Publié le 7 Mars 2013

Voyage à Paris du 3 au 7 juin 2013

Chers adhérents,

Début juin viendra vite maintenant mais il n'est pas trop tard pour vous inscrire à notre voyage à Paris. Il reste des places.

Et pour ceux qui ne sont pas encore adhérents et qui voudraient bien faire partie du voyage, c'est facile : inscrivez-vous. Pour obtenir le bulletin d'adhésion à la SHBL, cliquez sur le module "Adhésion".

Programme du voyage à Paris

Lundi 3 juin 2013 : départ de notre région. Arrivée dans l'après-midi à Paris.

- Visite livre du Jardin des Plantes.

Installation et dîner à l'hôtel.

Mardi 4 juin

- matin : visite de l'Ecole du Breuil. Déjeuner libre

- après-midi : visite au Parc Floral de Paris.

- soirée : dîner au restaurant et croisière en bateau-mouche by night.

Mercredi 5 juin

- matin : visite du Jardin des Serres d'Auteuil. Déjeuner au restaurant.

- après-midi : visite au jardin Roseraie de Bagatelle.

- visite de l'Assemblée Nationale. Dîner à l'hôtel.

Jeudi 6 juin

- matin : visite guidée panoramique de paris : Champs Elysées, Tour Eiffel, Ile de la Cité, le Père Lachaise et le Jardin Naturel.

Déjeuner au restaurant.

- après-midi : visite dans les jardins Albert Kahn. Dîner à l'hôtel.

Vendredi 7 juin : jour du départ

- visite du Jardin de Giverny et de la maison de Claude Monet.

Déjeuner au restaurant.

Dîner libre en cours de route.

Arrivée en début de nuit à la maison.

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Retrouvez ici toutes les info. sur les visites programmées.


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Rédigé par Anne

Publié dans #Voyages de la SHBL

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Publié le 2 Mars 2013

Ce samedi après-midi, quelques 25 adhérents courageux ont osé affronter le temps frisquet mais sec par une superbe balade sur la plage d'Argenton. Jean-Pierre Provost, notre guide et maître es algues, nous faisait découvrir les différentes algues que l'on peut cueillir sur notre côte bretonne.

Et c'est maintenant le bon moment ; en effet, au printemps, les algues sont plus tendres, nous dit-il.

Notez bien : pour voir toutes ces algues, choississez une marée au coefficient entre 80 et 120. Vérifiez bien les horaires et n'oubliez pas l'heure de la marée montante. Les prochains jours intéressants sont : du 9 au 13 en matinée et du 14 au 15 l'après-midi. Quand il fait beau, c'est encore meilleur.

Petit dico des algues, pour bien comprendre les différents termes :

- le thalle : on ne parle plus de plante mais de thalle. Le thalle est donc la plante entière.
- la fronde : de diverses formes, composée de lames. C'est la feuille ou le feuillage des plantes terrestres.
- le stipe : intermédiaire entre la fronde et le crampon. Sorte de tige ou de tronc chez les plantes terrestres.
- le crampon : sous forme de disque, de rhizome ou autre. Correspond au système racinaire des végétaux terrestres.

Découverte et cuisine :  LES  ALGUES

ULVE - Algue verte

Ulva lactuca, ulve, laitue de mer, glandour (en breton). Riche en fer, vitamines A, B1, C, PP.
Cuisson 15 minutes. Pour garniture de plats, potages, cuisson à l’étuvée.
Ajouter crue, après dessalage, au poisson, choucroute, salade.

DULSE - Algue rouge

Palmaria palmata, dulse, bizin ar saout (en breton), goémon à vache. Riche en iode, magnésium, vitamines A, B1, B2, B3, B12, C, E , F K PP.
Cuisson 15 minutes à l'étuvée. Pour garniture de plats, potages.
Peut être consommée crue, mélangée à des salades. En condiments, mélangée au sel.
La récolte est réglementée. L'arrachage est interdit. L'algue doit mesurée plus de 25cm de haut. Récolte du 1er avril au 31 décembre.

KOMBU breton - Algue brune

Laminaria digitata, kombu breton, tali (en breton), frizu, algue du bonheur : Riche en brome, iode, calcium, potassium, vitamines A, B, B2, B12. On le reconnait à son stipe lisse et flexible.
Cuisson de 30 minutes à 1 heure. Excellente pour les bouillons, pour faire des papillotes de poisson. Utilisée pour réaliser des chips et pickles.
En coupant une rondelle dans le stipe, nous avons l'âge de l'algue en comptant les anneaux.

Les autres laminaires : 
- Laminaria hyperborea : stipe rugueux et rigide, couvert d'épiphytes.
- Laminaria ochroleuca : sa couleur tire vers le jaune.
- Laminaria saccharina : laminaire sucrée, lame unique et frisée.

HARICOT DE MER - Algue brune

Himanthalia elongata, haricot de mer, spaghetti de mer, linoch (en breton). Riche en iode, manganèse, vitamines A, B, F.
Cuisson 15 minutes, en garniture de plats. Meilleur cuit à la vapeur. Bon avec le riz, lentilles, pâtes. En confit dans du vinaigre bouillant et se consomme comme des cornichons, c'est excellent.
La cueillette est réglementée par arrêté préfectoral : minimum 80cm de long, ne pas l'arracher mais la couper au-dessus du crampon.

NORI - Algue rouge

Porphyra umbilicalis, nori : Riche en calcium, phosphore, vitamines A, B, C, PP.
Cuisson 15 minutes hachée. Se consomme tel quel sur les potages, céréales, salades, légumes ou cuites lors de l’élaboration des plats (potages, légumineuses). Condiment sur plats. Entre dans la confection des sushis.
La récolte est réglementée. L'arrachage est interdit. L'algue doit mesurer plus de 25cm et ne peut être récoltée que du 1er avril au 31 août. Couper au-dessus du crampon.

PIOKA - Algue rouge

On rencontre le pioka (Chondrus crispus) et le pioka frisé (Mastocarpus stellatus).

Chondrus cripus, pioka, carragheen, petit  goémon. Son nom de "petit goémon" vient en opposition au goémon (grand goémon) que ramassait les goémoniers professionnels. En effet, le petit goémon était essentiellement récolté par les femmes et les enfants.
Épaississant utilisé sec et blanchi pour la confection de flan. En additif alimentaire, il porte le code E407.
Réglementation : récolte du 1er mai au 31 octobre.
La recette du flan au pioka dans un prochain article.

Poivre de mer - Algue rouge

Laurencia pinnatifida, poivre de mer : cela a un goût d'huître.

D'autres algues :

Nous avons aussi rencontré la sargasse (Sargassum muticum) : algue brune.

La sargasse : une envahisseuse qui nous vient du Japon. Elle n'est pas utilisée pour le moment mais des études sont en cours.

Nous avons un peu parlé du maërl. Deux espèces se rencontrent en Bretagne : Lithothamnion corallioides et Phymatholithon calcareum. A lire, pour tout savoir sur cette algue.

Nous avons rencontré quelques boules vertes qui flottaient, il s'agit d'une algue brune, Colpomenia peregrina, appelée voleuse d'huîtres. Elle se remplit d'air à marée basse puis se fixe sur une huître et transporte cette dernière au gré des courants.

Un peu parlé aussi des salicornes ou cornichons de mer, qui ne sont  pas des algues mais des plantes de la famille des Chénopodaciées que l'on rencontre dans les vasières. Attention, la cueillette est réglementée : du 1er juin au 15 septembre, hauteur de coupe à 6cm au-dessus du sol et pas plus qu'une main d'adulte peut contenir.
On rencontre le plus fréquemment, la salicorne vivace, Arthrocnemum perenne, et la salicorne ligneuse, Arthrocnemum fruticosum ; mais aussi, dans une moindre mesure, différentes espèces annuelles du genre Salicornia.

Conservation des algues fraîches

Au congélateur après rinçage, à la saumure, dans une boîte hermétique, par séchage au soleil ou au four micro-ondes qui donne de bons résultats.
M. Tréguer sèche ses algues sur une bâche plastique noire.
Les algues sèches doivent être conservées à l'abri de l'air et de la lumière. 

Petites vidéos tournées en Bretagne, à voir :

Partie 1

Partie 2

A relire, l'article du Jardin de la mer.

Voir les photos cet après-midi.

Pour finir, un document très intéressant : Récolte des algues Le guide des bonnes pratiques. Vers la fin, un tableau complet de la réglementation.

Pour aller plus loin, je vous conseille ce site avec plein de photos :  Marevita.

Nous remercions Jean-Pierre pour ce rendez-vous très sympathique. Si vous avez des recettes à base d'algues, communiquez-les nous, nous transmettrons à Jean-Pierre.

Un grand merci aussi à Hélène qui nous accueillait chez elle pour un goûter, qui je crois, nous a fait, à tous, le plus grand bien. Délicieux cakes aux fruits et au rhum : j'ai fait ma gourmande, d'autres aussi.

Tombola : 17 gagnants. Une belle diversité de plantes offerte.

Prochaine activité : 

Le samedi 16 mars après-midi : Bourse aux Plantes et atelier de compostage et paillage.

A la Maison Familiale de Plabennec. Rendez-vous vers le fond du jardin. S'il fait beau, nous resterons sur la pelouse, sinon nous nous mettrons à l'abri sous le hangar.

Venez nombreux : beaucoup de plantes à s'échanger, des graines, des boutures et peut-être aussi des livres ou des outils de jardinage.

Kenavo

Anne

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Rédigé par Anne

Publié dans #Jardin de la mer

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Publié le 28 Février 2013

La patelle ou bernique ou chapeau chinois

La patelle, en breton brennig (enn), viendrait de bronn qui signifie "sein" en breton ; en français, on croit le mot issu du latin "patella" qui veut dire"petit plat".

Les berniques de Bretagne

Si l’œil n’en voit qu’une, il y a cependant trois sortes de berniques sur notre côte bretonne.

1 - La bernique commune, Patella vulgata, au pied vert olive, aux tentacules transparents. L'intérieur de la coquille vide est jaunâtre. Celle-ci est comestible, mais en prenant soin de ne choisir que les petites.

2 - La seconde variété, la bernique aplatie, Patella depressa = Patella intermedia, a un pied gris foncé, des tentacules blancs et un intérieur de coquille également jaunâtre. C’est la meilleure à manger.

3 - La troisième, la moins goûteuse, est la bernique rugueuse, Patella ulyssiponensis = Patella aspera, au pied orange, aux tentacules blancs et à coquille blanchâtre.

La cueillette

On peut déplorer qu’il faille les arracher du rocher pour les reconnaître mais il semble que cela soit la seule méthode.

La cueillette de la bernique n’est pas chose aisée : elle est collée au rocher et peut résister à une force de 30 kg. Lorsqu’elle se déplace, comme l’escargot, elle laisse derrière elle une traînée de mucus, qui permet de retrouver la place exacte de sa coquille sur la roche. Mais cette bave glissante a aussi une action : en bon jardinier, c’est un engrais qu’elle dépose ainsi, pour les algues dont elle se nourrira ensuite.

Une vie de bernique

Car la bernique "broute". Elle est dotée d’une sorte de longue langue musclée, la radule, équipée de petites dents très dures, jusqu'à 2 000 dents. La radule de la bernique racle les algues microscopiques qui poussent autour d’elle sur les rochers.

L'été venu, la bernique pratique une sorte de transhumance. Elle descend un peu plus bas sur la grève afin d’être plus prés de l’eau car elle redoute la chaleur excessive ; et surtout la jeune patelle qui n’a pas une grande réserve d’eau.

Les prédateurs de la bernique

Le bigorneau perceur troue la coquille, puis injecte un produit liquéfiant la chair qu'il n'a plus qu'à aspirer.

S’y ajoutent les huîtriers-pies, les goélands, les crabes verts et les étoiles de mer.

Face à ces dernières, la bernique agit en véritable stratège. Au lieu de se coller fermement au rocher, elle se soulève bien haut sur son pied, ressemblant à un champignon. L’étoile de mer approche passe le bras et … clac… la bernique retombe violemment sur le rocher, le duel s’arrête là.

Mais le plus grand prédateur de la patelle, c’est l’homme, qui, de tous temps, l'a dégustée, crue ou cuite. A Molène, on en fait un ragoût ; à l’île de Batz, de la friture, un plat en sauce ou encore un pâté.

Gastronomie

Il est de notoriété publique que les berniques ont une chair ferme et peu délicate.

Allez donc essayer de les vendre au marché, vous en tirerez un moins bon prix que des ormeaux.

Cependant, cette mauvaise réputation n'est pas totalement méritée. Tous les habitués de la grève qui connaissent la bête savent l'apprécier, crue sur le pouce ou en rata.

Ah ! le rata de brennig : la Sainte Vierge en culotte de velours et le jésus en bragou bras ! Il faut savoir où la ramasser et à quelle époque.

Si vous allez dans les endroits trop battus par la mer, la bête, qui doit s'accrocher, sera musclée, donc un peu dure.

Si vous allez dans les grèves sablonneuses, l'animal risque d'être un peu abrasif.

En hiver, époque où il se reproduit, il est laiteux.

C'est donc au printemps, dans les secteurs un peu protégés, que vous accéderez au paradis gastronomique de ce coquillage injustement méprisé.

Ce qui, soit dit en passant, le dispense d'apparaitre sur la liste des espèces en voie de disparition.

Morale de l'histoire : il vaut mieux être bernique que raie.

Des recettes de berniques

Pâté de berniques, recette de JPP

Ingrédients : 2 parts de berniques pour une part de lard, des échalotes, des algues (une poignée de  dulse et laminaire), un peu de farine, du sel, du cumin, du poivre, un peu de vin rouge, de l'ail, des graines de fenouil.

Cuire les berniques de façon à les décoller des coquilles. Couper les algues en petits morceaux et les blanchir.

Hacher le tout. Mélanger tous les ingrédients et les installer dans un moule à cake.

Cuire à 200° pendant  45 minutes.

Berniques à la mayonnaise

Cuire les berniques de façon à les décoller de leur coquille, ôter la tête et les boyaux. Hacher les berniques.

Préparer la mayonnaise (on peut ajouter du concentré de tomates dans la sauce). Mélanger le tout, mettre au  réfrigérateur. A déguster en  toast.

Berniques confits au vinaigre

Décoller le corps des coquilles de petites berniques. Ôter la tête et les boyaux. Les installer dans un bocal de vinaigre avec quelques épices.

Article de Jean-Pierre Provost

Proverbe et chanson

Proverbe breton

"E miz mae,

Keng tener ar brennig, hag ar rae"

(Au mois de mai, aussi tendre la bernique que la raie).

de Per Pondaven

La bernique en chanson

Petit extrait d'une vieille chanson bretonne

Ecoutez l'histoire aquatique

D’un turbot et d’une bernique

A qu'elle l’aimait, son turbot coquet

Lui qui jamais ne turbinait. 

 

Le turbot d' Binic

Il la bernait cette pauvre berniqu'

Il lui dit plaintif

Qu’la raie c'était facultatif 

Prochain rendez-vous avec la marée :

samedi 2 mars à 13h00.

Apportez bottes et sac plastique.

Soyez à l'heure : la marée n'attendra pas.

Mais je ne vous dis pas tout : surprise !

A samedi,
Anne

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Rédigé par SHBL

Publié dans #Jardin de la mer

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Publié le 17 Février 2013

Les rosiers botaniques

Genre : Rosa – Sous-Genre : Eurosa

10ème Section : Synstylæ – Rosa soulieana

Section Synstylæ : qui veut dire à styles soudés : pistils serrés formant une colonnette. Le parfum des Synstylées vient plus des filets des étamines que des pétales.

Beaucoup d'espèces dans cette section :

RR. abyssinica, anemoneflora, arvensis, barbeyi, beauvaisii, brunonii, bottaiana, engelmannii, filipes, grandiflora, helenae, leschenaultiana, longicuspis, luciae, moschata, multiflora, mulliganii, muscipula, polyantha, ribifolia, rubus, schweinfurthi, sempervirens, setigera, sinowilsonii, soulieana, wichurana, etc.

En attente de confirmation dans cette section : RR. atroglandulosa, tunquinensis.

 Rosa souliena 

Espèce du Tibet. Rosier distribué par la SHBL en février 2013 lors de la conférence sur les rosiers. Voir toutes les photos sur l'album de la SHBL.

Rosier découvert par le missionnaire et botaniste français, le Père SOULIÉ avant 1895 en Chine. C'est un gros buisson désordonné au feuillage gris bleuté et très épineux qui lancent ses longues tiges à 4 ou 5 mètres. En juin/juillet, le rosier se pare de corymbes de fleurs simples blanches sur le bois de 2 ans. Les églantines au bouquet d'étamines or, de 4cm de diamètre, sont bien parfumées et mellifères. La floraison dure 3 semaines et c'est un éblouissement pour les yeux. Les fruits sont des cynorhodons rouge orangé  presque ronds.

Plantation

Si vous avez de la place : laissez-le vivre sa vie, en gros buisson. Prévoyez-lui tout de même un espace vital de 10m de côté.
Si la place vous manque, installez-le au pied d'un arbre ne fleurissant pas l'été, dans un chêne, un grand saule, un cerisier ou un prunier d'ornement. Les premières années, aidez-le à s'élancer en disposant ses branches principales harmonieusement dans les charpentières de l'arbre. Par la suite, grâce à ses gros aiguillons jaunâtres, pointus et très serrés, il s'installera sans difficulté dans toute la ramure.

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Il est rustique en Bretagne, tout comme ses hybrides.

Multiplication

Pour les chanceux qui ont gagné ce rosier, amusez-vous à hybrider ou à semer les graines de ce rosier.

Les hybrides de Rosa soulieana

Rosa soulieana n'a eu qu'une faible descendance mais que des merveilles. Jugez plutôt.

Rosa 'Kew Rambler' : hybride de R. soulieana et 'Hiawatha' à Kew Garden. Rosier de 1913 au feuillage gris vert mat, très épineux. Floraison en bouquets de fleurs simples roses à centre blanc très parfumées. Il monte à 7m, fructifie en cynorhodons oranges.

Rosa 'Chevy Chase' : hybride entre R. soulieana et 'Eblouissant', création du professeur HANSEN (USA) en 1939. Rosier au feuillage à nervures marquées, très épineux, montant à 5m. Une floraison époustouflante. Imaginez : des énormes bouquets de plus de 30 rosettes cramoisies de 65 pétales rouge cerise. Résistant au froid, on lui pardonne sa tendance à rouiller, il est si beau.

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Pour se le procurer, achetez-le en ligne chez FLORUM, une merveilleuse pépinière de rosiers. Achat malin : achetez à plusieurs ; au delà de 100€, la livraison est gratuite.

Ce rosier a reçu la médaille "Dr W. Van Fleet" par l'ARS (American Rose Society) en 1941, c'est dire s'il est résistant.

Rosa 'Wickwar' : semis de R. soulieana par Keith STEADMAN (RU) en 1960. Rosier à petites feuilles, épineux. En juin, floraison en bouquets de fleurs simples blanc crème, très parfumées. Il monte à 4m environ et fructifie en cynorhodons orangés.

Ce rosier supporte toutes les situations : le nord, les courants d'air. Il ne demande pas de traitements, pas de nettoyage. C'est un costaud.

Vous pouvez vous le procurer au Jardin de la Salamandre en Dordogne. Voir le commentaire pour une commande groupée.

Nous remercions les participants venus très nombreux samedi dernier. Outre les rosiers souliana à gagner, des rosiers 'Ispahan' et des plagianthus.

Rosé-ment vôtre,
Anne

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Rédigé par Anne

Publié dans #Roses et rosiers

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Publié le 13 Février 2013

Rosiers à pompons

J'aime les rosiers aux grands bouquets de petites fleurs en forme de pompon.

J'aime les cascades de pompons blancs dégoulinant le long d'une pergola, d'une tonnelle où encore d'un arbre.

J'aime l'ambiance très romantique que ces rosiers à pompons créent dans le jardin.

J'aime frôler les pompons blancs ou roses qui dégoulinent juste à hauteur du nez au détour d'une allée.

J'aime sentir leur parfum, parfum de muguet, parfum de pomme et toujours, même si je sais que le rosier est sans parfum, je ne peux m'empêcher de le rechercher.

Rosiers sarmenteux, petits grimpants ou lianes

Des rosiers aux tiges souples, épineuses ou non. Les plus petits forment de gros arbustes. Ceux qui montent de 3 à 5 m s'installent dans un petit arbre, sur une arche, une tonnelle ou une pergola. Les lianes, qui vont jusque 15m, demandent un plus grand support comme de grands conifères ou des grands chênes. On peut aussi les palisser contre un grand mur.

Ils aiment pouvoir s'ébattre en liberté. On les aide donc à s'élever par des liens souples.

Ils n'aiment pas le sécateur. Il suffira donc de les nettoyer en enlevant le bois sec ou malade.

Ci-dessous, quelques rosiers à pompons.

Rosiers pompons anciens

N'hésitez pas à les échanger entre vous, ils sont tous libres de droit.

- Rosa banksiae 'banksiae' (syn. : Rosa banksiae alba plena) : un immense rosier de Chine d'environ 15m de haut qui se couvre au printemps de grands corymbes de petites pompons blanc pur de 3cm de diamètre d'une quinzaine de pétales. Ce rosier déteste le sécateur et ce qu'il a le plus besoin, c'est d'un emplacement chaud pour bien fleurir. L'espèce que je possède est à pompons jaunes, Rosa banksiae 'lutea' ; je l'ai palissé sur un mur en pierres au sud-ouest.

- Rosa 'Adelaïde d'Orléans' : hybride de Rosa sempervirens et du rosier 'Parson's Pink China' (un rosier de Chine), obtenu par Antoine JACQUES (France) en 1826. Un rosier d'environ 5m de haut avec des bouquets de pompons semi-doubles blanc carné légèrement parfumés. Le feuillage est presque persistant et parsemé d'aiguillons rouges. Ce rosier a besoin de chaleur pour fleurir correctement, il déteste nos étés pluvieux.

-  Rosa 'Climbing Aimée Vibert' : ce rosier obtenu en 1841 par Parvitt CURTIS (RU) est la mutation grimpante du rosier 'Aimée Vibert', hybride de rosier Noisette obtenu en 1828 par VIBERT (France). On le reconnait à ses rameaux en zig-zag. La floraison commence tardivement en fin juin et se poursuit jusqu'en octobre. Des bouquets de pompons blanc rosé, de 4cm de diamètre, très parfumés, agrémentent la grande pergola de la roseraie. Presque sans aiguillons, il monte à 5m de haut.

Rosa 'Baltimore Belle' (syn. : Belle de Baltimore) : hybride entre Rosa setigera et un rosier inconnu, obtenu en 1843 par Samuel FEAST (USA). Parmi un feuillage vert moyen apparaissent, en début juin, de gros boutons rouges. La fleur s'ouvre rose et pâlit de plus en plus en vieillissant jusqu'à devenir blanche. Le revers des pétales extérieures reste taché de rouge. A maturité la fleur, de 4cm de diamètre, forme un pompon parfait et présente une petit coeur en bouton à centre vert. Son parfum est fort et très agréable. Le rosier monte à environ 3m. 

Rosa 'Félicité et Perpétue' : hybride de Rosa sempervirens, obtenu en 1827 par JACQUES. On le reconnait à ses jeunes tiges vertes à aiguillons rouges et au feuillage sombre et lustré. De par son origine, il peut conserver son feuillage presque tout l'hiver. La floraison débute en juillet. De grands bouquets de petits pompons de 4cm de diamètre. Haut de 5m.

Rosa 'Ispahan' (syn. : Pompon des Princes, Isfahan, rose d'Ispahan) : avant 1832 en Perse, pompons rose vif de 10cm de diamètre, très parfumés. Rosier arbustif à petit feuillage brillant, haut de 200cm, longue floraison de 6 semaines sur juin et juillet. Un rosier rustique, facile à cultiver, indispensable dans tous les jardins de roses anciennes.

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Rosa 'Lady Godiva' : une mutation du rosier 'Dorothy Perkins', hybride de Rosa wichurana, découvert par William PAUL (RU) en 1908. Un rosier de 6m environ de haut avec des bouquets de pompons très doubles blanc carné très odorants.

Rosa 'Neige d'Avril' : hybride de Rosa multiflora obtenue en 1908 par ROBICHON (France). Un magnifique rosier qui monte facilement à 6m et qui se couvre en mai de grands bouquets de petites fleurs blanc pur de 4cm de diamètre délicieusement parfumées. Je l'aime tellement que j'en ai planté deux, l'un sur une grande pergola et l'autre dans un grand châtaigner. Il n'est jamais malade, c'est un costaud.

Rosa 'Pompon Blanc Parfait' : hybride d'Alba d'ascendance inconnue, créé par Eugène VERDIER (France) en 1876. Petit grimpant de 1,50m aux pompons très doubles, blanc à rose carné. Floraison parfumée en juin.

- Rosa 'Pompon de Paris, grimpant' : un rosier Chinensis d'origine inconnue de 1839. Des petits pompons rose vif pour un petit grimpant de 200cm difficile à se procurer.

Rosa 'Princesse Louise' : hybride de Rosa sempervirens obtenu par JACQUES en 1829. Grands bouquets de pompons de 5cm de diamètre, très doubles de plus de 40 pétales. Hauteur 6m.

Rosa 'Sander's White Rambler' : hybride de Rosa wichurana obtenu en 1912 par SANDER et Fils. Grand rosier de 6m de haut produisant des cascades de petites fleurs de 3cm serrées les unes contre les autres. Les fleurs blanc pur, de plus de 40 pétales, embaument délicieusement.

Rosa 'White Dorothy' (syn. : White Dorothy Perkins) : mutation du rosier 'Dorothy Perkins' (hybride de Rosa wichurana), introduit par Benjamin CANT (RU) en 1908. On le voit dans beaucoup de jardins. Lors d'étés humides, ses fleurs pourrissent vite et depuis quelques années, c'est souvent le cas malheureusement. 

Rosiers pompons d'aujourd'hui

La réglementation des variétés protégées

Ce sont pour la plupart des variétés protégées par un Certificat d'Obtention Végétale (COV).

Le Comité de la Protection des Obtentions Végétales (CPOV) devient, depuis le 1er mars 2012, l' INOV (Instance Nationale des Obtentions Végétales).

Attaché à leurs noms, on distingue un copyright (©) ou marque déposée et pour les plantes, ces signes sont : ® (Registered) pour les créations françaises ou ™ (Trade Mark) pour les étangères. Il est donc interdit de les bouturer ou de les échanger. Vous devez les acheter.

Je vous invite à consulter régulièrement le site du Catalogue Officiel du GEVES.

Malheureusement, l'onglet des plantes ornementales est vide pour l'instant, mais allez voir sur l'onglet pomme ou sur celui de la pomme de terre, c'est très intéressant.

Quelques rosiers pompons

- Rosa Emilie Vovard® : hybride de Rosa multiflora obtenu en 2001 par Jean-Pierre VIBERT, rosiériste français. Des grappes d'adorables pompons parfaits et immaculés mises en valeur par un feuillage bien vert. Beaucoup de merveilleux rosiers chez Vibert à découvrir sur son site.

- Rosa Ferdy™ (syn. : KEItoli, Ferdi) : rosier arbustif , une création en 1984 de Seizo SUZUKI pour Keisei Rose Nursery (Japon), introduit en France par MEILLAND. Adorable petit grimpant d'environ 250cm couvert en été d'une multitude de petits pompons rose orangé. Rosier solide, très rustique.

- Rosa Guiraut de Borneil® : hybride de Rosa longicuspis obtenu en 2011 par Jean-Pierre VIBERT. Un rosier grimpant à 4m de hauteur aux grappes de pompons de 45 pétales. Le rosier est remontant.

- Rosa Pink Bells® (syn. : POUlbells) : hybride moderne vendu comme couvre-sol se comportant comme un arbustif montant à 2m ; une introduction, en 1983, de la Maison Roses POULSEN (Danemark). Adorable rosier se couvrant de milliers de pompons roses bien remplis de 35 pétales, floraison de juin aux gelées. Ce rosier est très résistant, insensible aux maladies. Il ne demande qu'une simple taille d'entretien : un rosier facile donc, indispensable dans tous les jardins.

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- Rosa 'The Fairy' (syn. : Fairy, Feerie) : création de Ann BENTAL en 1932. Rosier polyantha, haut de 150cm, couvert de pompons rose de juin aux gelées mais non parfumé. Un rosier solide, idéal en rocaille, en bordure.

Il y en a évidemment beaucoup d'autres et, je vous invite donc à nous rejoindre pour une discussion sur les rosiers, samedi après-midi.

PROCHAIN RENDEZ-VOUS

Samedi prochain à 14H00 à la Maison du Lac à Plabennec : conférence sur les rosiers avec Monsieur JACOB.

Inscription pour les non adhérents.

À samedi, avec peut-être des surprises !!!
Anne

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Rédigé par Anne

Publié dans #Roses et rosiers

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Publié le 2 Février 2013

La Société d'Horticulture du Bas-LéonSHBL, organise, samedi prochain,

9 février 2013, sa 3ème Foire aux Greffons.

 

FOIRE aux GREFFONS

Maison du Lac

PLABENNEC

samedi 9 février 2013

de 10h00 à 18h00

Entrée libre

Tombola

 

Possibilité d'apprendre à greffer sur place.

Vente de porte-greffes et de greffons.

Des greffons de variétés anciennes seront disponibles. En effet, les variétés modernes sont interdites à la multiplication par le particulier.

Si vous avez des variétés anciennes, apportez des greffons pour échange.

Comment bien prélever des greffons ? Relisez l'article à ce sujet pour avoir toutes les explications.

Nous vous attendons nombreux.

La SHBL.

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Rédigé par SHBL

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Publié le 31 Janvier 2013

Crêpe aux 3 farines, blé tendre, Kamut®et châtaigne

Pour tout savoir sur les farines utilisées dans cette recette, relisez l'article sur les "Céréales et Farines"

Pour changer des traditionnelles crêpes au froment et galettes au sarrasin (ou blé noir), réalisez des crêpes ou galettes originales en utilisant des farines moins courantes. On trouve ces farines spéciales dans les magasins bio de la région.

Avec la recette, ci-dessous, vous confectionnerez des crêpes légères et croustillantes, vraiment délicieuses. Un mix entre la crêpe et la galette.

Chez nous, en Bretagne Nord, c'est-à-dire en Basse-Bretagne, on utilisait le mot "crêpe" pour les réalisations au froment comme pour les réalisations au blé noir. Mais en Haute-Bretagne, région rennaise, le terme "crêpe" désignait une fabrication au froment tandis que le terme "galette" désignait celle au blé noir.

Aujourd'hui, tous les Bretons s'accordent : une crêpe, c'est au froment ; une galette, c'est au blé noir.

J'ai eu l'idée de cette recette après avoir goûté des petites galettes réalisées par la CABA, (Association des consommateurs et producteurs du marché biologique de Brest Kérinou), lors du marché de Kérinou à Brest où j'étais invitée à parler de pommes. La  CABA devrait les recettes réalisées ce jour-là sur son blog.

Recette de crêpes aux 3 farines

Voici donc la recette de mes crêpes aux 3 farines : farine blanche, farine Kamut® et farine de châtaignes.

Elle permet de réaliser de 12 à 14 crêpes sur une petite poêle à crêpes de 28cm de diamètre. La pâte est faite avec le robot Thermomix.

Les ingrédients

150g de farine blanche, T45.

50g de farine de blé Khorasan Kamut®, T150.

50g de farine de châtaignes.

600cl de lait demi-écrémé.

3 oeufs.

2 cuillerées à soupe d'huile de raisin.

2 cuillerées à soupe de sucre en poudre.

Pour la cuisson, 50g de beurre fondu demi-sel

La pâte

Mélangez les 3 farines dans un récipient.

Dans le bol du robot, mettez le lait, les oeufs, l'huile, le sucre puis le mélange de farines. Mélangez pendant quelques secondes. Versez la pâte dans un saladier et laissez-la reposer 1 heure.

Chauffez la poêle avec le beurre fondu et versez-y une louchée de pâte. Faites dorer la crêpe des 2 côtés. Servez aussitôt ou réservez.

Autres recettes avec la pâte ci-dessus :

Ces crêpes sont aussi délicieuses pour le goûter que pour une soirée crêpes. Avec un cidre, c'est divin.

Crêpes Kamut® châtaigne au jambon oeuf fromage

Je prépare les crêpes au fur et à mesure.

J'utilise 2 petites crêpières en même temps.

Sur la première crêpe dorée des 2 côtés, j'ajoute un jambon, un oeuf et du fromage râpé ; puis je recouvre avec la deuxième crêpe. Je sers aussitôt.

Crêpes Kamut® châtaigne au chocolat noir

Délayez du chocolat en poudre noir à 72% dans un peu de lait demi-écrémé. Il faut y aller tout doucement dans l'ajout de lait pour ne pas avoir une pâte trop filante. Vous pouvez bien sûr utiliser du chocolat sucré, c'est selon le goût de chacun.

Sur la première crêpe dorée des 2 côtés, étalez le chocolat puis recouvrez avec la seconde crêpe.

Crêpe Kamut® châtaigne à la banane

Bien écrasez une demi-banane par personne.

Incorporez de la même façon que pour le chocolat.

Crêpe Kamut® châtaigne aux pommes

Choississez des pommes croquantes, exemple des 'Granny Smith'. J'aime quand la pomme reste un peu croquante après cuisson. Mais toutes les variétés feront évidemment l'affaire. Prévoyez une pomme pour 2 à 3 personnes.

Epluchez et coupez les pommes en fines tranches ou en petits dés. Faites-les cuire à la poêle dans un peu de beurre mais à feu doux. Cela cuit très vite.

Incorporez de la même façon que pour le chocolat.

 

Et maintenant, faites sauter les crêpes !

Kenavo

Anne

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Rédigé par Anne

Publié dans #Recettes - Cuisine

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Publié le 24 Janvier 2013

Céréales et farines

Vous vous demandez sans doute pourquoi je viens vous parler de céréales et de farines.

Vous le savez, c'est bientôt la Chandeleur. Et peut-être, allez-vous faire des crêpes mais toujours avec la même farine blanche habituelle.

Il est temps de changer vos habitudes et de confectionner vos crêpes avec des farines différentes.

On achète très souvent de la farine sans trop se poser de questions, et pourtant.

Et donc, c'est toujours le même paquet de farine qui se retrouve dans le caddy, dommage.

Le blé, famille des Poacées, genre Triticum.

Les blés d'aujourd'hui

Le blé dur, Triticum durum, est cultivé dans les régions chaudes et sèches. Le blé dur a des grains vitreux, il est transformé en semoule. Il entre dans la fabrication des pâtes, c'est la semoule de couscous. Il est aussi planté pour sa paille, variétés : Miradoux, Sculptur, etc.

Le blé de Khorasan, Triticum turanicum, blé d'Iran de la région de Khorasan.

Le blé Kamut®, Triticum turanicum Kamut®, c'est le blé d'Iran cultivé en Amérique du Nord.

Le blé tendre ou froment, Triticum aestivum, est cultivé dans les autres régions comme notre Bretagne. Les grains de ce blé sont tendres et transformés en farine. La farine de froment est celle que nous utilisons le plus en cuisine. Le foin sert de fourrage et la paille de litière pour le bétail. La paille peut avoir aussi d'autres utilisations : paillage, matériaux de construction, etc.
Le foin est le blé récolté avant l'épiage, c'est-à-dire avant la formation de l'épi.
La paille : le blé est récolté entier après épiage, la machine sépare les grains des tiges. Les tiges forment la paille.

On distingue évidemment plusieurs variétés de blés. Il y a des blés d'été et des blés d'hiver. Il y a des blés à biscuiterie, des blés à biscotterie, des blés à boulangerie et des blés fourragers. En Bretagne, on cultive les blés fourragers (variétés : Apache, Altigo, Hystar, etc.) mais aussi les blés biscuitiers et les blés panifiables (variétés : Renan, Torka, etc).

Le triticale, x Triticosecale : hybride entre le blé et le seigle. C'est une céréale fourragère.

Les blés d'autrefois

L'épeautre ou grand épeautre ou blé des Gaulois, Triticum spelta.

L'engrain ou petit épeautre, Triticum monococcum.

L'épeautre de Tartarie ou amidonnier cultivé, Triticum dicoccon.

Les autres blés :

Voici une page fort intéressante sur les  anciennes variétés de blés.

Codage des farines

Les farines sont codifiées par la lettre "T" qui signifie "Type".

Ainsi, la farine basique porte le code "T45". Ce codage est obligatoirement inscrit sur le paquet même s'il faut le chercher un moment car il est souvent écrit petit. 

Cette farine T45 est la farine à tout faire à la maison et c'est dommage car très souvent le ratage d'un gâteau ou d'un pain faits maison vient justement de la farine utilisée.

Mais que veut dire ce codage ? Il s'agit du taux de minéraux présents dans la farine. Il est obtenu en brûlant la farine puis en pesant les restes que l'on appelle "les cendres".

Le grain (ou caryopse) de blé est contitué d'une enveloppe, d'une amande et d'un germe. Après mouture, on a d'un côté la farine et de l'autre le son.

Plus la mouture est grossière, plus le taux de cendres sera élevé, par exemple 65%, donc T65. Plus la mouture est grossière, plus la farine est colorée. Une farine de blé T150 est une farine de couleur beige dans laquelle on trouve des petits morceaux de son. 

Plus la mouture est fine, plus le taux de cendres sera faible, par exemple 45%, donc T45.

Quand la farine est très pure, très blanche, on parle de "fleur de farine". Elle est issue de l'amande seule.

Les différentes farines de blé

Et pour s'y retrouver un peu, nous allons donc faire un petit tour d'horizon des différentes farines.

Pour réussir ses gâteaux : T45 ou "fleur de farine". A utiliser quand on veut des gâteaux très légers comme des pains de Savoie, etc.

Pour réussir ses viennoiseries, choux et brioches : T45 renforcée et T55 renforcée ou Farines de gruau de blé. Cette farine donne une pâte plus élastique, les gâteaux montent mieux.

Pour réussir les pâtes et les pizzas : T55. En Allemagne : 405, en Autriche : 480, en  Italie : typo 00.

Pour réussir les biscuits (ou gâteaux secs), le pain blanc : T55 ou T65 ou farine blanche. .

Pour réussir le pain, une génoise : T65. C'est la farine utilisée par le boulanger pour fabriquer les pains courants, les baguettes.

Pour réussir des pains de campagne : T80. Farine bise ou semi-complète. On trouve aussi en T80 les farines Campteclair, Doucine et Pévèloise. L'utilisation d'une farine T80 serait recommandée par le Ministère de la Santé pour la fabrication du pain. La farine T80 est appelée Reblochonne au Québec, en Allemagne : 1050, en Autriche : 1005, en Italie : typo 2.

Pour confectionner des pains plus ou moins complets : T110. Farine complète.

Pour réussir des pains complets : T150, T170. Farine intégrale. En Allemagne : 1700, en Autriche : 1050, en Italie : typo integrale.

L'eau du robinet contient souvent du chlore, évitez de l'utiliser pour faire vos pains, le levain n'aime pas le chlore. Achetez une eau en bouteille, la moins chère est très bien. Ou alors, prélevez l'eau du robinet et attendez quelques heures que le chlore se soit évaporé.

Recette 1

Voici une recette amusante et facile à faire.

Recette de pain azyme ou papier hostie pour amuse-gueules :

Dans la recette des hosties, n'entrent que de la farine et de l'eau.

Avec toutes ces différentes farines, vous pouvez réaliser non pas des hosties mais toutes sortes d'amuse-gueules. 

Chauffez votre four à 150°C (Th 5). Pétrissez 100 g de farine avec 15cl d'eau tiède. La pâte doit être très ferme. Aplatissez finement et découpez des formes originales. Déposez vos formes sur un papier sulfurisé et faites cuire jusqu'à ce que la pâte soit sèche. Laissez refroidir puis garnissez à votre convenance.

Autres farines 

Pour confectionner des pains et gâteaux originaux, des farines que vous trouverez dans les magasins bio : 

Farine d'avoine (Avena sativa) : pour réaliser de délicieuses crêpes légères (moitié farine d'avoine et moitié farine de blé T80).

Farine de blé Kamut® : T150. Couleur de la farine, beige jaunâtre.

Farine de châtaignes (Castanea sativa). Les châtaignes séchées et écorcées s'appellent des châtaignons. La farine de châtaignes s'utilise en mélange avec la farine de blé pour confectionner de nombreuses préparations culinaires.

Farine méteil : vous réaliserez cette farine en mélangeant de la farine de blé T55 avec de la farine de seigle.

Farine d'épeautre : j'aime beaucoup les pains réalisés avec cette farine.

Farine de maïs (blé d'Inde, Zea mays): aussi appelée fleur de maïs ou fécule de maïs ou amidon de maïs. On la mélange à de la farine de blé pour alléger la pâte d'un gâteau. Mais on peut aussi l'utiliser seule pour faire des cakes. La farine de maïs est à la base de la fabrication des tortillas et la semoule de maïs de la polenta.

Farine d'orge (Hordeum vulgare) : pour épaissir les potages et entremets. L'escourgeon ou orge d'hiver est essentiellement cultivé chez nous comme céréale fourragère.

Fécule de pomme de terre (Solanum tuberosum) : indispensable en cuisine pour alléger une pâte, épaissir un potage ou une sauce et une crème pour faire de délicieux desserts.

Farine de quinoa (Chenopodium quinoa) : la semoule de quinoa remplace le riz dans de nombreuses recettes. 2013 est Année Internationale du Quinoa.

Farine de riz (Oriza sativa) : la base de la cuisine asiatique, indispensable pour confectionner les délicieux muffins portugais (bolos de arroz). La farine de riz prend l'appellation crème de riz quand elle a subi une précuisson à la vapeur.

Farine de seigle (Secale cereale): pour les pains spéciaux.

Farine de sarrasin (blé noir, Fagopyrum esculentum) : indispensable pour faire nos crêpes et galettes bretonnes.

On trouve encore de la farine de lupin, de mil ou éleusine, de millet, de soja, de sorgho, etc.

Autre utilisation avec de la farine

Recette 2

Et pour fabriquer votre colle à papier peint : farine de blé T55 ou aussi la farine "crème de riz" qui a un plus fort pouvoir d'adhérence. Pour tous les jeux d'enfants où une colle est nécessaire, la farine de blé est utilisée à l'école ; au moins si les enfants mangent la colle, ce n'est pas grave.

Recette de colle à papier peint2 cuillerées à soupe de farine, 1 cuillère à café de sucre en poudre. Mélangez bien. Ajoutez 2 à 3 verres d'eau en mélangeant bien jusqu'à la consistance souhaitée.

En conclusion

N'hésitez à utiliser toutes les sortes de farines à notre disposition, à faire vos mélanges perso.

A paraître bientôt : C'est la Chandeleur : recette de crêpes aux 3 farines.

Kenavo

Anne

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Rédigé par Anne

Publié dans #Vivaces-Annuelles-Bulbeuses

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Publié le 22 Janvier 2013

Dans la famille Myrtacées, nous avons des plantes issues des régions tropicales du globe, environ 3800 espèces réparties en 300 genres.

On connait bien certaines espèces servant à l'élaboration de médicaments, d'huiles essentielles comme les Eucalyptus, les Melaleuca et les Myrtus (myrtes), etc.

On en apprécie d'autres pour leurs fruits comme les goyaves (Psidium), etc. et d'autres pour leurs épices comme le clou de girofle (Syzygium aromaticum), etc.

Tous les fruits des espèces de cette famille sont comestibles.

Mais nous apprécions aussi ces plantes pour leurs qualités ornementales.

Description de Luma apiculata

Nous vous offrons la possibilité de vous procurer Luma apiculata.

Deux espèces courantes sur les 5 connues :

- Luma apiculata, nom commun arrayane ; synonyme : Myrtus apiculata, Eugenia apiculata.

- Luma chuquen ou myrte du Chili.

C'est le premier, Luma apiculata, que l'on rencontre le plus souvent dans nos jardins. On trouve également à la vente son cultivar à feuilles panachées, Luma apiculata 'Variegata'.

Luma apiculata se plait particulièrement bien en Bretagne, en zone côtière. Il apprécie notre climat doux. En effet, à -15°C, il gèlerait. Près de chez moi, un superbe spécimen, de plusieurs dizaines d'années, monte à 10/12 mètres de haut. Je ne l'ai pas mesuré mais il affleure les cheminées des hautes maisons proches de lui.

J'aime admirer son tronc couleur cannelle qui s'exfolie en blanc crème. Et l'été, un nuage d'adorables petites fleurs blanches à longues étamines recouvre l'arbre et me fait penser à des milliers de pompons suspendus. L'automne, des petits fruits pourpre sombre font le bonheur des oiseaux. J'en picore toujours quelques uns.



Les fruits ressemblent à ceux du Myrtus communis (photo ci-dessus).

Culture de Luma apiculata

Sa culture, chez nous, ne pose guère de problème dans une bonne terre de jardin. Pour lui faire plaisir, plantez-le à l'abri de vents violents et froids dans un sol bien drainé.

Naturellement, la plante forme un tronc court à très court d'où partent plusieurs charpentières, elle a donc l'aspect d'une cépée. Cette forme est intéressante si vous avez peu d'espace. Mais sur un talus ou dans un grand massif, la forme à tronc unique est également possible ; à vous donc de tailler en conséquence dès son plus jeune âge en ne gardant qu'une seule tige.

Que faire avec les fruits ?

- vous pouvez les manger tel quel en les picorant sur la plante.

- en faire de bonnes confitures comme avec les cassis ou les myrtilles. Idée plus : pensez à ajouter à votre confiture 1 à 2 clous de girofle moulus.

- en faire une liqueur comme avec les cassis.

Conclusion

Vous ai-je donné envie d'avoir un luma dans votre jardin ?

Si oui, rendez-vous samedi prochain à "Comment choisir un greffon" chez Michel.

Kenavo

Anne

 

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Rédigé par Anne

Publié dans #Arbres-Arbustes, #Recettes - Cuisine

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Publié le 12 Janvier 2013

La Société d'Horticulture du Bas-Léon, SHBL, commencait cette nouvelle année avec une conférence sur les plantes de l'Ile Maurice animée par Stéphane BUORD du Conservatoire Botanique National de Brest.

Nous remercions Stéphane pour son exposé très passionnant. Il nous a aussi fait prendre conscience de l'importance de chaque plante ici ou ailleurs.

La salle de la Maison Familiale de Plabennec était pleine. Et les nombreux adhérents présents ont eu raison de venir car une belle surprise les attendait :

la distribution de graines de Crinum mauritianum.

La pièce de monnaie vous permet de vous rendre compte de la grosseur d'une graine.

Les graines ressemblent à des tubercules.

Cette bulbeuse, de la Famille des Amaryllidacées, n'est pas vendue dans le commerce et il n'est guère facile de se la procurer. Ce crinum est une plante endémique de l'Ile Maurice, c'est-à-dire qu'on ne le trouve, à l'état naturel, nulle part ailleurs.

Ce crinum a failli disparaitre et fut sauvé in extremis par l'équipe du Conservatoire de Brest, puis mis en culture à Brest afin de le réintroduire sur l'Ile Maurice.

Pour les heureux possesseurs de ce crinum de l'Ile Maurice, voici son mode de culture.

Le Crinum mauritianum se cultive, chez nous, en intérieur ou en en véranda chauffée.

Dans un pot de 18 à 20cm de diamètre, rempli de bon terreau maintenu humide, déposez la graine sur le sol. Si vous ne savez pas dans quel sens la mettre, installez-la sur le chant. Dans la nature, les graines tombent sur le sol et s'enracinent d'elles-mêmes.

Vous pouvez aussi faire votre mélange de terre vous-même en suivant toujours la même règle : 1/3 sable, 1/3 terreau et 1/3 terre du jardin.

J'ai l'intention de cultiver mon Crinum mauritianum comme un Clivia. Je vais choisir un pot plutôt profond car le système racinaire est important. Comme le clivia, ce crinum n'aime pas que l'on dérange ses racines. Quand il aura bien grandi, quand les racines occuperont tout le pot, je changerai pour un pot plus grand en prenant soin de ne pas abîmer les racines.

J'installerai le pot près d'une fenêtre ensoleillée mais sans soleil direct.

Ensuite, il faudra patienter au moins 3 ans avant de voir une première floraison.

Pendant ce temps, la plante va grandir et former un bulbe rougeâtre à long cou qui restera apparent. La force des racines suffira à maintenir la plante bien ancrée dans son pot.

Un Crinum mauritianum adulte est une grande plante et requiert donc un peu de place.

N'hésitez pas à nous envoyer des photos sur la croissance de votre crinum.

Tirage des rois. Nous nous sommes régalés et cette année, 4 reines ont reçu leur couronne. Merci à Marie-Louise pour sa délicieuse galette.

Voir toutes les photos de l'après-midi.

Prochaine activité :

samedi 26 chez Michel à Saint-Frégant. Rendez-vous à 14h00 au carrefour de Penmarch. Suivez les panneaux de la SHBL.


Afficher carrefour de Penmarch sur une carte plus grande

Au samedi 26,

Anne

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Rédigé par Anne

Publié dans #Vivaces-Annuelles-Bulbeuses

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