Nous étions 19 à quitter le continent pour une journée sur l'île de Batz au départ de Roscoff à 10h.
L'île de Batz compte 380 habitants à l'année et 3000 à 4000 en été.
On y trouve quelques commerces et autres activités et services : une supérette, une boulangerie, trois crêperies, un médecin, un bureau de poste, une école et un collège (où sont également inscrits quelques jeunes roscovites...).
A 10h30, nous avons été accueillis par Jean-Pierre qui nous a fait découvrir son jardin à Pors-Kernoc.
Ce jardin privé se situe dans les murs d'une demeure familiale, maison de marins, datant de 1830. Il s'étend sur 2000 m2 et abrite des plantes originaires de Nouvelle Zélande, Australie, Canaries, Réunion ...
Visite du jardin privé de Jean-Pierre
Jean-Pierre nous a présenté l'ensemble de sa collection :
Petite astuce de Jean-Pierre pour les grimpantes : sur des filets de football récupérés et placés discrètement contre certains murs, grimpent plusieurs plantes dont la capucine tubéreuse.
Une réserve contenant les eaux de pluie permet d'arroser les plantes. Les déchets verts sont broyés avant d'être compostés pour l'obtention de terreau. Tous les ans, en avril, une période de sécheresse sévit sur l'ïle.
A l'issue de cette visite, nous avons pris un pique-nique au-dessus de la plage de Pors-Kernoc sous un soleil de plus en plus généreux.
En début d'après-midi, nous nous sommes dirigés vers Penn Batz afin de visiter le jardin Georges Delaselle.
Le jardin Georges Delaselle porte le nom de son créateur, un assureur parisien, passionné de plantes exotiques, qui tomba sous le charme de l'ile de Batz en 1897. Après l'acquisition d'un morceau de terrain, il effectuera des mouvements de terrain et de nombreuses plantations jusqu'en 1944 date de sa mort.
Vendu à plusieurs reprises, puis abandonné, son jardin renaîtra à partir de 1987, grâce à une équipe de bénévoles de l'association 'Les amis du jardin Georges Delaselle'. Il est la propriété du Conservatoire du littoral depuis 1997 et géré par Haut Léon Communauté.
La visite a commencé par la nécropole où sont placées les sépultures de l'âge de bronze mise à jour par G Delaselle, au milieu d'une vaste pelouse, de cordylines et autres proteacées en floraison pour la plupart.
Puis nous avons découvert la palmeraie qui abrite une collection de palmiers et de plantes subtropicales, la cactuseraie où plusieurs plantes nous ont ébloui par leur floraison, le jardin océanien regroupant des végétaux des antipodes, le jardin méditerranéen, le jardin des terres australes.
Ce sont trois jardiniers qui entretiennent ce jardin, la visite guidée n'étant pas envisageable cette année, nous avons réussi au détour d'une allée à échanger quelques instants avec Benjamin K. qui a vécu la période de confinement dans le jardin.
Les serres de Pontigou n’ont plus suffisamment de stock, et la visite de la Ferme de Lescinquit se faisant essentiellement en extérieur, et la météo prévoyant un après midi sous la pluie, nous préférons reporter ces visites à une autre date.
Ce samedi 30 mai 2020, 17 adhérents de la Société d'Horticulture du Bas-Léon (SHBL), répartis en 2 groupes, étaient en visites sur la journée au cœur des Montagnes Noires avec en toile de fond une campagne généreuse et vallonnée .
Un premier rendez-vous était donné à l'aire de co-voiturage de Daoulas pour la Banque verte (échanges de plantes)
La Pépinière Caillarec à Motreff (29)
Nous avons été reçus par Julien Caillarec, qui nous a accompagné en répondant à nos questions et en nous conseillant dans nos choix.
Ce n'est pas la première fois que la SHBL visite cette Pépinière, et c’est toujours un plaisir de parcourir les aires de production, sur 1 hectare. Toute l’année, ce sont plus de 400.000 plants répartis sur 2500 à 3000 variétés différentes, qui sont proposés à la vente : hémérocalles, hostas, heuchères, alstroemères, graminées, fougères, bulbeuses aromatiques et aquatiques...
Créées en 1990 par Daniel Caillarec (père de Julien) sur quelques mètres carrés de pelouse, les Pépinières Caillarec ont suivi le chemin de l'innovation et de la diversité végétale.
L'association père / fils en 2012 a confirmé l'orientation de l'entreprise qui propose aujourd’hui ses plantes vivaces aux entreprises du paysage, collectivités, aux points de vente et en vente directe aux particuliers.
5 personnes sont employées à l'année sur la pépinière, dont 2 permanents.
Une sauge 'Amistad' était offerte par Julien en complément des achats .
Samedi 13 juin après-midi "Serres de Pontigou" (ouvert à tous rendez-vous sur place à 14h00) Guiclan et "Ferme de Lescinquit" à Plouigneau (places limitées à 9)
Samedi 20 juin ile de Batz (sur inscription car places limitées à 18 le matin), pas de limite pour le jardin
Ce samedi 16 mai, était un jour de reprise d'activité particulier pour la Société d'Horticulture du Bas- Léon (SHBL).
Deux visites de Jardins et un échange de plantes - banque verte SHBL étaient organisés à Goulven
Afin de respecter les mesures concernant le Covid19, le programme initialement prévu avec la visite des serres de ravelin à Saint-Frégant n'a pu être réalisé dans son intégralité et seulement deux groupes de 9 personnes ont été constitués par jardin (la proximité des deux propriétés a facilité l'organisation).
Les deux jardins sont installés à proximité immédiate de la mer,
la structure du sol, le vent et les embruns sont des paramètres difficiles qui a fallut apprendre à dompter.
Jardin de Anne
Anne a acquis sa maison il y a 25 ans en 1995, avec 800 m2 dans un premier temps, son choix était de réaliser un jardin à l'anglaise .
Elle cultive les rosiers 'Westerland', 'Gertrude Jekyll', 'Abraham Darby', 'Pénélope', 'Buff Beauty', 'Paul's Himalayan Musk', 'Veilchenblau', 'Pompon des Princes', ''Queen of Bourbons'..
Puis un achat en 2010 ans du terrain côté mer de 3000 m2, où elle crée un verger de 800 m2 avec 14 pommiers ('Teint frais', 'Reinette d'Armorique', 'Drap d'or' ...), un prunier 'Victoria' et 2 poiriers ('Bon-Chrétien Williams' et 'Beurré Hardy').
Tout autour du jardin une haie bocagère avec essences résistantes aux embruns a été installée ( grisélines, pittosporums, grévilleas, callistemons, oléarias et rosiers divers) .
Jardin d'Olivier
Le jardin d'Olivier d'une surface de 2000 m2, est implanté sur une ancienne prairie au sol alcalin où les cultures étaient très difficiles.
Propriétaire depuis une vingtaine d'années, il a installé des haies et s'intéresse plus particulièrement depuis cinq ans aux plantes insolites et alimentaires, petit à petit il améliore la structure du sol avec du compost à base de fibre de coco .
La liste des plantes dans le jardin est impressionnante : aromatiques, condimentaires, à odeurs particulières, tropicales :
Plante à odeur de 'Fraise Tagada'(Helenium aromaticum), cyclanthère (Cyclanthera edulis), chayotte (Sechiulm edule), morelle de Balbis
Ferme de Sainte Marthe, Jardin des Curieux, Baumaux ...et pépinières locales sont ses sources d'approvisionnements.
Ici pas de produits chimiques destructeurs de vie, mais des nichoirs, des plantations de tournesols pour les oiseaux, hôtel à insectes, rûche ...
Un tunnel accueille les plantes les plus fragiles comme les tomates, melons, poivrons.... on y trouve de nombreux fruitiers, une pergola, des grillages qui supportent les grimpantes, des bacs ...le sol n'étant pas adapté au départ pour ce type de cultures, petit à petit il améliore la structure du sol avec du compost à base de fibre de coco et a installé un système d'irrigation .
La Banque verte
Les participants ont apporté une multitude de plantes, chacun à pu repartir avec une belle diversité
Les nombreuses plantes restantes de la Banque verte seront redistribuées et récupérées dans les prochaines sorties de l'association .
Crambe maritima, Nicandra physalodes 'Variegata', hedychiums, cannas, Plagianthus regius, Agave americana, aloes, Sauges, Rosiers, Persil, ciboulette, mélisse, Ammi majus et Ammi visnaga, isotoma, gazanias, Mina lobata, oca du Pérou, misères, plantes succulentes, palmiers, ail perpétuel, ail des vignes, poireau perpétuel, tomates anciennes, belles de nuit, abutilons, géraniums vivaces, pélargoniums, pervenches, euphorbes, cordylines, scabieuses pourpres ...
Mise en place d'une Banque verte à la SHBL - Zone d'Echanges de plantes entre les adhérents
Au jardin, l’échange de plantes est source de richesses végétales et de patrimoine .
Nos jardins de la pointe bretonne renferment souvent des plantes venues de tous les continents, vivaces, arbustes, bulbeuses, annuelles, arbres, petits fruits, plantes exotiques ou aquatiques ...
Lors de nos nombreuses sorties et visites, nous achetons, et échangeons déjà de nombreuses plantes, boutures, graines ...
On ne trouve plus certaines plantes à la vente, le don et l'échange sont l'occasion de conserver de la diversité .
Pour la Banque verte SHBL, la personne qui accueille un stock s'engage à entretenir les plantes et les redistribuer dans l'esprit de l'association à ceux qui sont intéressés lors des sorties à venir.
Souvent, les végétaux issus d'échanges de plantes ont alors une valeur amicale .
Alors plutôt que de jeter les surplus, de garder pour vous au risque un jour de perdre votre plante,
Partagez vos coups de <3 avec les autres adhérents !
Charte de la Banque verte SHBL
1 je distribue des plantes non invasives ou pas trop envahissantes
2 j'essaie de leur donner un nom latin ou commun et une étiquette
3 j'essaie de distribuer des plantes racinées ou en cours en pot
4 Je diffuse de la diversité plutôt qu'une grande quantité de plantes identiques
5 je prends en retour un peu de tout mais avec modération selon les quantités disponibles
La 1ere Banque verte SHBL sera testée par Anne L
Elle s'occupera de vous donner rendez vous pour recevoir vos plantes en surplus et vous en proposer d'autres que vous n'avez pas !!!
Anne se fera un plaisir de vous parler de ses expériences au jardin .
Anne se chargera d'en apporter lors de sa présence aux futures sorties >>> Banque verte mobile
Contact Anne L 0689107405
A samedi avec vos plantes, pour la mise en place de la Banque verte Ephémère saison 2020 !
Suite à l'annonce du mardi 28 avril du Premier ministre à l'Assemblée nationale :
« Les rassemblements organisés sur la voie publique ou dans des lieux privés seront limités à 10 personnes », à partir du 11 mai pour le début du déconfinement progressif.
Nous avons décidé la reprise de nos activités dans des conditions particulières ...
* Les visites sont donc limitées à 1O personnes par site de visite.
>>> pour le 16 mai après midi >>>> 2 jardins >>>> 2 groupes (1h par jardin) >>>> 2 propriétaires + 18 autres adhérents .
* Le programme va être adapté à la situation et son évolution dans les semaines à venir.
* L'activité n'est pas recommandée aux personnes vulnérables.
* Les participants doivent être en possession d'un masque de protection et respecter les gestes barrières .
* Le nombre de place étant limités, nous suggérons exceptionnellement la participation d'un membre par cotisation pour satisfaire un plus grand nombre d'adhérents .
* En fonction du nombre d'inscrits et en cas d'impossibilité d'honorer toutes les pré inscriptions, nous mettrons en place un tirage au sort.
* Si le nombre de 10 personnes vient à se prolonger les personnes ayant participé aux sorties précédentes ne seront pas prioritaires .
* Horaires et inscriptions doivent être respectés.
* Les participants qui se présentent non inscrits ne pourront pas participer aux activités
* Une banque verte de végétaux est mise en place dépôts et retraits sur Rendez-vous auprès de Anne L à partir du 11 mai ( 06 89 10 74 05 )
Le printemps est arrivé, le soleil ne nous quitte quasiment plus, et nos jardins se réveillent après un hiver humide et gris.
C'est en ce moment que les lys sortent de terre, promesses de bouquets et de massifs fleuris !
C'est aussi en ce moment que les criocères sortent de terre ou de sous les débris végétaux après leur repos hivernal...
Ce petit insecte rouge vif, originaire d'Asie est apparemment arrivé en Europe il y a plus d'une vingtaine d'années, au gré des échanges commerciaux.
Il porte bien son nom latin : Lilioceris lilii : il adoooore les lys ! Il ne mange même quasiment que ça !
Criocère sur un lys
Avec ses 8 mm de long, ses longues antennes et pattes noires, difficile de ne pas le voir une fois adulte. Sa couleur indique aux éventuels prédateurs qu'il est toxique. Il vit donc tranquillement sa vie de criocère.
S'il commence la saison en grignotant nos fritillaires impériales, il attend les mois de mars et avril avec impatience : les lys apparaissent enfin, tous frais, bien vigoureux, bien appétissants ! C'est alors presque une frénésie : on peut les voir se promener sur les feuilles vertes, bien occupés par leurs deux activités principales : manger et chercher leur partenaire. Et d'autres activités qu'ils font à deux et qui ne nous regardent pas !
Madame et Monsieur perpétuent l'espèce
C'est là où on aime un peu moins cette jolie petite bête écarlate : les feuilles des lys sont vite trouées, coupées à l'emporte-pièce. C'est la partie visible de leur présence.
Une seconde vague rouge va bientôt arriver : madame Criocère a pondu ses œufs sous les feuilles, le long des nervures. Petits chapelets oranges, elle peut en pondre jusqu'à 200 à 300 dans la saison. C'est le premier stade.
Chapelet d'oeufs oranges
Les œufs se développent et des larves en sortent bientôt : oranges et noires, elles s'entourent de leurs déjections, et forment une boule gluante. Pas très appétissante pour les oiseaux entre autres, cela leur permet aussi de ne pas se dessécher. Elles ont un appétit d'ogre et, toujours sous les feuilles, commencent leur festin.
Oeufs et larves sous une feuille de lys
Si on ne les voit pas, elles laissent tout de même des indices de leur présence: les feuilles deviennent translucides, jusqu'à ne former qu'une fine couche de cellules. C'est aussi à ce stade de leur vie qu'elle vont grignoter aussi les boutons floraux, et percer de part et d'autres ce qui aurait dû être une jolie fleur.
Si leur présence est massive, elles peuvent même provoquer la mort de la plante, par épuisement.
Invasion sur une tête de lys
Une fois développées, les larves vont s'enterrer aux pieds des plantes et se confectionner un cocon, mélange de fibre et de terre, pour se transformer en adultes. On peut retrouver ces cocons en jardinant.
Ce bel insecte rouge a quelques particularités : tout d'abord il semble s'apercevoir de notre présence quand on s'approche trop près, il va se cacher parmi les feuilles, et si on essaye de l'attraper, il fait le mort et se laisse tomber. Ensuite, est-ce que son nom vient de là? il émet un genre de cri aiguë quand on le serre entre les doigts ! A essayer quand vous en avez l'occasion : pincez le et approchez le de votre oreille ! À montrer à vos enfants et petits-enfants...
Si la plupart des gens n'aiment pas les criocères à cause des dégâts occasionnés sur les lys, n'oubliez pas de vous émerveiller devant sa couleur, rouge brillant, et son caractère bien trempé !
Peu de solutions pour s'en débarrasser: la plus simple est de faire la cueillette, que ce soit sous forme adulte, plus agréable, ou sous forme de larve, plus... visqueuse ! "Pour moi, pas le choix, les larves étaient là et je n'avais pas de gants... " :)
Mettez des gants!
Il semblerait qu'on arrive à le chasser ou tout au moins le désorienter grâce à des plantes ayant des propriétés olfactives, comme la tanaisie (à utiliser en purin), ou en plantant à proximité de l'armoise. Chez moi, les lys plantés près d'un gros laurier sauce ne sont jamais attaqués. Le marc de café à mettre aux pieds aurait aussi un effet répulsif.
D'ailleurs, dit-on lys ou lis? les deux orthographes sont autorisées... A vous de choisir !