Publié le 5 Juin 2026

Jour 7 : Vendredi 5 Juin 2026 


Visite de l’Arboretum de Batsford :

Situé sur les hauteurs dominant la vallée de l’Evenlode, près de la ville de Moreton-in-Marsh, l’arboretum de Batsford abrite l’une des plus importantes collections privées d’arbres et d’arbustes du Royaume-Uni. Réparti sur près de 25 hectares de pentes orientées au sud, ce vaste jardin paysager offre des panoramas remarquables sur la campagne des Cotswolds et constitue un véritable sanctuaire pour les amateurs d’arbres rares.

Le domaine fut profondément transformé à partir de 1886 par Algernon Bertram Freeman-Mitford, plus connu sous le nom de Lord Redesdale. Diplomate britannique ayant longuement séjourné en Russie, en Chine et au Japon, il nourrit une passion pour les cultures orientales qu’il transpose dans son domaine. Il fait reconstruire le manoir dans un style néo-Tudor et entreprend la création d’un arboretum inspiré des paysages naturels, où les arbres se développent librement dans un cadre évoquant une forêt mature.

Au fil de la promenade, plusieurs éléments rappellent les voyages de Lord Redesdale en Extrême-Orient. Le visiteur découvre notamment un imposant Bouddha de bronze ainsi qu’une maison de repos japonaise nichée parmi les arbres. Ces éléments décoratifs confèrent au jardin une atmosphère contemplative qui se marie harmonieusement avec le paysage anglais.

Les sentiers serpentent à travers des clairières, des sous-bois et le long de petits ruisseaux, révélant au détour des chemins diverses statues et ornements d’inspiration orientale. Cette alliance entre botanique et influences asiatiques fait tout le charme de Batsford.

En 1919, le domaine est acquis par Lawrence John Lumley Dundas. Mais c’est surtout sous l’impulsion du second Lord Dulverton et de son épouse que l’arboretum connaît une phase majeure d’enrichissement au cours de la seconde moitié du XXe siècle.

Entre 1956 et 1992, de nombreuses plantations viennent compléter les collections existantes. Près d’une centaine de cultivars différents de magnolias sont introduits, ainsi que de nouveaux cerisiers japonais, conifères et arbres d’ornement.

Depuis 1986, la gestion du domaine est assurée par la Batsford Foundation, dont la mission est de préserver et de développer cet exceptionnel patrimoine horticole. L’arboretum de Batsford séduit les visiteurs tout au long de l’année. Au printemps, les magnolias et les cerisiers japonais offrent une floraison spectaculaire. L’été met en valeur les feuillages luxuriants et les sous-bois ombragés. L’automne transforme les collections d’érables, de bouleaux et de sorbiers en une véritable symphonie de couleurs, tandis que l’hiver révèle l’élégance des silhouettes des grands arbres et des conifères.

Depuis 2002, Batsford accueille également la collection nationale britannique de Prunus cerasifera d’ornement. Au printemps, les floraisons spectaculaires des cerisiers transforment le parc en un nuage de couleurs délicates, tandis que l’automne offre l’un des plus beaux spectacles végétaux du pays avec ses flamboyantes teintes rouges, orangées et dorées.

Aujourd’hui, l’arboretum rassemble plus de 1 300 espèces et variétés d’arbres, d’arbustes et de bambous provenant des quatre coins du monde. Parmi les collections les plus remarquables figurent les magnolias, les érables (Acer), les bouleaux (Betula), les sorbiers (Sorbus), les conifères rares ainsi qu’une magnifique collection de cerisiers japonais.

Après la promenade, nous avons prolongé notre visite dans la jardinerie du domaine, réputée pour la qualité de ses végétaux et les conseils de ses spécialistes. 

Déjeuner au Café Terrasse sur place 

Visite de  la maison Chastleton et son jardin :

Construite entre 1607 et 1612 pour Walter Jones, un brillant avocat issu d'une famille de marchands de laine gallois, la maison est édifiée en pierre dorée des Cotswolds autour d'une petite cour intérieure appelée Dairy Court.Le domaine avait été acquis en 1604 auprès de Robert Catesby, dont la demeure fut démolie pour laisser place à cette ambitieuse construction. L'architecte pourrait avoir été Robert Smythson, l'un des plus grands bâtisseurs de maisons de campagne anglaises de son époque.

Contrairement à la plupart des grandes demeures aristocratiques, Chastleton House ne possède ni vaste parc paysager ni spectaculaire allée d'accès. Elle s'intègre directement au village, dont les habitants assuraient autrefois de nombreux services indispensables à la vie quotidienne du domaine : fournil, étang à poissons, blanchisserie et bâtiments agricoles.

L'une des particularités de Chastleton est d'avoir appartenu à la même famille pendant près de quatre cents ans. Cette continuité exceptionnelle explique la remarquable préservation de ses intérieurs.

En 1874, Mary Whitmore Jones devient la première femme à hériter du domaine. Écrivaine prolifique, elle est également connue pour avoir inventé le « Chastleton Patience Board », un jeu de patience commercialisé dans toute l'Angleterre par la société J. Jaques & Son. Après avoir confié la gestion du domaine à son neveu Thomas Whitmore Harris, elle quitte la maison pour s'installer dans le presbytère voisin, où elle s'éteint en 1915. Les derniers propriétaires privés furent le critique d'art Alan Clutton-Brock et son épouse Barbara. 

En 1991, la demeure est confiée au National Trust, qui en assure depuis la conservation. Chastleton House est devenue célèbre pour l'approche singulière adoptée par le National Trust. Plutôt que de restaurer intégralement le bâtiment, l'institution a choisi de préserver la maison dans l'état où elle se trouvait lors de son acquisition.

Cette politique de conservation, parfois qualifiée de « controlled decay » (« dégradation maîtrisée »), permet au visiteur de découvrir une demeure authentique, marquée par le passage du temps. Les boiseries usées, les textiles fanés et les plafonds patinés racontent quatre siècles d'histoire familiale sans artifices.

Parmi les plus belles pièces de la maison figure la “Long Gallery”, longue d'environ vingt-deux mètres. Son impressionnant plafond voûté en berceau constitue l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture jacobéenne. Fragilisé par des infiltrations d'eau pendant près de deux siècles, il ne fut réparé qu'au début du XXe siècle par deux artisans locaux.

La Grande Chambre, destinée à recevoir les invités les plus prestigieux et à accueillir concerts et divertissements, témoigne également du raffinement de la demeure. Son décor s'inspire de la Renaissance italienne, avec des boiseries élégantes et une frise ornée des douze prophètes de l'Ancien Testament et des douze sibylles de l'Antiquité.

La maison conserve également plusieurs trésors historiques, notamment la célèbre Bible de Juxon, qui aurait accompagné le roi Charles I lors de son exécution en 1649. Une collection de verres jacobites gravés de roses, de feuilles de chêne et d'autres symboles royalistes rappelle quant à elle les sympathies politiques de la famille au XVIIIe siècle.

En 1919, la découverte de tapisseries anciennes permit également d'établir un lien avec les ateliers de tissage créés au XVIe siècle par William Sheldon. Certaines de ces œuvres sont encore exposées dans la maison, tandis qu'une autre est conservée au Victoria and Albert Museum.

Classés Grade II, les jardins ont connu plusieurs évolutions depuis leur création au début du XVIIe siècle. Leur organisation suit les principes décrits par Gervase Markham dans son traité The English Husbandman publié en 1613. Comme dans de nombreuses demeures anglaises de cette époque, la maison était entourée de plusieurs espaces distincts : une cour d'entrée, un jardin d'agrément, un verger, un potager et des espaces agricoles.

À l'est se trouve le jardin d'agrément, entouré de murs anciens, il est aujourd'hui organisé autour d'un remarquable parterre circulaire de buis aménagé au XIXe siècle par Dorothy Whitmore Jones. Cette composition géométrique, restaurée ces dernières années, constitue l'un des éléments les plus emblématiques du domaine. Le parterre est entouré de topiaires soigneusement taillées, tandis qu'à l'extérieur se développent de larges bordures de vivaces aux formes plus libres. Cette association entre géométrie classique et plantations naturalistes apporte au jardin un charme particulier.

Au nord de la maison s'étagent plusieurs terrasses aménagées sur le terrain en pente. Elles conservent des traces d'anciens aménagements médiévaux ainsi que les vestiges de l'ancien mur d'enceinte. Ces terrasses sont aujourd'hui célèbres pour leurs pelouses de croquet. C'est ici que Walter Whitmore Jones développa dans les années 1860 une version des règles du jeu qui devint la référence officielle. Chastleton est ainsi souvent considéré comme le berceau du croquet moderne de compétition. Durant la belle saison, les visiteurs peuvent emprunter le matériel mis à disposition et s'essayer eux-mêmes à ce sport typiquement britannique.

Le potager, réorganisé au XIXe siècle selon un plan géométrique en plusieurs parcelles, a lui aussi été restauré. Les travaux menés ces dernières années ont permis de retrouver l'esprit du jardin jacobéen tout en intégrant des plantations adaptées aux goûts contemporains.

Visite du village de Stow-on-the-wold, pour flânerie.

 

Dîner à l'hôtel.

 

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Publié le 4 Juin 2026

Jour 6 : Jeudi 4 Juin 2026 

Visite le matin de Bourton House et son jardin

Avec ses topiaires sculptées et ses parterres flamboyants, Bourton House Garden est reconnu comme l’un des plus beaux jardins du Royaume-Uni.

L’accueil et la sortie des visiteurs se font par l’ancienne grange à dîme, vaste bâtiment datant de 1570. Au Moyen Âge, ce type de grange servait à stocker les loyers et les dîmes, soit le dixième de la production agricole versé à l’Église. Ses murs sont aujourd’hui bordés de pivoines arbustives, d’hortensias grimpants et d’Actinidia kolomikta, une liane ornementale de la famille du kiwi dont le feuillage se pare de touches roses vives.

Bourton House est un manoir carré de style jacobéen construit à la fin du XVIe siècle. Ses angles renforcés sont couronnés de quatre imposantes cheminées. La pierre calcaire dorée des Cotswolds illumine sa façade classique, transformée au début du XVIIIe siècle par l’ouverture de grandes fenêtres géorgiennes.

Au fil des siècles, le domaine change plusieurs fois de propriétaires. En 1983, Richard et Monique Paice l’acquièrent et entreprennent la restauration de la maison. Le jardin devient alors l’objet d’une passion commune à Monique et à ses chefs jardiniers. La création progressive de chambres de verdure, sur une période de vingt-cinq ans, donne naissance au magnifique jardin de 1,2 hectare que l’on admire aujourd’hui.

Le style du jardin mêle harmonieusement des espaces classiques, brodés de buis et d’ifs taillés avec précision, à des compositions plus contemporaines où s’épanouissent des vivaces et des plantes exotiques. Haies, tonnelles, grilles et portails rythment la découverte des différentes chambres de verdure. Au mois de mai, les tulipes opulentes se marient aux ombelles d’ail d’ornement, aux iris et aux euphorbes.

Une grille et quelques marches relient l’ancien verger au jardin. À droite se trouvent un petit potager et une serre qui abrite l’hiver les plantes sensibles au gel ainsi que les semis printaniers. À gauche, cônes et spirales de buis structurent le jardin de topiaires, bordé de contreforts végétaux adossés au mur d’enceinte.

Une pièce d’eau constitue le centre de cette chambre de verdure entourée d’une haie d’ifs. Elle est gardée par une sculpture de héron réalisée par Michael Lythgoe. 

Au bout de la pelouse, dans l’axe sud du manoir, deux volées de marches en pierre conduisent à une terrasse surélevée aménagée au XVIIIe siècle. Le jardin s’ouvre alors sur le paysage pastoral des Cotswolds.

Dissimulé derrière une haute haie d’ifs, le Knot Garden s’organise autour d’un remarquable bassin ovale surélevé en forme de panier. Cette pièce exceptionnelle provient de la Grande Exposition universelle de 1851, organisée au Crystal Palace de Hyde Park, symbole du rayonnement britannique à l’époque victorienne.

À l’ouest du Knot Garden se trouve la Shade House, consacrée aux plantes d’ombre. À l’opposé, une pelouse ovale bordée d’arbustes accueille les parties de croquet. Une bordure ensoleillée peuplée d’iris et de plantes de rocaille en souligne le contour.

À l’ombre de la façade nord-ouest, couverte de Pyracantha ‘Mohave’, un petit jardin de buis entoure une fontaine. Les massifs sont renouvelés au fil des saisons : tulipes au printemps, héliotropes en été. Partout, bulbes et annuelles en pots animent les perspectives, installés dans des poteries de terre cuite, des auges en pierre ou des citernes en plomb.

Devant le manoir, deux Parrotia persica font face à la grande pelouse et illuminent le jardin de leurs teintes dorées lors des journées pluvieuses d’automne. Le domaine a bénéficié du talent d’une remarquable équipe de jardiniers. Paul Williams en fut le chef jardinier de 1980 à 1998, avant de transmettre le flambeau à Paul Nicholls, qui consacra vingt années au jardin jusqu’à son départ à la retraite en 2018. Aujourd’hui, Jacky Rae, qui a longtemps travaillé à ses côtés, assure la direction horticole du domaine. Depuis 2010, Bourton House Garden appartient à Roelof et Cheryl Quintus, qui poursuivent avec soin l’entretien et le rayonnement de ce jardin d’exception.

Déjeuner à l’auberge “The Horse & Groom”.

Découverte du jardin de Sezincote

L’histoire de Sezincote débute à la fin du XVIIIe siècle. De retour des Indes, où il avait fait fortune grâce à la Compagnie anglaise des Indes orientales, le colonel John Cockerell acquiert le domaine en 1795. À sa mort prématurée, son frère Charles hérite de la propriété. Lui aussi enrichi au Bengale, il nourrit une profonde fascination pour l’Inde et décide de transformer l’ancien manoir jacobéen en un palais inspiré de l’architecture moghole.

Pour réaliser ce projet audacieux, il confie les plans à son frère, l’architecte Samuel Pepys Cockerell. Bien que celui-ci ne se soit jamais rendu en Inde, il s’appuie sur les dessins et gravures du peintre Thomas Daniell, célèbre pour ses représentations des monuments indiens. Les travaux se déroulent entre 1805 et 1807.

Le résultat est spectaculaire. Revêtue d’un ocre rouge évoquant les palais du Rajasthan, la demeure est dominée par un imposant dôme en bulbe recouvert de cuivre et entouré de quatre minarets.

La visite du prince régent, futur roi George IV, en 1807 marque un tournant dans l’histoire du domaine. Séduit par cette architecture orientalisante, il s’en inspire pour transformer le célèbre Royal Pavilion de Brighton.

Pour mettre en valeur cette demeure hors du commun, Samuel Pepys Cockerell s’entoure du plus célèbre paysagiste de son époque : Humphry Repton. Celui-ci participe à la conception d’un jardin où se mêlent harmonieusement influences persanes, indiennes et anglaises.

Face à la maison, un jardin régulier rappelle les jardins persans. Il s’inscrit dans le demi-cercle formé par l’orangerie incurvée et le pavillon octogonal qui abritait autrefois une volière peuplée d’oiseaux exotiques.

Au-delà de ces espaces formels, le parc paysager épouse les courbes naturelles d’un vallon traversé par un ruisseau. Fidèle à l’esprit romantique du début du XIXe siècle, Repton crée un parcours ponctué de fabriques et de surprises évoquant l’Orient.

Une grotte mystérieuse protège la source qui alimente le ruisseau. Plus loin, le visiteur découvre le célèbre bassin du Serpent, dominé par un naja tricéphale enlacé autour d’un tronc d’arbre. Un pont indien, gardé par deux zébus de pierre, permet de franchir le cours d’eau dont le débit augmente progressivement au fil de sa descente vers la vallée.

Le parcours mène ensuite à une pièce d’eau entourée de plantes palustres et d’essences exotiques. Tout au long de la promenade apparaissent d’autres éléments emblématiques du jardin : le Temple du Soleil et sa fontaine, la colonne Wellington d’inspiration indienne, ainsi que diverses rocailles et constructions pittoresques.

À partir des années 1960, le célèbre horticulteur Graham Stuart Thomas enrichit les plantations du domaine, ajoutant de nombreuses espèces ornementales qui contribuent encore aujourd’hui à la richesse botanique du parc.

 

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Publié le 3 Juin 2026

Jour 5 : Mercredi 3 Juin 2026

Transfert à la gare de Cheltenham Race Course pour prendre le train vers Broadway sur la ligne (GWSR) :

Le Gloucestershire Warwickshire Steam Railway est l’un des plus importants chemins de fer patrimoniaux d’Angleterre. Exploité principalement par des bénévoles, il traverse les magnifiques paysages des Cotswolds entre Cheltenham Racecourse et Broadway, sur un parcours d’environ 23 kilomètres.

La ligne actuelle emprunte une partie de l’ancienne ligne ferroviaire de la Great Western Railway reliant Birmingham à Cheltenham, construite au début du XXᵉ siècle, et ouverte en 1906. Fermée dans les années 1970, elle a été progressivement restaurée grâce à l’engagement de passionnés du patrimoine ferroviaire. Depuis les premiers trains touristiques mis en circulation en 1984, le réseau n’a cessé de s’étendre, l’ouverture de la gare de Broadway en 2018 marquant une étape majeure de son développement.

Le voyage permet de découvrir les paysages typiques des Cotswolds, en traversant notamment les environs de Winchcombe, Toddington et Broadway. Les trains sont tractés par une remarquable collection de locomotives à vapeur et diesel historiques, qui datent de 1919 aux années 1960 et
ont été entièrement restaurées dans un style d’époque accompagnées de voitures d’époque soigneusement restaurées.

Véritable musée vivant du chemin de fer britannique, le Gloucestershire Warwickshire Steam Railway offre une expérience authentique qui permet aux visiteurs de revivre l’âge d’or du voyage ferroviaire tout en admirant les paysages emblématiques des Cotswolds.

Descente du train et continuation vers Bourton on the Water, joli village réputé des Costwolds,

Déjeuner au “Willow Pub”.

Visite des jardins de Miserden :

C'est un jardin clos historique qui domine un parc à daims et les paysages vallonnés de la Golden Valley. Créé au XVIIᵉ siècle, il a conservé une atmosphère de sérénité et d’élégance qui en fait l’un des jardins les plus charmants de la région.

Le jardin se distingue par sa remarquable allée de topiaires en if, ses pelouses soigneusement dessinées et les célèbres marches engazonnées conçues par l’architecte Sir Edwin Lutyens, qui participa également à la transformation de la demeure de Miserden. Bien que la maison, construite vers 1620, ne soit pas ouverte au public, elle constitue un magnifique décor, particulièrement au printemps lorsque sa façade se pare de glycines en fleurs.

Réputé pour ses spectaculaires bordures mixtes, parmi les plus longues de toutes les propriétés privées anglaises, le jardin offre une succession de couleurs du printemps à l’automne grâce à une riche collection de roses, de clématites, d’arbustes et de vivaces. Parmi ses curiosités figurent un sycomore bicentenaire traversant un mur de pierre des Cotswolds, un mûrier planté au XVIIᵉ siècle, un ruisseau agrémenté d’une fontaine et d’un pavillon de jardin, ainsi qu’une remarquable spirale de dahlias.

Alliant patrimoine, horticulture et paysages exceptionnels, les jardins de Miserden demeurent un havre de paix où l’art du jardin anglais s’exprime avec raffinement. Chaque été, le site accueille également une exposition de sculptures en plein air organisée par la "Cotswold Sculptors Association", renforçant encore le dialogue entre nature et création artistique.

Puis route vers Cerney House,

Nichés au-dessus de la vallée de la rivière Churn, c'est l’un des jardins les plus charmants et secrets de la région. La demeure, construite vers 1660 par la famille Rich puis remaniée dans le style géorgien à la fin du XVIIIᵉ siècle, est entourée d’un vaste domaine mêlant bois, vergers et jardins clos. 

Depuis l’acquisition de la propriété par Sir Michael et Lady Angus en 1983, les jardins ont été restaurés avec passion et sont devenus un remarquable exemple de jardin anglais traditionnel. Les seize hectares de bois offrent au printemps de spectaculaires tapis de perce-neige, jacinthes des bois, anémones et aconits, tandis que les sentiers invitent à la promenade sous de majestueux arbres centenaires. La propriété a été héritée par Nick et sa femme médecin Janet, de ses parents Lord et Lady Angus, il y a près de 10 ans.

Le cœur du domaine est un vaste jardin clos victorien de 1,4 hectare, exposé plein sud et entouré de murs de briques rouges. Développé au fil des années par Lady Angus et sa famille, il associe avec harmonie jardin d’ornement, potager biologique et verger. Pergolas couvertes de rosiers anciens, bordures de vivaces, arbres fruitiers palissés et massifs colorés créent un décor d’une grande richesse horticole.

Parmi les espaces remarquables figurent le Knot Garden, organisé autour d’un cadran solaire et bordé de buis le tout couronné par quatre cognassiers. Tout en haut du jardin un espace renferme des herbes aromatiques et médicinales, inspiré du célèbre traité botanique Culpeper’s Complete Herbal. On y découvre une importante collection de plantes traditionnellement utilisées pour leurs vertus thérapeutiques.

Un escargot protégé est présent dans le jardin, il attesterait d'une occupation Romaine il y a très longtemps dans le secteur. Le jardin présente un intérêt tout au long de l’année : perce-neige et hellébores en hiver, tulipes et ail d’ornement au printemps, roses, pivoines, delphiniums et iris en début d’été, puis dahlias, aromatiques, fruits et couleurs flamboyantes de l’automne.

Nous avons apprécié les gâteaux faits maison par Nick, accompagnés de thé pour finir cette journée.

 

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Publié le 2 Juin 2026

Jour 4 : Mardi 2 Juin 2026 

Visite le matin d’Hidcote Manor et ses jardins.

Hidcote Manor Garden est l’un des jardins les plus célèbres d’Angleterre et une référence majeure de l’art des jardins du XXᵉ siècle. Il fut créé par Lawrence Johnston (1871-1958), un passionné de botanique d’origine américaine, qui consacra plus de quarante ans à sa conception et à son développement.

Le domaine fut acquis en 1907 par sa mère, Mrs Winthrop. Inspiré par les écrits de grands paysagistes tels que Gertrude Jekyll et Thomas Mawson, Johnston transforma progressivement le site en un ensemble unique de « chambres de verdure » délimitées par des haies et des murs.

Chaque espace possède son propre caractère, ses couleurs et ses ambiances, offrant au visiteur une succession de découvertes et de perspectives soigneusement composées.

Après son service dans l’armée britannique durant la Première Guerre mondiale, Johnston se consacre pleinement au jardinage. Grand collectionneur de plantes, il participa à de nombreuses expéditions botaniques en Europe, en Inde et en Afrique du Sud, enrichissant constamment les collections végétales de Hidcote. Son style associait la rigueur de la structure géométrique à des plantations abondantes et naturalistes, qu’il décrivait lui-même comme « un jardin sauvage dans un cadre régulier ». Dans les années 1930, Hidcote atteignit son apogée et devint l’un des jardins les plus admirés du pays. En 1948, conscient de son déclin de santé, Johnston légua le domaine au National Trust, assurant ainsi sa préservation pour les générations futures.

Aujourd’hui, Hidcote demeure un chef-d’œuvre du jardin anglais. Ses célèbres bordures fleuries, ses allées bordées de haies, ses jardins thématiques et ses magnifiques vues sur les collines des Cotswolds en font l’un des sites horticoles les plus emblématiques du Royaume-Uni.

Déjeuner en cafétéria sur place.

Visite l'après-midi de Kiftsgate Court et ses jardins.

Perchés sur les hauteurs et à proximité de Hidcote, les jardins de Kiftsgate comptent parmi les plus beaux jardins privés d’Angleterre. Créés au début du XXᵉ siècle autour d’une demeure construite à la fin de l’époque victorienne, ils sont le fruit du travail de trois générations de femmes : Heather Muir, sa fille Diana Binny et sa petite-fille Anne Chambers, actuelle propriétaire du domaine. Depuis l’acquisition de la propriété par la famille Muir en 1918, le jardin n’a cessé d’évoluer. Heather Muir imagina les premières bordures fleuries, les allées et les jardins thématiques qui firent la renommée du domaine. Ses successeures ont poursuivi son œuvre en enrichissant les plantations et en introduisant des aménagements plus contemporains, tout en préservant l’esprit du lieu.

Le jardin associe avec élégance l’inspiration des jardins à la française et le charme des jardins de cottage anglais. Il se compose d’une succession de parterres colorés, d’une roseraie, d’un jardin blanc, de bassins et de jardins d’eau, offrant des ambiances variées et de magnifiques vues sur la campagne.

Kiftsgate est particulièrement célèbre pour sa spectaculaire rose de Kiftsgate (Rosa filipes ‘Kiftsgate’), découverte dans les années 1950. Ce rosier liane exceptionnel grimpe jusqu’à plus de vingt mètres de hauteur dans un hêtre centenaire et se couvre chaque été d’une profusion de fleurs blanches parfumées, constituant l’un des plus remarquables spécimens de Grande-Bretagne, n'était pas encore en fleurs malheureusement pour nous.

Les parties les plus récentes du jardin témoignent d’une approche plus contemporaine, avec notamment un élégant jardin d’eau et des plantations exotiques adaptées au microclimat particulièrement doux du site. Entre tradition et innovation, Kiftsgate Court Gardens demeure un jardin d’exception où se mêlent histoire familiale, passion horticole et paysages spectaculaires.

 

Fin de l’après-midi à Chipping Campden, pour flânerie et shopping

C'est l’une des plus charmantes villes historiques d’Angleterre. Son nom reflète son passé commercial : le terme « Chipping », issu du vieil anglais, signifie « marché » ou « lieu de commerce ».

La prospérité de la ville s’est construite grâce au commerce de la laine entre le Moyen Âge et le XVIIᵉ siècle. Cette richesse a permis l’édification de nombreuses demeures en pierre dorée des Cotswolds, qui confèrent aujourd’hui encore à la ville son caractère exceptionnel.

Au début du XXᵉ siècle, Chipping Campden devient également un centre important du mouvement des Arts and Crafts. Artistes, artisans et designers s’y installent, contribuant à la préservation et à la mise en valeur de son patrimoine architectural. Parmi les monuments emblématiques de la ville figurent le Market Hall, élégant marché couvert construit en 1627 au cœur de la rue principale, ainsi que la majestueuse église Saint-Jacques, considérée comme l’une des plus belles églises des Cotswolds.

 

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Publié le 1 Juin 2026

 

Jour 3 : Lundi 1er Juin 2026 

En matinée, visite de Rousham House et de ses jardins :

Située dans l’Oxfordshire, Rousham House est l’une des plus remarquables demeures de campagne d’Angleterre. Construite vers 1635 par Sir Robert Dormer, remaniée par Kent dans un style gothique élégant, abrite de belles collections de mobilier, de peintures et de sculptures des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.

Elle appartient depuis son origine à la famille Cottrell-Dormer et demeure encore aujourd’hui une résidence privée qui témoigne de près de quatre siècles d’histoire familiale et architecturale.

À partir des années 1720, l’architecte paysagiste Charles Bridgeman amorce la transformation du domaine en créant des allées sinueuses, des boisements et des pièces d’eau dans un style plus naturel.

William Kent, pionnier du jardin paysager anglais au XVIIIᵉ siècle poursuit ensuite cette œuvre en intégrant au paysage des éléments inspirés de la Rome antique, donnant naissance à l’un des plus beaux exemples du jardin anglais naissant.

Dominant une boucle de la rivière Cherwell, les jardins offrent une succession harmonieuse de perspectives, de bosquets, de temples, de statues et de fabriques qui semblent s’intégrer naturellement au paysage. Leur remarquable état de conservation permet aujourd’hui d’admirer l’un des rares jardins du XVIIIᵉ siècle resté pratiquement intact.

Considéré par de nombreux spécialistes comme l’un des plus beaux jardins d’Angleterre, Rousham demeure une référence incontournable de l’art du paysage anglais.

Déjeuner au “Holt Hotel”

Continuation l’après-midi avec la visite du Jardin botanique d’Oxford et de la ville :

Située à environ 90 kilomètres au nord-ouest de Londres, Oxford est l’une des villes universitaires les plus célèbres au monde. Surnommée la « ville aux clochers rêveurs », elle séduit par l’harmonie de son architecture, qui mêle bâtiments médiévaux, collèges historiques et élégantes constructions des siècles suivants.

Traversée par la Tamise, appelée localement l’Isis, et par la rivière Cherwell, la ville offre un cadre verdoyant où se côtoient jardins, parcs et bâtiments historiques. Son patrimoine exceptionnel comprend notamment la bibliothèque Bodléienne, la Radcliffe Camera, le Sheldonian Theatre et les célèbres collèges universitaires qui font sa renommée.

Fondé en 1621 comme jardin médicinal destiné à l’étude des plantes utilisées en médecine, le jardin botanique de l’Université d’Oxford est le plus ancien jardin botanique de Grande-Bretagne et l’un des plus anciens jardins scientifiques au monde. Situé sur les rives de la rivière Cherwell, il abrite aujourd’hui plus de 6 000 espèces végétales sur seulement 1,8 hectare, faisant de sa collection l’une des plus riches et diversifiées au monde.

 

 

Le jardin se compose de plusieurs espaces complémentaires : un jardin clos historique datant du XVIIᵉ siècle, de vastes serres thématiques, des collections de plantes médicinales, des rocailles, des jardins humides et de remarquables bordures fleuries.

Plus de 90 % des familles de plantes vasculaires y sont représentées. Parmi ses trésors figurent le plus vieil arbre du jardin, un if planté en 1645, une importante collection nationale d’euphorbes, ainsi que des serres consacrées aux plantes tropicales, carnivores, alpines, arides ou aquatiques. Les collections de plantes médicinales illustrent également le rôle fondamental des végétaux dans le développement de nombreux traitements modernes.

Complété par l’arboretum d' Harcourt, situé à une dizaine de kilomètres au sud d’Oxford, ce jardin constitue à la fois un centre de recherche scientifique, un lieu de conservation de la biodiversité et un espace de promenade exceptionnel, où histoire, botanique et horticulture se rencontrent.

Rendez-vous avec nos 3 guides à la sortie du jardin pour une visite commentée à pied dans l’Université de Magdalen College et la ville.

Fondé en 1448 par William Waynflete, évêque de Winchester, Magdalen College est l’un des collèges les plus prestigieux de l’Université d’Oxford. Reconnaissable à sa majestueuse tour médiévale, élevée entre 1492 et 1509, il constitue l’un des monuments emblématiques de la ville en face du Jardin Botanique. Situé sur les rives de la rivière Cherwell, le collège possède un vaste domaine comprenant le célèbre Parc aux daims, où évolue une harde de daims, ainsi que la pittoresque allée d’Addison, l’une des promenades les plus appréciées d’Oxford. Au printemps, les prairies du domaine se parent de fritillaires pintades, fleurs rares qui contribuent au charme exceptionnel du site.

Les bâtiments du collège, organisés autour de plusieurs cours quadrangulaires, mêlent architecture médiévale et ajouts plus récents. Le Grand Cloître, la chapelle et la célèbre tour témoignent de l’histoire séculaire de l’établissement, tandis que le New Building du XVIIIᵉ siècle offre une élégante ouverture sur les jardins.

Alliant excellence académique, patrimoine architectural et paysages remarquables, Magdalen College demeure l’un des symboles les plus emblématiques de l’Université d’Oxford.

Dîner chez “Browns Brasserie”.

 

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Publié le 31 Mai 2026

Jour 2 : Dimanche 31 Mai 2026 

En matinée, visite du jardin de Painswick Rococo Garden :

Niché dans une vallée encaissée, Painswick Rococo Garden est le seul jardin rococo conservé en Grande-Bretagne. Il s’étend au pied du manoir de Painswick, une élégante demeure géorgienne construite vers 1730 en pierre calcaire par Charles Hyett, qui souhaitait s’éloigner du smog de Gloucester.

Créé dans les années 1740, à une époque charnière où les jardins anglais évoluent du style formel vers une conception plus naturelle et pittoresque, le jardin rococo associe des perspectives soigneusement composées à des allées sinueuses traversant les bois et à des plantations d’apparence plus libre. Conçu comme un lieu de divertissement destiné à accueillir des réceptions et des réunions privées, il reflète l’esprit raffiné et léger de son époque. Après avoir connu une longue période de déclin, le jardin a été sauvé de la ruine à partir de 1984 et restauré avec soin. 

Aujourd’hui, il offre un havre de paix propice à la promenade, à la contemplation et à la romance. Ses vues magnifiquement cadrées, appréciables en toute saison, constituent un témoignage exceptionnel de l’art des jardins anglais du début et du milieu du XVIIIe siècle.

Les jardins rococo étaient toutefois bien plus que de simples espaces paysagers, leurs créateurs y affichaient leur richesse et leur goût en intégrant des éléments aussi spectaculaires que fantaisistes. Pavillons, fabriques et bâtiments aux styles architecturaux insolites étaient conçus pour surprendre le visiteur et mettre en valeur les perspectives du jardin. Ces constructions devenaient de véritables lieux de divertissement en plein air, prolongeant la demeure et offrant aux propriétaires comme à leurs invités un cadre privilégié pour les loisirs et les réceptions. 


Déjeuner au pub “The Lion Inn” à Winchcombe.


Puis visite du Château de Sudeley et de son parc :

Au cœur des vallées verdoyantes se dresse le château de Sudeley, l’un des plus remarquables châteaux historiques d’Angleterre. Classé monument historique, il est situé à proximité du bourg médiéval de Winchcombe, dans le Gloucestershire. Entouré d’un domaine de près de 485 hectares ainsi que dix jardins couvrant environ 6 hectares, Sudeley conjugue plus de cinq siècles d’histoire, d’architecture et d’art paysager.

La construction du château débute en 1443 sous l’impulsion de Ralph Boteler, Lord Grand Trésorier du royaume, sur l’emplacement d’un ancien manoir fortifié du XIIᵉ siècle. Au fil des siècles, Sudeley accueille plusieurs figures majeures de l’histoire anglaise. Henri VIII et Anne Boleyn y séjournent en 1535. Le château est surtout connu pour avoir été la résidence de Catherine Parr, sixième et dernière épouse d’Henri VIII, qui y vécut après la mort du roi. Elle repose aujourd’hui dans l’église du domaine, faisant de Sudeley le seul château privé au monde à abriter la tombe d’une reine d’Angleterre. Une nouvelle vie commence en 1837 lorsque les frères John et William Dent acquièrent la propriété, leur restauration respectueuse préserve le caractère romantique des ruines tout en rendant le château à nouveau habitable. Les générations suivantes poursuivent cet ambitieux programme de restauration, enrichissant également les collections d’art et de mobilier qui font actuellement la renommée de Sudeley. Aujourd’hui encore, Sudeley demeure une résidence familiale privée, tout en accueillant les visiteurs désireux de découvrir son histoire unique. Le château abrite de riches collections d’œuvres d’art, de textiles, d’objets historiques et de souvenirs liés à Catherine Parr, offrant un fascinant voyage à travers l’histoire britannique.

Les jardins constituent l’un des joyaux du domaine. Répartis en dix espaces distincts, ils mêlent inspiration historique et beauté paysagère. Le Queen’s Garden, inspiré d’un jardin élisabéthain, présente plus de quatre-vingts variétés de roses. Le Knot Garden ou « jardin noué », est un style paysager d’origine anglaise, inspiré des jardins de la Renaissance. Il se caractérise par des motifs entrelacés créés à partir de buissons taillés. Cette technique, popularisée par les explorations britanniques au Moyen-Orient, rappelle les arabesques orientales, avec ses motifs géométriques formés par plus de 1 200 haies de buis, s’inspire d’une robe portée par Élisabeth Iʳᵉ. À proximité de l’église Sainte-Marie se déploie le White Garden, où pivoines, clématites, roses et tulipes composent un décor d’une grande élégance.

Sudeley est exploité aujourd'hui par la famille et reste la maison d'Elizabeth, Lady Ashcombe souvent appelée la « châtelaine de Sudeley[]. » et de son fils, sa fille et leurs familles[]. Le château s'ouvre au public de façon saisonnière et des sections sont utilisées comme hôtel.

Dîner à l'hôtel.
 

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Publié le 24 Mai 2026


Ce samedi 23 mai 2026, une vingtaine d’adhérents de la Société d’Horticulture du Bas-Léon (SHBL) se sont retrouvés pour une journée sur le thème de la rose avec la visite de la roseraie de Ooh Coeur des sens à Berrien le matin et le jardin de Danyland à Plougonven l’après-midi.

​En milieu de matinée, nous retrouvons Alexandra Merer et son père qui cultivent à Berrien dans le Finistère, en plein cœur des Monts d’Arrée à côté de Huelgoat, une fleur précieuse : la rose de Damas.

Bretonne de souche, initialement architecte, puis « activatrice de génies sensibles » Alexandra a toujours gardé un lien avec le centre Bretagne où vivaient ses grands-parents, agriculteurs. Elle y a travaillé lors de sa première partie de carrière et, lorsqu'elle a quitté le sol breton, elle revenait régulièrement s'y ressourcer. Jusqu’au jour où elle a ressenti l’appel intérieur du retour aux racines. 

Son père, Jacques, avait planté, quelques années auparavant en 2013, ces roses envoûtantes pour bénéficier de leur parfum enivrant et sucré dans son jardin. Il en avait planté 150 pieds et s’en occupait avec beaucoup d’amour, mais il était dépité de devoir les mettre sur son compost au bout de quelques jours. Il a donc proposé à Alexandra d’imaginer une solution pour valoriser leurs parfums, saveurs et vertus. Aventurière dans l’âme, et toujours enthousiaste à l’idée d’inventer, d’innover, de rêver, de créer, elle a lancé un questionnaire en ligne puis un financement participatif et a eu de nombreuses réponses et propositions de mises en relation.

Tout s’est enchaîné avec simplicité et elle a rencontré des distillatrices d’eaux florales ( distillats et hydrolats ) qui ont partagé leur expérience, et cela lui a tellement plu qu’elle est allée se former au CFPPA de Nyons, sur la production et transformation des plantes aromatiques et médicinales. Elle s’est aussi formée à la production de cosmétiques et de produits alimentaires. Et a commencé à travailler avec un laboratoire breton avec qui elle partage la même vision et d’autres collaborations sont à venir !

Jacques a donc continué à multiplier par bouturage et divisions, sans pesticides et dans le respect de la nature. Dans la roseraie, aujourd'hui ce sont près de 1000 pieds qui sont désormais disséminés sur une surface de 2000 M2. 

On trouve ici principalement 7 rosiers de type Damas et Portland, qui sont utilisés pour la production de roses.

‘Ispahan’ = ‘Pompon des Princes’ (Damas 1832 origine inconnue)

‘Rose de Rescht’ (Portland)

‘La Négresse’ (Damas 1842 origine France) 

‘Madame Hardy’ (Damas 1832 origine France)

‘Botzaris’ (Damas 1846 France)

x damascena (Damas)

‘Léda’ (Damas 1827 origine Royaume Uni) 

Les fleurs sont ramassées à la main tous les jours en de saison de production.

Lors de notre visite, nous avons passé en revue la culture des rosiers et découvert crescendo les différents parfums du plus léger au plus intense.

Les cultures principales sont complétées par quelques autres rosiers d’agréments installés dans une zone de détente. La floraison des roses s’échelonne sur 1 mois et demi selon les conditions météo en mai juin, c’est alors le moment idéal pour découvrir la roseraie lors de visites guidées. En dehors de la période de floraison, des photographies permettent aux visiteurs de s'imaginer les floraisons.

Depuis 2017, son entreprise “Ooh ! Au coeur des Sens propose une gamme de produits cosmétiques et alimentaires à base de rose fabriqués en Bretagne.

Alexandra distille et extrait le meilleur des roses et autres plantes médicinales cultivées ici, pour produire des hydrolats, des sirops, des confits, des tisanes, de l’huile essentielle, des eaux florales, de la crème hydratante qu’elle commercialise…

Elle propose des produits naturels issus de roses de Damas et autres plantes médicinales cultivées et récoltées ici avec amour. Nous avons pu gouter et tester de nombreuses références maison.

Afin de créer des produits les plus sains pour l'humain et les plus respectueux pour la planète, lorsqu’elle a besoin de matières premières non issues de sa production, elle sélectionne rigoureusement des produits de qualité, issus de l'agriculture biologique.

Pour elle, la rose a offert à leur vie une nouvelle direction, une nouvelle vision emplie de douceur et de tendresse. C’est certainement le début d’un chemin qui n’en finit pas de la surprendre chaque jour, tant la rose est riche d’enseignements, leur susurrant des mots d’Amour.

 

Alexandra vous accueille pour des visites du jardin 2026, pour prendre le temps d’observer, sentir et échanger autour des roses et de leur univers.

Samedi 30 mai : 14h – 18h
Samedi 6 et dimanche 7 juin : 10h30 – 12h / 14h – 18h
Entrée : 5 € / personne
Pensez lui envoyer un petit SMS pour la prévenir de votre visite !
 

Ooh! Au coeur des sens

Alexandra Merer

Goassalec

29690 Berrien

Tél : 0665423170

Mél : ooh.aucoeurdessens@gmail.com

Page Facebook

Voir ici le site internet

Voir ici la Carte des Paysan.nes herboristes du Bout du Monde

Un grand Merci à Alexandra et Jacques pour leur accueil, nous reviendrons avec plaisir pour déambuler parmi les roses

 

Un groupe d'adhérents de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL) s'est rendu l'après-midi au jardin de Danyland à Plougonven.

Comme à chaque rendez-vous de la SHBL, la Banque Verte Mobile était de sortie : les plantes disponibles aux échanges étaient nombreuses : rosiers (Himmelsauge, Ghislaine de Féligonde, Adenochaeta, Seven Sisters...), scille du Pérou, Watsonia, Furcraea ou pluie d'étoiles du Mexique, pavots, gazanias, sauge patens, cardons, valériane officinale, palmiers, digitales variées, basilic...

L'occasion pour certains de découvrir ou pour d'autres de re-visiter le jardin de Dany Disez, un jardinier passionné de rosiers, rhododendrons et d'hydrangeas. Une fois devant le portail d‘entrée, on ne se doute pas que le jardin fait 6000 m² et renferme autant de plantes.

C’est en 2003 que l’aventure commence ici pour Dany afin de transformer un roncier et le sous bois en parc floral. Ce n 'est pas son premier jardin mais son troisième (certaines plantes ont voyagé de jardin en jardin).Le jardin devant la maison a été réalisé quant à lui en 2008, une fois la construction achevée.

Le jardin de "Danyland" est un jardin extraordinaire où l'on peut découvrir  à la bonne saison plus de 400 variétés de roses anciennes, anglaises, modernes, lianes, paysagers, grimpants (Rose de Rescht, Alfred Colomb, Agar, Pourpre Charmant, Himmelsauge, Félicia, Angela, Charles de Mills, Alan Titchmarsh, Alphonse Daudet, New Dawn, Félicité et Perpétue, Raubriter, Maria-Lisa, Albertine, Paul's Himalayan Musk, Fairy Dance, Léonard de Vinci, Mozart, Président de Sèze, Wedding Day, Bleu Magenta, Cernion, Jacques Cartier, American Pilar, Laguna, Mountain Snow…) plus de 150 Hydrangeas en été (avec une soixantaine de variétés dont de superbes paniculata dont 'Limelight', 'Phantom', 'Vanille fraise', 'Pinky Winky', 'Early Sensation'...), des rhododendrons au printemps et de nombreux arbres, arbustes et  plantes vivaces. Une déambulation sur 800 m de parcours, avec de nombreux bancs mis à disposition pour admirer le cadre majestueux sur la campagne environnante et les Monts d'Arrée.

Merci encore une fois à Dany de nous avoir fait revisiter son paradis, nous y reviendrons encore et encore...

Merci encore une fois à Dany de nous avoir fait revisiter son paradis, nous y reviendrons encore et encore...

Le jardin de Danyland
Chez Dany et Arlette Disez
6, impasse Robert le Guiner
29640 Plougonven
Tél : 07 66 16 41 18

Voir ici le site internet du jardin de Dany

En 2026, le jardin sera ouvert tous les samedis dès 14 h, (sur réservation les autres jours), jusqu'à fin août.

Entrée : 4 € / personne

Ouvert également pour les rendez vous aux jardins, les 6 et 7 juin de 10h à 19h.

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Prochains rendez-vous de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL) sur inscription:

du 30 au 7 juin : Voyage à la découverte des jardins dans les Cotswolds pour 42 adhérents

Vendredi 19 Juin : Journée dans les cotes d'Armor à la pépinière Faucon et au jardin de la Roche Branlante à Ploumanach

Complet liste d'attente mise en place

Samedi 27 juin : Journée dans les cotes d'Armor au jardin d'Archadiou et dans les jardins de la Roche Jagu

Il reste 2 Places puis une liste d'attente sera mise en place

Vérifiez ici vos inscriptions et infos complémentaires aux prochaines activités de la SHBL 

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Publié le 8 Mai 2026

Une trentaine d'adhérents de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL) se sont retrouvés ce samedi 16 mai 2026 à Plouha pour visiter de 2 jardins et d'une pépinière.

Le jardin des 1001 plantes :

Nous avons été accueillis par Aurélien, Elisabeth et leurs enfants : Benjamin et Amandine, autour d'une infusion à base de 3 menthes et de baume de Galaad (Cedronella canariensis), boisson chaude appréciée par tous par cette fraiche matinée.

Passionné depuis toujours, Aurélien nous a présenté les différentes et nombreuses espèces de son jardin lors de notre déambulation. 

L'histoire du jardin a commencé en 2009 par les premières plantations dans un champ vide.

Ces 8000m² entourés de haies, ont d'abord abrité un jardin proche de la maison, et petit à petit les massifs ont poussé, le potager a grandi, et plus de 1500 plantes prennent maintenant leurs aises dans ce beau jardin.

Après seulement quelques mètres, l'espace s'ouvre et on découvre une large pelouse entrecoupée de massifs, d'arbres, de larges bordures, et 2 superbes cabanes fabriquées par notre hôte pour ses enfants. 

Le nombre de plantes est assez incroyable, que ce soit dans les vivaces, les plantes potagères, les arbres ou les arbustes : 

Vivaces : heuchères, iris, géraniums, benoîtes, aconit, watsonias, alstroemères, diascias, dahlias, plusieurs restios, campanules, lupins, Dianella tasmanica, aspérule odorante, pulmonaires, lamiers, Bletilla striata…

Légumes et aromatiques : salsifis à feuille de poireau, mâche perpétuelle, radis serpent, poire de terre, ail éléphant, panais, mâceron, courges, thyms, Cedronella canariensis, Tagetes lemonii, menthe Suisse, menthe glaciale, armoise 'Cola'...

Embothrium coccineum - Arbre de feu du Chili

Arbustes : Euphorbe mellifera, Callistemon, Euonymus europaeus ’Red Cascade’, Itea virginica ’Henry’s Garnet’, Prunus incisa ’Kojo-no-mai’, Embothrium coccineum, Paeonia ludlowii, Neillia affinis, Luma, pittosporums, Crinodendron hookerianum, Fuchsia regia ssp.reitzii, Euryops virgineus, Cytisus battandieri, hortensias... et des rosiers comme 'Veilchenblau'.

Euryops virgineus

Arbres : Liquidambar, Davidia involucrata, Robinia pseudoacacia ’Casque Rouge’, Albizia, cercidiphillum, Toona sinensis 'Flamingo', Magnolia grandiflora...

Grimpantes : Holboellia latifolia, hydrangeas, chèvrefeuilles, rosiers...

Fruitiers et petits fruits : pruniers, néflier du Japon, pêchers, pommiers, abricotiers, ragouminier, feijoas, myrtillers, caseilles, cogniassiers, poiriers, noyer, plaqueminier, nashi, framboisiers, goumi du Japon, goji, noisetiers, kiwis, Rubus phoenicolasius, figuiers, vignes...

Aurélien nous a donné de nombreuses explications et a répondu à nos questions au fur et à mesure de notre avancée. Le jardin potager et ses légumes perpétuels a intéressé bon nombre d'entre nous, et la dégustation de radis serpent a été très appréciée !

Nous avons aussi découvert l'enclos avec les moutons, les oies et les poules.

La visite s'est achevée autour d'un verre avec ou sans alcool avec des sirops 'Maison' (tagète, pissenlit, menthe...).

Le jardin des 1001 plantes
Aurélien et Elisabeth Brosset
5, Barac’h
22580 Plouha
02 96 22 56 35 / 06 35 34 68 40
Visites possibles
uniquement sur rendez-vous.

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Pause pique-nique dans le bourg de Plouha et Banque Verte Mobile SHBL (échanges de plantes entre adhérents).

Banque Verte Mobile SHBL

Dahlia imperialis 'Alba', Ancolies, Dahlia 'Pompon Mauve', Bilbergia nutans, aeoniums, sedums, tanaisie crispée, rosier 'Un jardin sous la lune', cardons, gazanias oranges, digitales variées, Geranium des canaries et de Madère, tanacetum, amaranthes, sauge patens, poivrier, Hydrangea Ayesha, Abutilon pictum 'Thomsonii', Cyperus diffusus, rosier 'Ghislaine de Féligonde', Liriope muscari, Jasmin d'Italie, Scille du pérou, Ligustrum sinense 'Sunshine', Pelargonium 'Gazelle', Ajuga reptans, pavots et coquelicots...

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Le Jardin de Méridoul et sa pépinière :

Dans la campagne proche du bourg de Plouha, Sylvain Anthoine a commencé à créer le jardin de Méridoul, au sein d'une ancienne pâture, à l'orée des bois, début 2009, sur 5 000 m² de prairie (qui englobe un parking, une allée, une pépinière, un jardin, une mare, une serre et un arboretum.

Nous avons écouté la présentation du jardin sous les grands peupliers, à côté de la pépinière, avant de partir explorer le jardin et la pépinière de vivaces et arbustes.

Les massifs sont formés en rectangles séparés par des allées. Ils sont composés de plantes à tous les étages: des couvre sol, des vivaces de différentes hauteurs, d'arbustes et d'arbres dans lesquels courent des grimpantes dont de nombreuses roses anciennes. 

Au départ, Sylvain vendait ses plantes sur les marchés, essentiellement des plantes aromatiques mais le jardin est peu adapté à leur culture : l'eau est à fleur de terre partout, surtout en hiver !

Maintenant, ce sont plus de 1000 variétés qui attirent l'œil que ce soit dans le jardin ou la pépinière adjacente et dans laquelle on retrouve les plantes vues dans le jardin. Tout prospère dans un fouillis organisé et généreux.

Parmi les plantes rencontrées : des bulbeuses (Ixia, Dierama), de nombreux petits arbres et arbustes (Heptacodium, Aesulus parviflora, Hoeria, chênes, Liriodendron tulipifera, houx, hydrangeas, Mahonia, viburnums, drymis), des rosiers ('Belle de Crecy', 'Ville de Gouaux', sericea omeiensis pteracantha, 'Thérèse Bugnet'), des fougères (Woodwardia, Blechnum, Osmonde, Dryopteris, Matteucia, Athyrium... ), des clématites, un grand nombre de plantes vivaces (Campanula glomerata, iris, digitales, Rodgersia podophylla, cimicifugas, alchémilles, hostas, sanguisorbes…) et autres graminées...

C’est un jardin au naturel où bien sûr les traitements sont proscrits.

La mare et un arboretum sont en cours d'aménagements.

Sylvain participe à la Fêtes des plantes de Pommorio, et chaque été organise des concerts et des soirées dans son jardin. Il créé aussi des aménagements et conceptions de jardins en hiver.

Le jardin de Méridoul
Sylvain Anthoine
Lieu dit Méridoul , 
22580 Plouha
06 08 50 28 09

sylvaingwenole@gmail.com

Page Facebook : Jardin de Méridoul

Un grand merci à Aurélien, Elisabeth, et Sylvain pour l'accueil et leur disponibilité.

 

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Prochains rendez-vous de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL) sur inscriptions (à vérifier en cliquant sur le lien ici) :

Samedi 23 mai :  le matin, Ooh Coeur des Roses à Berrien: hydrolats et cosmétiques à la rose de Damas Visite du jardin achats possibles. Reste 1 place, participation 5€. Pique Nique et Banque Verte Mobile SHBL à 13h45 sur le parking du Jardin de Dany à Plougonven puis visite du jardin participation 4€ pour visite Guidée : de nombreux rosiers et autres végétaux nous attendent dans ce lieu magnifique. Il reste des places.

Vendredi 19 juin : journée sur la Côte de Granit Rose. Le matin: Pépinière Faucon le matin, et l'après midi: jardin de la Roche Branlante à Ploumanac'h. Complet, liste d'attente en place.

Samedi 27 juin : journée Côtes d'Armor: le matin, jardin d'Archadiou à Pleumeur-Gautier, mêlant potager et fleurs. Pique nique et Banque Verte Mobile SHBL. L'après midi: Chateau de la Roche Jagu. Il reste 2 places.

Samedi 4 juillet : Journée Côtes d'Armor: le matin, Nénuphars du Monde à Rostronen, l'après midi; Jardin du bout de la Lande à Plévin. Il reste des places.

 

 

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Publié le 3 Mai 2026

Ce samedi 2 mai 2026, 30 adhérents de la Société d'Horticulture du Bas Léon (SHBL) se sont retrouvés chez deux producteurs de la coopérative Kerisnel, basée à Saint Pol de Léon, pour une journée complète de visites.

 

Kerisnel regroupe 32 adhérents producteurs de plantes, pépiniéristes et horticulteurs, depuis plus de 60 ans.

Le nombre de sites de production permet de proposer une gamme très large de végétaux, allant du plant de salade aux arbres, en passant par les chrysanthèmes, les arbres fruitiers, les conifères, les plantes vivaces, etc.

Voir ici le site internet de Kerisnel

Nous avons commencé la journée en nous retrouvant chez Olivier Moncus à Plouénan.

Olivier a créé son entreprise il y a 32 ans, en produisant au départ des alstroemères, sous serres pour la fleur coupée. Le marché trop concurrentiel n'évoluant pas favorablement pour la région malgré les regroupements, il s'est reconverti dans les plantes en pot : toujours les alstroemères, mais aussi des géraniums, des annuelles, des chrysanthèmes.

Après la présentation de l'entreprise, et avoir répondu à nos questions, Olivier nous à guidé à travers les serres et bitunnels pour nous présenter les cultures en place et les cycles de culture.

Petit à petit, il a élargi ses gammes et produit maintenant essentiellement : Alstroemerias, plantes vivaces en pots de 1 et 2 litres, succulentes, hellébores, gerberas, fraisiers en godets, et depuis peu des Ananas 'Mila', une variété pouvant fructifier dans nos jardins abrités.

La gamme des vivaces est très large, environ 150 variétés ( sauges, lupins, delphiniums, campanules,  heuchères, géraniums...).

Les succulentes sont étonnantes par leur variétés et leurs présentations; petits et grands pots, coupes, à la variété ou en mélange.

Nous avons beaucoup apprécié ce moment d'échanges et la présentation de son métier d'horticulteur.

Après un pique nique sur place, entre les rangées d'alstroemères et les succulentes, nous avons procédé à la Banque Verte - SHBL : hémérocalles, rosiers, cosmos, hellébores, palmiers, groseillers, giroflées, ancolies, alchémilles, loropetalum, achillées, bougainvillée et plein d'autres variétés, ainsi que des godets... il y a toujours du choix à chacune de nos sorties ! Pour rappel, c'est l'occasion d'apporter vos surplus de boutures et semis et d'échanger entre adhérents.

Nous nous sommes rendu ensuite juste à côté, dans l'entreprise La Fine Fleur, chez Mikaël Mercier.

Nous connaissons déjà bien Mikaël, nous avons visité à deux reprises sont entreprise de Guiclan, où il produit avec son équipe une gamme très large : camélias, fougères arborescentes, graminées, pittosporums, de nombreuses vivaces.

Sur le site de Saint Pol de Léon, c'est Benjamin chef des cultures qui gère le site, avec une équipe de 10 personnes. Marylène responsable des ventes l'accompagnait aujourd'hui, avec bien sur Mikaël, qui nous a présenté l'entreprise.

Mikaël Mercier a acheté le site il y a environ 3 ans, suite au départ en retraite d'un producteur Kerisnel. Cette culture étant nouvelle, il a fallut tout apprendre !

Fin 2023, la tempête Ciaran à fait énormément de dégâts, emportant des tunnels, endommageant de nombreuses structures. Le montant des réparations est lourd. Mais maintenant, plus de trace de la tempête,  les tunnels et serres sont flambants neufs et fonctionnels.

Sur ce site sont produits une large gamme de rosiers : buissons, anglais, arbustifs, anciens, grimpants, lianes paysagers, rampants et couvre-sol. S'y ajoutent des photinias, des lavandes, des saules crevettes.

Cet après-midi, ce sont les rosiers qui nous ont fait venir. Mikaël nous a présenté les tendances du marché et la façon dont l'entreprise s'adapte aux demandes. Moment très riche en informations, toujours dans la bonne ambiance qui caractérise nos sorties.

Nous avons ensuite déambulé dans les serres de rosiers. Ils sont proposés en différentes tailles de pots, palissés ou en tipi pour les grimpants, formés en buissons pour d'autres. 

Les parfums sont intenses, les couleurs flamboyante et la diversité importante.

Quelques rosiers aperçus en culture : 'Pierre de Ronsard', 'Sanguinea', 'Iceberg', 'Take It Easy', 'Le grand huit', 'City of York', 'Special Anniversary', 'Minerva', 'Abracadabra', 'Cocktail', 'Lavender Dream', 'Grouse', 'Princesse Charlène de Monaco', 'Summer of Love', 'Parfum Royal', 'Madame Ernest Calvat', gamme see you, gamme parmufa, gamme décorosier Volupta, gamme 'David Austin'...

Rosa 'Gertrude Jekyll'

Chacun a profité du moment et en a pris plein les yeux.

Rosa 'Minerva'

La journée a été bien remplie, riche de connaissances et de bonne humeur.

La Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL) remercie chaleureusement les producteurs Kerisnel qui nous ont accueillis ce samedi : Olivier Moncus et Caro ainsi que Mikaël Mercier avec Benjamin et Marylène.

Le site de Kerisnel est visible ici

Prochaines sorties:

- Samedi 16 mai :

journée avec pique-nique à Plouha (22): 10h, jardin des 1001 plantes et 14h, jardin de Méridoul. Complet, liste d'attente en cours (vérifiez vos inscriptions ici)

Samedi 23 mai :

journée avec pique-nique, le matin, visite de "Ooh Coeur" des Roses à Berrien. Participation de 5€.

Reste 1 place.

Après midi, visite du superbe jardin de rosiers (mais pas que !) de Danyland à Plougonven, il reste des places.

du 30 mai au 7 juin : 

Voyage au Royaume-Uni pour 44 adhérents pour visiter les plus beaux jardins des Cotswolds.

- Samedi 27 juin:

journée avec pique-nique Côtes d'Armor: matin, visite du jardin d'Archadiou à Pleumeur Gautier, mêlant potager et fleurs. Participation de 5€. L'après midi, visite du parc de la Roche Jagu, Il reste des places.

Vérifiez vos inscriptions et trouvez les informations pour les prochaines sorties ici

Covoiturage autonome des sorties SHBL

 

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Publié le 28 Avril 2026

Samedi 25 avril et lundi 4 mai 2026, 23 adhérents de la Société d'horticulture du Bas-Léon (SHBL), répartis en deux groupes ont eu le privilège de rendre visite à Michel Ladan pépiniériste collectionneur de caudex, installé à Ploudaniel dans le Finistère.

La SHBL avait déjà rendu visite en octobre 2013 à Michel, alors maraicher pour découvrir sa collection de courges et cucurbitacées au Jardin de Lesgall. Après de nombreuses années sur les marchés, la culture de courges, de plantes vivaces et succulentes, l'heure de la retraite a sonné depuis un an. 

« Cette passion est née quand j’étais plus jeune grâce aux coloquintes que j’ai commencé à cultiver et à collectionner. Si les courges alimentaires, comme le potiron et la citrouille, sont les plus courantes et les plus consommées, il existe également des cucurbitacées vivaces, étranges et originales »,

Sa découverte des caudex dans la famille des cucurbitacées est née suite à une petite annonce dans le magazine de jardinage 'Rustica', il y a 30 ans, où il a reçu 5 graines de Trochomeriopsis diversifolia, un genre monospécifique originaire de Madagascar une plante alors  totalement inconnue pour lui.

 Les plantes à caudex (souche, en latin) sont des plantes qui possèdent un organe de stockage d'eau et de nutriments situé à la base de la tige, et peut être enterré ou non. Cette capacité à stocker l'eau leur permet de traverser plusieurs mois de sécheresse. Leur caudex leur permet de vivre sur leurs réserves durant une longue période sans pluie. Ces plantes poussent en milieu aride, avec des températures relativement chaudes tout au long de l'année, comme c'est le cas à Madagascar ou en Afrique du Sud.

Il possède actuellement près de 80 taxons (plantes de genres et espèces différentes).

Nous avons découvert grâce à ces visites quelques-uns de ces étranges individus de la famille des Cucurbitacées qu'il a acquis chez lui depuis, avec des échanges et achats avec des collectionneurs et amis. 

Parmi elles, le Momordica rostrata consommé essentiellement par les rhinocéros ou le Gerrardanthus macrorhizus, toutes deux originaires du Kenya.

Dans sa collection, il y a aussi son Zygosicyos pubescens, originaire de Madagascar, les serres du Conservatoire botanique de Brest possédait un plant femelle et moi un mâle au moment des floraisons des deux pieds ça a été le début d'une histoire de pollinisation et production de graines. 

Mais aussi le surprenant Oreosyce africana, vivant aussi à Madagascar, à 2.400 mètres d'altitude.

« Certaines espèces sont utilisées dans la pharmacopée locale, contre les morsures de serpents ou en erzatz de savon ».

Sa passion, dévorante et exponentielle l'a obligé à construire une serre hors gel, pour accueillir encore plus d'espèces ou des variétés comme le fragile Seyrigia humbertii, sans feuille, mais aux tiges grises succulentes, ou grasses, ou le Xerosicyos danguyi, aux feuilles épaisses et charnues, qui permettent de s'hydrater en plein désert.

Parmi les autres plantes présentées par Michel, on peut voir un bégonia à caudex le Begonia natalensis ou dregei, le Plectranthus  ernstii, le Sinningia leucotricha, le Thalinum paniculatum.

Pusieurs autres genres présentent des formes caudiciformes : Pelargonium, Euphorbia, Dioscorea, Adenium...

Comment entretenir vos caudex :

Arrosages #

Par chez nous les plantes rentre en dormance à partir de fin septembre, octobre ou novembre  jusqu'à la mi mars selon les variétés et ne demandent  alors plus aucun arrosage, puis lorsque la plante nous redonne des signe de réveil, on reprend les arrosages une fois par semaine environ, pour la quantité nécessaire on observe la couleur et l'aspect du feuillage et le caudex c'est une question d'habitude.

lorsque le feuillage commence à jaunir en fin de saison on donne le dernier arrosage "pour dire au revoir", la plante commence à perdre ses feuilles (attention on observe également ce phénomène par un excès d'eau).

Insectes et cie #

La plante peut être attaquée par des pucerons, cochenilles, thrips, escargots et limages : on isole et on surveille.

Lumière # beaucoup de lumière mais pas de soleil violent pour éviter les brulures du feuillage et du caudex.

Substrat # 

50 % de Pouzzolane et 50 % de terreau avec engrais.

La pouzzolane absorbe l’eau de pluie ou d’arrosage grâce à sa porosité, puis la restitue lentement au sol. 

En recouvrant la terre d’une couche de 1 à 2 cm d'épaisseur, elle crée une barrière physique qui limite drastiquement l’évaporation sous l’effet du soleil. Vous réduisez ainsi la fréquence de vos arrosages, un avantage non négligeable en période de sécheresse.

On peut aussi faire un mix pouzzolane et pumice (pomice ou Pierre ponce) qui est un substrat volcanique originaire d'Italie.

Ce type de substrat est léger, peu friable et stable avec un pouvoir de rétention d'eau très élevé.

Pourriture #

La pourriture est un problème moindre avec les bactéries si les plantes sont arrosées et aérées correctement au niveau des racines. .

Entretien #

Les tiges minces peuvent devenir très longues, on peut pincer pour ramifier la plante (selon les espèces) et tailler la pousse supérieure en automne pour l'encourager à rester compact. On peut également installer un petit treillis.

Rempotage #

Tous les 3/4 ou 5 ans prévoir un rempotage dans un pot en plastique qui chauffe moins qu'un pot en terre cuite et ne retient pas l'humidité.

Lors du rempotage, on peut augmenter la taille du contenant ou remplacer presque entièrement l'ancien substrat.

Multiplication #

Les plantes à caudex peuvent être multipliées par semis ou boutures, selon les genres et espèces. 

Engrais #

On peut utiliser un engrais spécial cactus et succulentes mais également un engrais à libération lente.

La visite s'est terminée par des achats pour commencer ou compléter les collections des participants.

 

Un grand merci à Michel pour sa gentillesse, bienveillance et le partage de sa passion.

C'est avec plaisir que nous reviendrons avec d'autres adhérents pour d'autres visites.

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Michel reçoit sur rendez vous les personnes fortement intéressées et ouvre les portes de sa serre en juillet 2026 en partenariat avec l'office de Tourisme Côte des légendes, pour présenter ses curiosités végétales et son travail de pépiniériste.

Contact : Michel Ladan, Lesgall an Taro 29260 Ploudaniel 06 04 03 38 45

Participation aux foires aux plantes de : la Turballe, Carnac, Brest, Cardroc et Bédée.

 

 

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