Publié le 15 Septembre 2026
Ce samedi, 12 septembre 2026, Trentre six adhérents de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL) se sont retrouvés pour la journée pour les visites de la Ferme botanique de Kerveat et le jardin exotique de Saint-Renan .
À peine arrivés à la Ferme botanique de Kerveat située sur la commune de Ploumoguer dans le Finistère, nous sommes accueillis par Hubert Debbasch et toute l'équipe : Anne, Tyan, et les 2 chiens "Michée" et "Amos". L’accueil est chaleureux : café, thé, boissons et viennoiseries, sont servis le temps que tout le monde arrive.
Ce lieu n'est pas ouvert au public, et nous sommes des privilégiés, nous étions déjà venus en 2019, depuis énormément de choses ont changé, en 2023, la têmpête "Ciaran" a provoqué énormément de dégâts mais tout est désormais rentré dans l'ordre.
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Ce corps de ferme restauré est avant tout un lieu de travail, de recherche et de passion depuis sa création en 2016, où se côtoient ânes, paons, canards, poules et coq, avec bien sûr une multitude d'aéoniums.
La pépinière est spécialisée dans la multiplication et la culture de ce genre botanique et des genres apparentés. Les aéoniums sont surtout associés aux paysages volcaniques des îles Canaries. Pourtant, leur aire de répartition est bien plus vaste : on en trouve également dans l'archipel de Madère, au Cap-Vert, en Afrique de l’Est et jusqu’au Yémen.
Dans leur milieu naturel, beaucoup de ces plantes connaissent certes des températures élevées, mais elles vivent également dans des atmosphères chargées d’humidité, sur des falaises ou roches volcaniques au milieu des brumes et des brouillards. La douceur et l’humidité du climat finistérien peuvent donc leur offrir des conditions favorables, ils ont d'ailleurs bien résistés à notre été inhabituel.
Elle a reçu deux labels de Collection nationale : l’un consacré aux taxons botaniques, l’autre aux hybrides et cultivars. La collection, enregistrée auprès du CCVS, le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées, est exceptionnelle. Aujourd’hui, ce sont près de 60 espèces et sous-espèces, auxquelles s'ajoutent une multitude de cultivars, qui ont été réunies au fil des années.
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Partout, les plantes occupent l’espace, dans les massifs, les talus et les rocailles se mêlent plantes grasses, échiums, aloes, arctotis, anthémis, euphorbes, arbustes et autres vivaces. Rien n’est laissé au hasard, ces plantations permettent notamment d’observer comment les différentes espèces réagissent au climat de cette terre située à l'extrémité du finistère à quelques kilomètres de la mer.
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Au fil de notre promenade, les formes et les couleurs se multiplient. Rosettes compactes ou généreuses, feuillages verts, pourpres ou panachés : difficile de ne pas s'émerveiller devant chaque plante. Un petit arrêt s'effectue devant la serre personnelle d'Hubert pour nous montrer une terrine de semis et sa collection de tillandsias.
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Puis nous prenons le chemin des tunnels de culture. Et là, l’impression est encore plus forte. Des centaines de plantes alignées, cultivées avec soin, témoignent du travail accompli par Hubert et toute l’équipe.
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La diversité est telle qu’on comprend immédiatement que cette collection n’est pas une simple accumulation de plantes rares. Elle est le résultat d’une véritable démarche de conservation.
Les cultivars et mutations naturelles sont exclusivement multipliées par bouturage.
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Pour constituer et enrichir la collection, Hubert travaille avec des scientifiques, des conservatoires, des jardins botaniques et des passionnés dans plusieurs pays.
Il réalise également, lorsque cela est possible, des missions botaniques dans les régions où poussent naturellement les aéoniums. Direction notamment la Macaronésie, mais aussi des régions beaucoup plus éloignées, jusqu’en Éthiopie. Sur place, il recherche les populations sauvages, observe les plantes dans leur environnement et récolte des graines afin de préserver des lignées botaniques aussi fidèles que possible aux populations d’origine.
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Ici, les aéoniums botaniques sont issus de graines récoltées dans la nature. Un travail qui demande patience, connaissances… et une bonne dose d’intuition. Car le monde naturel est impitoyable. Parmi les très nombreuses graines produites par les plantes, une infime proportion seulement parvient finalement à devenir une plante adulte. Et lorsqu’une espèce est endémique d’une seule île, voire d’un seul versant de volcan, chaque graine récoltée prend alors une valeur particulière.
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À Kerveat, la culture ne s’arrête donc pas à la multiplication des plantes. Les échanges et la recherche occupent une place essentielle dans le travail de la ferme. Les collaborations avec des scientifiques, des conservatoires et des jardins botaniques permettent de mieux comprendre les espèces, leur diversité et leur comportement. Après plus de dix années de recherches, d’explorations et de culture, cette histoire connaît en 2026 un nouveau chapitre. La ferme botanique de Kerveat a confié sa collection intégrale d’aéoniums botaniques sous forme de graines au Conservatoire botanique national de Brest. Cette transmission représente une étape majeure pour la conservation de cet ensemble exceptionnel. Près de 60 espèces et sous-espèces, ainsi que de très nombreux cultivars, rejoignent ainsi une institution dont la mission est précisément de préserver et transmettre le patrimoine végétal.
Pour Hubert, c’est aussi une manière d’assurer l’avenir du travail accompli pendant plus d’une décennie. En confiant ces graines, il permet à ce patrimoine de continuer à vivre, à être étudié et, surtout, à être transmis.
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La pépinière n’est malheureusement pas ouverte au public et reste un lieu de production et de recherche et ne possède pas les installations nécessaires pour accueillir régulièrement des visiteurs. Notre découverte de la pépinière pour la seconde fois n’en est que plus précieuse.
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Notre visite s'est terminée par des achats et un pique nique au coeur de l'exploitation.
Un grand Merci à Hubert et toute son équipe pour l'accueil.
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En savoir plus avec le site internet La Ferme Botanique de Kerveat et la
À quelques kilomètres de là seulement, nous nous rendons au Jardin exotique de Saint-Renan pour changer complètement de décor.
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Avant de visiter le jardin, les plantes de la banque verte apportées par les adhérents de la banque verte sont présentées et mises à disposition des participants : strobilanthes, amaryllis belladona, pélargoniums, géraniums vivaces, abutilons, streptosolens, nepetas, aloes, scabieuses pourpres, penstemons, pêchers, échiums, konjac, aéoniums…
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Nous sommes accueillis par Pierre Bouteille et sa compagne Ophélie, qui nous donne l'historique et nous accompagne tout au long de la visite.
Le jardin se déploie sur environ 2 hectares, dans une petite vallée boisée longue d’environ 400 mètres. L’eau y est omniprésente : ruisseau naturel, bassins, rivière de galets et plantations aquatiques composent un paysage particulièrement dépaysant.
Avant de devenir ce jardin botanique luxuriant, le terrain était une zone humide laissée à l'abandon pendant près de 25 ans, progressivement envahie par la végétation. Le site a été acheté dans les années 1990 par Alain Corre , collectionneurs de Bambous et amateur de palmiers, plusieurs années de travail ont été nécessaires pour le remettre en état puis aménager les chemins, les pelouses et les bassins. Le jardin a ouvert au public en 1999, puis connaitra par difficulté d'entretien durant plusieurs une période de fermeture.
Une autre étape importante intervient avec la cession à Pierre Bouteille, la renaissance du jardin et sa réouverture au public en 2017, après d’importants travaux de débroussaillage, de curage des bassins et de nouvelles plantations.
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Puis nous tombons nez à nez avec ce Butia, couvert de fruits, nous sommes encouragés à goûter les fruits ayant bénéficiés d'un incroyable été ensolleillé.
À l’entrée, les palmiers et bambous semblent monter la garde. Puis le chemin disparaît peu à peu sous la végétation. On avance, on descend, on tourne, on tombe nez à nez avec un butia couvert de fruits et on s'arrête pour en déguster suite aux conseils d'Ophélie et Pierre, ils sont délicieux !.. Voici qu'arrivent les bananiers et gunnéras géants qui marquent la promenade nous nous engageons sur une passerelle sur pilotis. On prend alors un peu de hauteur et on découvre autrement la végétation, on découvre une nouvelle perspective, puis une autre. Le jardin est conçu comme un véritable labyrinthe végétal, parcouru de sentiers, de passerelles et de petits recoins où l’on a envie de s’attarder.
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Le regard est attiré partout à la fois. Ici, une masse de bambous forme un tunnel de verdure. Là, un bassin reflète les feuillages. Plus loin, une passerelle permet de prendre un peu de hauteur au-dessus de la végétation. Pourtant, le jardin est profondément lié à son environnement breton. Sa vallée humide constitue même une des clés de son atmosphère si particulière. Le jardin semble avoir grandi avec elle, en profitant de ses reliefs, de son humidité et de la présence naturelle de l’eau.
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Le bambou est sans doute l'une des grandes vedettes du jardin, la collection rassemble un grand nombre de variétés, tandis qu’une bambouseraie constitue l’un des espaces les plus spectaculaires du parcours. Les tiges montent vers la lumière, se resserrent parfois autour du chemin et forment des couloirs végétaux où les sons semblent changer. Le vent fait bruisser les feuilles tandis que la lumière se glisse par fragments entre les cannes. Les gros problèmes rencontrés actuellement sont les floraisons successives qui entrainent des dessèchements de cannes, un travail difficile et titanesque à réaliser vu le côté marécageux du terrain.
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La collection comprend également une quinzaine de variétés de palmiers (Butia, Phoenix, Parajubaea, Trachycarpus...) auxquelles s’ajoutent un arboretum avec différentes essences exotiques : Nyssa, Liquidambar, Acer, Liriodendron, Magnolia, Catalpa, Paulownia, Cedrela, nashi... et de nombreuses plantes installées dans les différents espaces du parc : cactus, bananiers, hédychiums, fougères...
Le jardin compte huit plans d'eau, avec leurs plantes aquatiques et leurs carpes Koï. Un ruisseau naturel traverse également le site, complété par une rivière de galets et différents aménagements autour de l’eau. Au détour d’un chemin, on découvre ainsi une nappe d’eau tranquille sous les feuillages. Quelques pas plus loin, un petit courant accompagne la promenade. C’est cette succession de scènes qui donne au jardin son caractère presque narratif : on ne se contente pas de regarder les plantes, on les découvre au fil du parcours.
La lumière, la pluie, les feuillages et le niveau d’eau modifient constamment les impressions au fil des saisons et de la météo. Une journée humide renforce encore l’atmosphère de forêt, tandis qu’un rayon de soleil transforme les bassins et fait ressortir les différentes nuances de vert. C’est sans doute ce qui explique que l’on puisse avoir envie d’y revenir à différentes saisons ou des jours de canicule.
Un espace réservé aux enfants est présent au milieu du jardin, un endroit rêvé pour venir se promener, observer, respirer et se laisser surprendre pour toute la famille petits et grands.
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Un grand "Merci" à Pierre et Ophélie pour l'accueil, merci aussi pour la dégustation de fruits de Butia et pour les nashis.
Site internet du Jardin Exotique de Saint Renan et
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Prochaines activités de la Société d'Horticulture du Bas-Léon sur inscriptions :
Samedi 26 septembre : Journée à Plougonver matin : Pépinière Grappiruz ( tout sur la culture de la vigne en Bretagne après-midi : la vallée des bambous dernières places disponibles
Vendredi 9 octobre : à 14h00 visite de la maison des semences paysannes du Léon et du Trégor
Samedi 24 octobre : Visite pépinière Kérisnel
Samedi 14 novembre : AG avec dernières places disponibles pour le Repas
Samedi 28 Novembre : Bourse aux plantes à Plouguin
Samedi 12 décembre : Visite pépinière Aouravalou - Agrumes en Bretagne à Saint-Agathon
Vérifiez ici vos inscriptions aux activités
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