérieuse protège la source qui alimente le ruisseau. Plus loin, le visiteur découvre le célèbre bassin du Serpent, dominé par un naja tricéphale enlacé autour d’un tronc d’arbre. Un pont indien, gardé par deux zébus de pierre, permet de franchir le cours d’eau dont le débit augmente progressivement au fil de sa descente vers la vallée.

Le parcours mène ensuite à une pièce d’eau entourée de plantes palustres et d’essences exotiques. Tout au long de la promenade apparaissent d’autres éléments emblématiques du jardin : le Temple du Soleil et sa fontaine, la colonne Wellington d’inspiration indienne, ainsi que diverses rocailles et constructions pittoresques.

À partir des années 1960, le célèbre horticulteur Graham Stuart Thomas enrichit les plantations du domaine, ajoutant de nombreuses espèces ornementales qui contribuent encore aujourd’hui à la richesse botanique du parc.

 

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Publié le 3 Juin 2026

Jour 5 : Mercredi 3 Juin 2026

Transfert à la gare de Cheltenham Race Course pour prendre le train vers Broadway sur la ligne (GWSR) :

Le Gloucestershire Warwickshire Steam Railway est l’un des plus importants chemins de fer patrimoniaux d’Angleterre. Exploité principalement par des bénévoles, il traverse les magnifiques paysages des Cotswolds entre Cheltenham Racecourse et Broadway, sur un parcours d’environ 23 kilomètres.

La ligne actuelle emprunte une partie de l’ancienne ligne ferroviaire de la Great Western Railway reliant Birmingham à Cheltenham, construite au début du XXᵉ siècle, et ouverte en 1906. Fermée dans les années 1970, elle a été progressivement restaurée grâce à l’engagement de passionnés du patrimoine ferroviaire. Depuis les premiers trains touristiques mis en circulation en 1984, le réseau n’a cessé de s’étendre, l’ouverture de la gare de Broadway en 2018 marquant une étape majeure de son développement.

Le voyage permet de découvrir les paysages typiques des Cotswolds, en traversant notamment les environs de Winchcombe, Toddington et Broadway. Les trains sont tractés par une remarquable collection de locomotives à vapeur et diesel historiques, qui datent de 1919 aux années 1960 et
ont été entièrement restaurées dans un style d’époque accompagnées de voitures d’époque soigneusement restaurées.

Véritable musée vivant du chemin de fer britannique, le Gloucestershire Warwickshire Steam Railway offre une expérience authentique qui permet aux visiteurs de revivre l’âge d’or du voyage ferroviaire tout en admirant les paysages emblématiques des Cotswolds.

Descente du train et continuation vers Bourton on the Water, joli village réputé des Costwolds,

Déjeuner au “Willow Pub”.

Visite des jardins de Miserden :

C'est un jardin clos historique qui domine un parc à daims et les paysages vallonnés de la Golden Valley. Créé au XVIIᵉ siècle, il a conservé une atmosphère de sérénité et d’élégance qui en fait l’un des jardins les plus charmants de la région.

Le jardin se distingue par sa remarquable allée de topiaires en if, ses pelouses soigneusement dessinées et les célèbres marches engazonnées conçues par l’architecte Sir Edwin Lutyens, qui participa également à la transformation de la demeure de Miserden. Bien que la maison, construite vers 1620, ne soit pas ouverte au public, elle constitue un magnifique décor, particulièrement au printemps lorsque sa façade se pare de glycines en fleurs.

Réputé pour ses spectaculaires bordures mixtes, parmi les plus longues de toutes les propriétés privées anglaises, le jardin offre une succession de couleurs du printemps à l’automne grâce à une riche collection de roses, de clématites, d’arbustes et de vivaces. Parmi ses curiosités figurent un sycomore bicentenaire traversant un mur de pierre des Cotswolds, un mûrier planté au XVIIᵉ siècle, un ruisseau agrémenté d’une fontaine et d’un pavillon de jardin, ainsi qu’une remarquable spirale de dahlias.

Alliant patrimoine, horticulture et paysages exceptionnels, les jardins de Miserden demeurent un havre de paix où l’art du jardin anglais s’exprime avec raffinement. Chaque été, le site accueille également une exposition de sculptures en plein air organisée par la "Cotswold Sculptors Association", renforçant encore le dialogue entre nature et création artistique.

Puis route vers Cerney House,

Nichés au-dessus de la vallée de la rivière Churn, c'est l’un des jardins les plus charmants et secrets de la région. La demeure, construite vers 1660 par la famille Rich puis remaniée dans le style géorgien à la fin du XVIIIᵉ siècle, est entourée d’un vaste domaine mêlant bois, vergers et jardins clos. 

Depuis l’acquisition de la propriété par Sir Michael et Lady Angus en 1983, les jardins ont été restaurés avec passion et sont devenus un remarquable exemple de jardin anglais traditionnel. Les seize hectares de bois offrent au printemps de spectaculaires tapis de perce-neige, jacinthes des bois, anémones et aconits, tandis que les sentiers invitent à la promenade sous de majestueux arbres centenaires. La propriété a été héritée par Nick et sa femme médecin Janet, de ses parents Lord et Lady Angus, il y a près de 10 ans.

Le cœur du domaine est un vaste jardin clos victorien de 1,4 hectare, exposé plein sud et entouré de murs de briques rouges. Développé au fil des années par Lady Angus et sa famille, il associe avec harmonie jardin d’ornement, potager biologique et verger. Pergolas couvertes de rosiers anciens, bordures de vivaces, arbres fruitiers palissés et massifs colorés créent un décor d’une grande richesse horticole.

Parmi les espaces remarquables figurent le Knot Garden, organisé autour d’un cadran solaire et bordé de buis le tout couronné par quatre cognassiers. Tout en haut du jardin un espace renferme des herbes aromatiques et médicinales, inspiré du célèbre traité botanique Culpeper’s Complete Herbal. On y découvre une importante collection de plantes traditionnellement utilisées pour leurs vertus thérapeutiques.

Un escargot protégé est présent dans le jardin, il attesterait d'une occupation Romaine il y a très longtemps dans le secteur. Le jardin présente un intérêt tout au long de l’année : perce-neige et hellébores en hiver, tulipes et ail d’ornement au printemps, roses, pivoines, delphiniums et iris en début d’été, puis dahlias, aromatiques, fruits et couleurs flamboyantes de l’automne.

Nous avons apprécié les gâteaux faits maison par Nick, accompagnés de thé pour finir cette journée.

 

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Publié le 2 Juin 2026

Jour 4 : Mardi 2 Juin 2026 

Visite le matin d’Hidcote Manor et ses jardins.

Hidcote Manor Garden est l’un des jardins les plus célèbres d’Angleterre et une référence majeure de l’art des jardins du XXᵉ siècle. Il fut créé par Lawrence Johnston (1871-1958), un passionné de botanique d’origine américaine, qui consacra plus de quarante ans à sa conception et à son développement.

Le domaine fut acquis en 1907 par sa mère, Mrs Winthrop. Inspiré par les écrits de grands paysagistes tels que Gertrude Jekyll et Thomas Mawson, Johnston transforma progressivement le site en un ensemble unique de « chambres de verdure » délimitées par des haies et des murs.

Chaque espace possède son propre caractère, ses couleurs et ses ambiances, offrant au visiteur une succession de découvertes et de perspectives soigneusement composées.

Après son service dans l’armée britannique durant la Première Guerre mondiale, Johnston se consacre pleinement au jardinage. Grand collectionneur de plantes, il participa à de nombreuses expéditions botaniques en Europe, en Inde et en Afrique du Sud, enrichissant constamment les collections végétales de Hidcote. Son style associait la rigueur de la structure géométrique à des plantations abondantes et naturalistes, qu’il décrivait lui-même comme « un jardin sauvage dans un cadre régulier ». Dans les années 1930, Hidcote atteignit son apogée et devint l’un des jardins les plus admirés du pays. En 1948, conscient de son déclin de santé, Johnston légua le domaine au National Trust, assurant ainsi sa préservation pour les générations futures.

Aujourd’hui, Hidcote demeure un chef-d’œuvre du jardin anglais. Ses célèbres bordures fleuries, ses allées bordées de haies, ses jardins thématiques et ses magnifiques vues sur les collines des Cotswolds en font l’un des sites horticoles les plus emblématiques du Royaume-Uni.

Déjeuner en cafétéria sur place.

Visite l'après-midi de Kiftsgate Court et ses jardins.

Perchés sur les hauteurs et à proximité de Hidcote, les jardins de Kiftsgate comptent parmi les plus beaux jardins privés d’Angleterre. Créés au début du XXᵉ siècle autour d’une demeure construite à la fin de l’époque victorienne, ils sont le fruit du travail de trois générations de femmes : Heather Muir, sa fille Diana Binny et sa petite-fille Anne Chambers, actuelle propriétaire du domaine. Depuis l’acquisition de la propriété par la famille Muir en 1918, le jardin n’a cessé d’évoluer. Heather Muir imagina les premières bordures fleuries, les allées et les jardins thématiques qui firent la renommée du domaine. Ses successeures ont poursuivi son œuvre en enrichissant les plantations et en introduisant des aménagements plus contemporains, tout en préservant l’esprit du lieu.

Le jardin associe avec élégance l’inspiration des jardins à la française et le charme des jardins de cottage anglais. Il se compose d’une succession de parterres colorés, d’une roseraie, d’un jardin blanc, de bassins et de jardins d’eau, offrant des ambiances variées et de magnifiques vues sur la campagne.

Kiftsgate est particulièrement célèbre pour sa spectaculaire rose de Kiftsgate (Rosa filipes ‘Kiftsgate’), découverte dans les années 1950. Ce rosier liane exceptionnel grimpe jusqu’à plus de vingt mètres de hauteur dans un hêtre centenaire et se couvre chaque été d’une profusion de fleurs blanches parfumées, constituant l’un des plus remarquables spécimens de Grande-Bretagne, n'était pas encore en fleurs malheureusement pour nous.

Les parties les plus récentes du jardin témoignent d’une approche plus contemporaine, avec notamment un élégant jardin d’eau et des plantations exotiques adaptées au microclimat particulièrement doux du site. Entre tradition et innovation, Kiftsgate Court Gardens demeure un jardin d’exception où se mêlent histoire familiale, passion horticole et paysages spectaculaires.

 

Fin de l’après-midi à Chipping Campden, pour flânerie et shopping

C'est l’une des plus charmantes villes historiques d’Angleterre. Son nom reflète son passé commercial : le terme « Chipping », issu du vieil anglais, signifie « marché » ou « lieu de commerce ».

La prospérité de la ville s’est construite grâce au commerce de la laine entre le Moyen Âge et le XVIIᵉ siècle. Cette richesse a permis l’édification de nombreuses demeures en pierre dorée des Cotswolds, qui confèrent aujourd’hui encore à la ville son caractère exceptionnel.

Au début du XXᵉ siècle, Chipping Campden devient également un centre important du mouvement des Arts and Crafts. Artistes, artisans et designers s’y installent, contribuant à la préservation et à la mise en valeur de son patrimoine architectural. Parmi les monuments emblématiques de la ville figurent le Market Hall, élégant marché couvert construit en 1627 au cœur de la rue principale, ainsi que la majestueuse église Saint-Jacques, considérée comme l’une des plus belles églises des Cotswolds.

 

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Publié le 1 Juin 2026

 

Jour 3 : Lundi 1er Juin 2026 

En matinée, visite de Rousham House et de ses jardins :

Située dans l’Oxfordshire, Rousham House est l’une des plus remarquables demeures de campagne d’Angleterre. Construite vers 1635 par Sir Robert Dormer, remaniée par Kent dans un style gothique élégant, abrite de belles collections de mobilier, de peintures et de sculptures des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.

Elle appartient depuis son origine à la famille Cottrell-Dormer et demeure encore aujourd’hui une résidence privée qui témoigne de près de quatre siècles d’histoire familiale et architecturale.

À partir des années 1720, l’architecte paysagiste Charles Bridgeman amorce la transformation du domaine en créant des allées sinueuses, des boisements et des pièces d’eau dans un style plus naturel.

William Kent, pionnier du jardin paysager anglais au XVIIIᵉ siècle poursuit ensuite cette œuvre en intégrant au paysage des éléments inspirés de la Rome antique, donnant naissance à l’un des plus beaux exemples du jardin anglais naissant.

Dominant une boucle de la rivière Cherwell, les jardins offrent une succession harmonieuse de perspectives, de bosquets, de temples, de statues et de fabriques qui semblent s’intégrer naturellement au paysage. Leur remarquable état de conservation permet aujourd’hui d’admirer l’un des rares jardins du XVIIIᵉ siècle resté pratiquement intact.

Considéré par de nombreux spécialistes comme l’un des plus beaux jardins d’Angleterre, Rousham demeure une référence incontournable de l’art du paysage anglais.

Déjeuner au “Holt Hotel”

Continuation l’après-midi avec la visite du Jardin botanique d’Oxford et de la ville :

Située à environ 90 kilomètres au nord-ouest de Londres, Oxford est l’une des villes universitaires les plus célèbres au monde. Surnommée la « ville aux clochers rêveurs », elle séduit par l’harmonie de son architecture, qui mêle bâtiments médiévaux, collèges historiques et élégantes constructions des siècles suivants.

Traversée par la Tamise, appelée localement l’Isis, et par la rivière Cherwell, la ville offre un cadre verdoyant où se côtoient jardins, parcs et bâtiments historiques. Son patrimoine exceptionnel comprend notamment la bibliothèque Bodléienne, la Radcliffe Camera, le Sheldonian Theatre et les célèbres collèges universitaires qui font sa renommée.

Fondé en 1621 comme jardin médicinal destiné à l’étude des plantes utilisées en médecine, le jardin botanique de l’Université d’Oxford est le plus ancien jardin botanique de Grande-Bretagne et l’un des plus anciens jardins scientifiques au monde. Situé sur les rives de la rivière Cherwell, il abrite aujourd’hui plus de 6 000 espèces végétales sur seulement 1,8 hectare, faisant de sa collection l’une des plus riches et diversifiées au monde.

 

 

Le jardin se compose de plusieurs espaces complémentaires : un jardin clos historique datant du XVIIᵉ siècle, de vastes serres thématiques, des collections de plantes médicinales, des rocailles, des jardins humides et de remarquables bordures fleuries.

Plus de 90 % des familles de plantes vasculaires y sont représentées. Parmi ses trésors figurent le plus vieil arbre du jardin, un if planté en 1645, une importante collection nationale d’euphorbes, ainsi que des serres consacrées aux plantes tropicales, carnivores, alpines, arides ou aquatiques. Les collections de plantes médicinales illustrent également le rôle fondamental des végétaux dans le développement de nombreux traitements modernes.

Complété par l’arboretum d' Harcourt, situé à une dizaine de kilomètres au sud d’Oxford, ce jardin constitue à la fois un centre de recherche scientifique, un lieu de conservation de la biodiversité et un espace de promenade exceptionnel, où histoire, botanique et horticulture se rencontrent.

Rendez-vous avec nos 3 guides à la sortie du jardin pour une visite commentée à pied dans l’Université de Magdalen College et la ville.

Fondé en 1448 par William Waynflete, évêque de Winchester, Magdalen College est l’un des collèges les plus prestigieux de l’Université d’Oxford. Reconnaissable à sa majestueuse tour médiévale, élevée entre 1492 et 1509, il constitue l’un des monuments emblématiques de la ville en face du Jardin Botanique. Situé sur les rives de la rivière Cherwell, le collège possède un vaste domaine comprenant le célèbre Parc aux daims, où évolue une harde de daims, ainsi que la pittoresque allée d’Addison, l’une des promenades les plus appréciées d’Oxford. Au printemps, les prairies du domaine se parent de fritillaires pintades, fleurs rares qui contribuent au charme exceptionnel du site.

Les bâtiments du collège, organisés autour de plusieurs cours quadrangulaires, mêlent architecture médiévale et ajouts plus récents. Le Grand Cloître, la chapelle et la célèbre tour témoignent de l’histoire séculaire de l’établissement, tandis que le New Building du XVIIIᵉ siècle offre une élégante ouverture sur les jardins.

Alliant excellence académique, patrimoine architectural et paysages remarquables, Magdalen College demeure l’un des symboles les plus emblématiques de l’Université d’Oxford.

Dîner chez “Browns Brasserie”.

 

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