Publié le 7 Mars 2010

Une petite quinzaine d'adhérents de la Société d'Horticulture du Bas-Léon, SHBL, s'est retrouvée, par un bel après-midi frais mais très ensoleillé sur le marais du Curnic à Guissény.

Jean-Noël BALLOT, notre guide ornithologique à la SHBL, nous faisait découvrir la gente ailée du marais au plus près.

Au coeur de nos discussions, revenait toujours l'actualité du moment : les digues, avantages et inconvénients.

La première digue, datant de 1845, afin de poldériser les terres, a généré une retenue d'eau. Il n'en reste qu'une bande de cailloux.
La seconde digue, de construction plus récente, réclame des soins constants. Le cordon dunaire est fragile et recule malgré les enrochements. Le marais de Guissény est une zone naturelle de Natura 2000.

Si la mer reprenait ses droits, le marais n'existerait plus et de nombreuses habitations, se targuant aujourd'hui d'avoir "les pieds dans l'eau" (expression favorite des touristes cherchant une maison de vacances) auraient alors les pieds sous l'eau.

Pour les absents à cette sortie, faites cette balade en suivant le GR 34 à partir du Club nautique, suivre la dune, cheminer sur la digue, franchir l'écluse. Si vous avez du temps, traversez la route, continuez vers Guissény et prenez la 1ère à droite qui s'enfonce dans le marais.

Par ce beau temps frais, bol d'air garanti.

Kenavo,
Anne

voir l'album photo de l'après-midi à Guissény


Prochaine activité :

12 mars : Stand de greffage par la SHBL aux Portes Ouvertes de la maison Familiale à Plabennec.

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Rédigé par Hortimail

Publié dans #Visites de la SHBL

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Publié le 4 Mars 2010

Dans le Télégramme du jour.... (04/03/2010)

 

2010 03 04 shbl le telegramme

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Rédigé par Le Webmaster

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Publié le 28 Février 2010

Séance de greffe au Verger de Locmaria.
Près de 70 adhérents et non adhérents se sont retrouvés au Verger de Locmaria à Plabennec pour greffer ou apprendre à greffer.
La SHBL, Société d'Horticulture du Bas-Léon, avait organisé une vente de porte-greffes.
François, Michel et Robert, n'ont pas eu un seul moment de répit durant tout l'après-midi.
Ils ont greffé et expliqué l'art du greffage aux nombreux visiteurs.
Nous avons aussi expliqué comment bien choisir ses greffons.
Mais il faut dire que plusieurs variétés de pommiers commencaient déjà à débourrer. La récolte de greffons frais était délicate.

Toutes les photo. de l'après-midi.

Prochaine activité :
6 mars : sortie botanique, RDV, Maison de la digue, au Curnic à Guissény.
Des panneaux SHBL vous indiqueront la route.

A samedi,
Anne

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Rédigé par Hortimail

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Publié le 22 Février 2010

Dans le Télégramme du jour.... (22/02/2010)

 

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Rédigé par Le Webmaster

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Publié le 20 Février 2010

Une trentaine de "lichouz" (mot breton signifiant gourmand) de la Société d'Horticulture du Bas-Léon, SHBL, se retrouvaient cet après-midi pour parler confitures et goûter mes confitures et boissons "fait maison".
Ils ont adoré la confiture de nèfles. Ils ont aimé le vin de cassis et le karkadeh. Ils ont aimé la confiture de morelles noires, la confiture de baies d'argent, la confiture de cenelles, la confiture de prunelles, la confiture d'angélique, la confiture de pêches de vigne 'Sanguine Vineuse', la confiture de cynorrhodons, la confiture de raisins, etc ... Ils ont moins aimé la confiture d'oeillette ; il faut dire que c'est un peu spécial.

Voici le compte-rendu et les photos de cet après-midi.


Réussir confitures, gelées, marmelades et bonnes confiotes maison

Autrefois, les confitures

Au 1er siècle de notre ère, dans son œuvre "Histoire Naturelle", Pline donne la première recette de confiture : Coings confits dans le miel. Cette recette prend une ligne dans son œuvre de 17 livres.

Au 4ème siècle, 2 autres recettes de confit de coings sont données par l'agronome Palladius. Les Romains savent conserver les fruits. Les confits étaient préparés avec du miel ou du raisiné.

Puis ensuite, plus aucun écrit sur les confitures jusqu'au 14ème siècle.

Puis vers 1393, dans le "Ménagier de Paris", on parle de confiture de coings, de noix, de pêches, de poires confites au miel, de navets, de carottes, de courges, de racines de persil et de racines de fenouil.

Au 15ème siècle, Nostradamus écrit "La Manière de faire toutes confitures liquides tant en sucre, miel qu'en vint cuit", et il donne une trentaine de recettes dont 4 de coings.

Au 17ème et 18ème siècles, tous les fruits se transforment en confiture. Mais la confiture reste l'apanage de la noblesse et de la bourgeoisie, les seules à pouvoir s'offrir le sucre de canne à sucre alors cultivée massivement aux Antilles.

Après la Révolution, la liste des recettes de confiture est très longue car on reçoit maintenant de nombreux fruits exotiques en Europe.

Ce sont surtout les événements politiques, croisades et guerres qui ont servi à la diffusion des recettes de confitures.

La grande époque des confitures débute avec le 19ème siècle, des fruits à profusion, du sucre au prix abordable et une main-d'œuvre ménagère peu chère. C'est grâce à la culture de la betterave sucrière que le sucre devint d'un prix abordable et se répand donc jusqu'au fin fond de nos campagnes.

Les guerres du 20ème siècle et les difficultés alimentaires ont provoqué le développement des confitures maison.

L'industrie, aujourd'hui, nous offre une richesse en variétés de confitures et l'on peut dire, que faire ses confitures soi-même est un certain art de vivre, de joie de créer, de bonheur d'offrir. Juste revenir aux choses simples.

Réunir le matériel avant de commencer des confitures

Un stérilisateur ou un faitout assez haut, la bassine à confiture, les pots de confitures et leurs couvercles, des étiquettes, 1 écumoire, 1 petite et une grande louche, 1 petite assiette à mettre au freezer, des cuillères, la cuillère en bois qui ne sert qu’à faire des confitures, 1 balance, 1 moulin à légumes à 3 grilles, 1 pied à purée, 1 pilon ou un bocal haut qui servira de pilon, des terrines, des passoires fines, 1 thermomètre à sucre gradué très utile pour contrôler la cuisson, 1 entonnoir à confiture, 1 économe, 1 presse agrumes.

Matériel supplémentaire pour les gelées : le sac à gelée, la petite casserole à paraffine, de la paraffine, des charlottes en coton ou en papier, des élastiques ou liens de raphia.

Nettoyage et stérilisation des pots vides

Plongez vos pots et couvercles de confiture à stériliser dans le faitout. L'eau doit recouvrir le tout.
Pendant ce temps, préparez les fleurs ou fruits. La stérilisation commence quand l'eau bout.
Au bout de 20mn, retirez les pots sans vous brûler et les poser, à l'envers, sur un torchon propre et repassé. J’utilise une cuillère en bois qui ne sert qu’à cet usage.

Je vois, très souvent, des pots qui ont encore l'étiquette d’une confiture du commerce.

Cela prouve que les pots n'ont pas été nettoyés correctement, (et peut-être pas du tout !).

Différence entre confiture, gelée, marmelade, compote, rob, coulis, chutney, achards et ketchup

La confiture : mélange épais de fruits en morceaux et de sucre à poids égal ou presque.

Le principe de base est d’un kilo de sucre pour un kilo de fruits mais on utilise souvent 750g de sucre par kilo de fruits.

Le mélange minimum légal est de 600g de sucre par kilo de fruits pour pouvoir utiliser le terme de confiture. En dessous, ce n’est plus une confiture mais une purée de fruits que l’on appelle couramment compote.

La gelée : mélange gélifié et translucide de jus d’un fruit et de sucre blanc, à poids égal ou presque, obtenu par pression ou filtration. Pour une très belle gelée, on utilisera du sucre en morceaux.

La marmelade : épaisse purée translucide de fruits en morceaux et de sucre.

A l’origine, la marmelade était une confiture de coings, aujourd’hui d’agrumes.

Bon à savoir : pour les confitures du commerce, le terme de marmelade n’est autorisé que pour les agrumes par une directive européenne de 1981.

La compote : mélange semi liquide de pulpe de fruits et de peu de sucre. Les compotes ne se conservent pas longtemps. Pour les garder plusieurs mois, il faut donc soit les congeler, soit les stériliser. Recette.

A l’origine, la compote était un mélange de fruits entiers ou en morceaux dans leur jus, servie en dessert ; aujourd’hui, cela s’appelle des fruits au sirop ou une salade de fruits.

La législation actuelle n’autorise plus le terme de « compote » et l’on parle plutôt de « confiture allégée ».

Les pommes à compote sont des pommes qui s’écrasent facilement ; il vaut mieux éviter d’utiliser des pommes dures, comme par exemple la ‘Granny Smith’ qui ne fond pas. Chez nous, une des meilleures pommes à compote est une pomme blanche, genre ‘Calville Blanche’ que l’on appelle la ‘Pomme Blanche de Ploudalmézeau’. La plupart des ‘Reinette’ convient pour les compotes et aussi la ‘Golden’.

Le confit : toutes les préparations à base de fleurs comme le confit de miel que l’on nomme ‘miel de pissenlit’. Recette

Le rob : sauce épaisse mais coulante de suc (jus) de fruits ou de légumes, avec ou sans sucre. La cuisson d’un rob demande plusieurs heures jusqu’à l’épaississement souhaité. Pour le conserver et après la cuisson, on ajoute les 2/3 de son poids en sucre, on recuit alors quelques minutes, puis mise en pots comme pour les confitures.

Le coulis : sauce lisse et onctueuse de jus de fruit et de sucre cuite lentement puis passée au tamis.

Le chutney : sauce aigre-douce, mélange de morceaux de fruits et/ou de légumes, d’épices, de vinaigre et de sucre ; chutney d'abricots, d'oignons, de pommes, de tomates, etc. pour accompagner les viandes ou les fromages. Le chutney est une base de la cuisine indienne.

Les achards : mélange de petits morceaux de légumes et/ou de fruits et d'épices, de vinaigre et d'huile ; achards de citrons, achards de cerises, de légumes, de rhubarbe, etc. A l'origine, les achards étaient une spécialité culinaire créole.

Le ketchup : sauce onctueuse, mélange de fruits, légumes, vinaigre, sucre, sel, épices ; ketchup de tomates, ketchup de fruits divers. A l'origine une sauce chinoise, les Anglais ont adapté la recette à leur goût pour le sucré/salé. Les enfants ont raison d'aimer le ketchup, c'est un produit bon pour la santé.

Les différents produits pour fabriquer ses confitures

Le sucre est le produit servant à conserver les confitures et provient de la canne à sucre ou de la betterave.

Le sucre pur de canne : sucre très pur de canne à sucre.

Le raffinage du sucre comporte 2 qualités.

Quand vous achetez, dans le commerce, un pot de confiture avec la mention "65% de sucre", cela veut dire que le poids des fruits est égal au poids du sucre ajouté. On considère que les fruits contiennent naturellement 15% de sucre.

Les fruits très riches en sucre : cassis, groseille, framboise, coing, pommes douces. Il faudra alors ramener la quantité de sucre ajouté à 75% du poids des fruits.

Mais attention, plus on réduit le pourcentage de sucre, plus il faut allonger le temps de cuisson. Ce faisant, on perd une grande partie des vitamines des fruits et c’est dommage.

Et encore, en diminuant trop la quantité de sucre, la confiture pourrait ne pas se conserver très longtemps et la fermentation commence.

A l’inverse, un dosage trop important de sucre fera cristallisé la confiture.

Le sucre cristallisé : le sucre par excellence utilisé pour les confitures.

Le sucre gélifiant spécial confiture : mélange de sucre et de pectine, pratique si l’on a peur de rater ses confitures de fruits pauvres en pectine, voir les fruits cités plus haut.

Le sucre raffiné : sucre moulé et coupé pour donner le sucre en morceaux. On l'utilise surtout pour obtenir de belles gelées bien translucides.

Le sucre semoule : sucre cristallisé ou raffiné réduit en poudre.

Les autres sucres dans les confitures :

. Le sucre de canne : un mélange de sucre de canne et autres sucres. A éviter.

. Le sucre glace : sucre cristallisé ou raffiné réduit à l’état de farine avec ajout d’amidon. A éviter.

. Le sucre roux : sucre non raffiné contenant des impuretés. A éviter.

. La cassonade : sucre de canne non purifié. A éviter.

. La vergeoise : résidu solide obtenu après raffinage du sucre. A éviter.

. La mélasse : résidu liquide restant après la fabrication du sucre de canne ou de betterave. A éviter.

En savoir plus sur le sucre.

Le glucose : Il permet d'éviter la cristallisation de la confiture. En règle générale, on mélange 100g de glucose pour 1 kilo de sucre. On l'achète chez les pâtissiers sous le nom de "glucose cristal" ou en pharmacie sous forme de poudre.

La pectine , le gélifiant : La pectine est un glucide proche du sucre et la propriété de la pectine est son pouvoir gélifiant.

On ajoute de la pectine dans les fruits contenant peu de pectine comme les baies de sureau, cerises, fraises, framboises, melons, pêches, poires, raisins et la rhubarbe.

Parmi les fruits riches en pectine, on trouve les cassis, cenelles, coings (cognassier : Cydonia et cognassier du Japon : Chaenomeles), groseilles, mûres, pommes, prunes et les agrumes.

Ajoutez une proportion de fruits verts parmi certains fruits mûrs car plus le fruit est mûr moins il contient de pectine, dans, par exemple, les mûres, les raisins.

La pectine ne sera jamais détruite même si le temps de cuisson est long.

De même, les fruits aqueux (riche en eau), par exemple le melon, ont besoin d’un ajout de pectine, de la gelée de pomme est idéale comme gélifiant.

Il faut éviter d'utiliser de la gélatine d'origine animale et de l'agar-agar (extrait d'une algue japonaise) dans les confitures de garde.

Le nouet : Quand vous mangez une pomme, gardez précieusement les épluchures et les pépins et congelez-les dans de petits sacs. Ce sera votre pectine maison que vous utiliserez au temps des confitures. Formez un nouet (carré formé en poche et fermé par une ficelle ménagère) avec un carré de mousseline ou d’étamine. Plongez votre nouet renfermant les restes de pommes ou de coings dans la confiture pendant la cuisson.

Pour vérifier la teneur en pectine, mélangez 1 cuillère à café de jus de fruit cuit et bouillant avec 1 cuillère à soupe d’alcool : un jus riche en pectine forme un bloc compact, un jus à teneur moyenne donne 2 à 3 petites boules, un jus à faible teneur forme des boulettes éparpillées.

Le miel : Choisir de préférence du miel au goût léger ; certains miels forts peuvent dénaturer le goût des confitures. Comptez de 500g à 1 kilo de miel pour 1 kilo de fruits. Faites chauffer, à feu doux, le miel avec 20cl d'eau. Mettez à macérer 24 heures le miel délayé et les fruits, en remuant régulièrement pour éviter le dépôt de miel au fond de la bassine. Faites cuire la préparation.

Le citron : L’ajout du jus de citron favorise la gélification des confitures ou gelées, apporte une saveur supplémentaire et permet à certains jus de fruits de garder leur belle couleur.

Le sel : Certains fruits, après avoir été ébouillantés, perdent leur couleur, comme les tiges d’angélique, un peu de sel leur redonnera leur belle couleur.

A l’inverse, certains légumes, comme la betterave rouge, perdent leur belle couleur en présence du sel.

Les épices : Elles permettent d’accentuer les parfums, mais il faut avoir la main légère avec certaines d’entre elles.

L’alcool : Il tue les microbes, c’est un antiseptique. Il permet de garder des conserves sans limitation de temps.

L’alcool présente ses propriétés antiseptiques s’il titre 25°C mais la teneur diminue lorsque la conserve a macéré plusieurs mois. C’est pourquoi l’on utilise de l’alcool à 45°C qui titrera entre 25 et 30°C au moment de la dégustation.

L’eau de vie blanche, titrant 45°C, est préconisée car elle n’a pas de goût.

Les autres alcools, calvados, marc, s’utilisent pour des recettes spécifiques.

Quant à l’alcool à 90°C, il est déconseillé ou alors il faut le dédoubler en ajoutant la même quantité d’eau distillée ou bouillie.

Cuisson des confitures

L’astuce de l’assiette froide, pour savoir quand votre confiture est cuite.

Posez une petite assiette dans le freezer du réfrigérateur quelques heures avant de commencer votre confiture. Versez quelques gouttes de confiture sur l’assiette bien froide. Penchez rapidement l’assiette pour étaler la confiture et la refroidir. Puis penchez l’assiette à la verticale. Si la confiture ne coule pas ou coule très doucement, elle a pris et vous pouvez arrêter la cuisson.

L'astuce du verre d’eau glacé, autre façon de vérifier la cuisson de la confiture.

Posez, dans le freezer, un verre d’eau empli au ¾ de sa hauteur, quelques heures à l’avance.

Versez une goutte de confiture si vous pensez que la cuisson est terminée. Si la goutte se délaye dans l’eau, la cuisson est insuffisante ; si la goutte reste compacte, la cuisson est terminée.

Le temps de cuisson :

Les cassis, groseilles et pommes sont des fruits riches en acide et pectine. On peut donc diminuer le temps de cuisson.

A l’inverse, les fraises et les mirabelles, pauvres en acide et riches en sucre, demanderont un temps de cuisson un peu plus long.

Quand le thermomètre à sucre affiche de 103 à 106°C suivant le fruit employé, la confiture est prête à être mise en pots.

Pour les fruits riches en pectine : 103°C (pomme, coing, groseille) ; les fruits peu riches en pectine : 105°C (fraise, prune) ; les fruits pauvres en pectine : 106°C.

Le thermomètre à sucre est un thermomètre classique qui peut monter jusque 130°C.

Le pèse-sirop permet de connaître très précisément la densité du sucre dans un sirop. Il possède 2 échelles, une en degré Baumé (10-45° Baumé), l'autre en g/ml (1100-1400 g/ml).

Quand le confiture marque 31° Baumé, elle est prête à mettre en pots.

L’écumage : il s’agit d’enlever la mousse ou écume qui se forme pendant la cuisson avec une écumoire. La mousse est chargée de bulles d’air et introduite dans le pot, la confiture pourrait ne pas se conserver. Déposez la mousse sur une assiette et dégustez-la.

L’astuce : Si vous incorporez une noix de beurre à la surface, l’écume se dissout dans la confiture et disparaît.

La fermeture des pots de confiture

Pour les confitures et marmelades : elle se fait à chaud, dès le remplissage des pots.

On prend soin de bien nettoyer le pourtour du pot. J’utilise un papier essuie-tout humide que je change souvent. Je ferme et retourne aussitôt le pot. Un petit « poc » se fait entendre, c’est le « chant des pots » de confiture. L’air est chassé. On étiquette et le lendemain, on range les pots.

Pour les gelées : la fermeture se fait à froid quand le pot est refroidi. En effet, l'évaporation est nécessaire pour que la prise se fasse. On utilise alors de la paraffine. J’utilise une vieille petite casserole pour cet usage exclusif. Le pourtour intérieur du pot doit être parfaitement propre sur 1cm de hauteur. On verse la paraffine liquide sur la gelée froide sur 1cm de hauteur. Les disques de paraffine, lavés et séchés, sont réutilisables.

L’astuce pour stériliser sans utiliser de paraffine :

Quand la gelée est refroidie, couvrez d’eau-de-vie et enflammez. Fermez rapidement le pot en flammes avec un couvercle métallique. Quand la flamme s’éteint, le bocal est stérilisé.

(Cela me fait penser au "verre du diable": calvados ou rhum à avaler en feu. Puisque l’on ferme la bouche pour avaler, le feu s’éteint ; comme le plus difficile étant de porter le verre aux lèvres, instinctivement on ferme aussi les yeux pour ne pas voir le feu. N’en parlez pas aux enfants. L’alcool doit être consommé avec modération).

La conservation des confitures

La pasteurisation : le chauffage est inférieur à 100°C.

Pour conserver quelques mois des jus ou des vins de fruits, la pasteurisation est nécessaire. Les bouteilles, à peine fermées, sont plongées dans le stérilisateur ou une lessiveuse et on amène l’eau à 72°C. Arrivé à ce degré, on stoppe aussitôt le processus en fermant correctement les bouteilles et en les retirant. Un thermomètre à stériliser est nécessaire.

La stérilisation est indispensable pour les confitures peu sucrées et les compotes si on veut les conserver quelques mois. Elle est obligatoire pour les légumes.

Dans le stérilisateur ou bouilleur, les fruits à chair tendre seront pasteurisés pendant une ½ heure à 75°C, les fruits à chair ferme pendant 1 heure à 80°C.

L’eau doit dépasser le dernier rang de bocaux de 5cm. Entre chaque rang de bocaux, je place de vieux torchons, ainsi les pots ne s’entrechoquent pas.

La congélation : autre méthode de conservation courante, maintenir les aliments à -18°C. Il vaut mieux congeler certains légumes (surtout les haricots verts), le procédé est plus sûr.

La stérilisation : le chauffage est supérieur à 100°C. Procédé industriel de stérilisation des aliments à ultra haute température (UHT) pendant quelques secondes.

Etiquetage et rangement des pots de confiture

L'étiquetage : Quand on fait beaucoup de confitures de toutes sortes, l’étiquetage est indispensable.

Un minimum s’impose : le nom de la confiture et l’année de fabrication, exemple : Confiture de Mirabelles, 2009.

On peut évidemment être plus précis en notant le lieu de la récolte des fruits, le pourcentage de fruits et de sucre, la provenance de la recette. Cela permet de corriger pour une future préparation.

Créez vos étiquettes. Servez-vous de vos photos de fruits, des belles photos des magazines de jardinage ou encore faites sécher de vraies feuilles et donnez libre cours à votre imagination.

Les charlottes à pots de confiture :

Les charlottes sont un élément décoratif important quand on offre ses confitures maison. Conservez vos vieux tissus à motifs de fruits ou autres et faites des ronds avec des ciseaux à cranter. Faites tenir avec un élastique ou un lien de raphia. Vous pouvez aussi faire des ronds de papier décoré. Vous pouvez aussi utiliser de vraies feuilles de fruitiers. photo

Exemple : pour un couvercle de 8.5 cm de diamètre, il faut un rond de 15.5cm.

Le rangement des pots de confiture :

Les confitures, pour bien se conserver et ne pas altérer leur couleur, ont besoin d’un lieu aéré, sec, frais et sombre ; l’idéal étant des étagères dans une arrière-cuisine ou buanderie peu éclairés et peu chauffés, entre 10 et 15°C.

Les bocaux les plus anciens doivent toujours être replacés devant pour être consommés les premiers.

Les défauts des confitures

Même si votre confiture est loupée : elle a moisi, elle bouillonne ou elle a cristallisé ; sachez que vous pouvez quand même la consommer, vous ne serez jamais malade. Mais il faut avouer que personne n’a envie de goûter une telle confiture. Il faut donc rattraper la confiture quand vous le pouvez.

Un conseil : Visitez régulièrement vos conserves et confitures faites maison. Pensez à toujours mettre les plus anciennes sur le devant de l'étagère.

La confiture est trop liquide : La confiture contient trop d’eau ou les fruits manquaient de pectine.

Faites recuire la confiture un moment et dans le cas d’un manque de pectine, ajoutez un nouet d’épluchures de pommes ou un gélifiant du commerce.

Gardez quelques pots ratés, vous avez là une sauce toute prête pour garnir vos entremets.

La confiture a moisi : La moisissure est un champignon, Eurotium herbarorium, (ancien nom : Aspergillus glaucus) qui se rencontre couramment dans l’environnement. Il se développe pour différentes raisons : l’endroit de garde est humide, ou la confiture n’a pas été mise en pots aussitôt la cuisson terminée, ou le pot n’a pas été fermé rapidement, ou mal fermé, ou le couvercle présente un défaut, ou encore le pot n’était pas propre.

Avec une petite cuillère, enlevez le moisi et nettoyez le pourtour du pot, puis, consommez normalement la confiture. S’il y a un mauvais goût, il faut recuire la confiture pendant 20mn. Dans la bassine à confiture, vous la diluez avec un peu d’eau et cuisez le temps nécessaire. N’oubliez pas de relaver et de stériliser à nouveau les pots et couvercles pour éliminer toute trace du champignon.

La fermentation : la confiture bouillonne et déborde du pot fermé. Le temps de cuisson de la confiture n’était pas suffisant. Si le goût de la confiture est intact, il faut la recuire et faire comme s’il s’agissait d’une nouvelle confiture. Mais si elle sent mauvais, il ne reste plus qu’à la mettre sur le tas de compost.

La cristallisation : des petits grains de sucre se sont formés dans la confiture : les fruits ne sont pas assez acides ou la confiture est trop cuite ou trop sucrée. On ajoute un peu d’eau très chaude dans la confiture et on mélange bien. Si on préfère la recuire, on ajoute un jus de citron.

Les confitures dans le monde

Quelques confitures, certaines très originales, qui se font un peu partout dans le Monde.

Confiture d'angélique : pétioles de Angelica archangelica. Des religieuses de Niort (France) auraient inventé cette confiture. C'est une de mes confitures préférées.

Confiture d'alkékenge : fruits du coqueret, amour en cage, Physalis. Bosnie, Japon, Mexique.

Confiture d'arbouses : fruits de l'arbousier, Arbutus unedo. Bassin méditerranéen.

Confiture d'argouses : fruits de l'argousier, Hippophaë rhamnoides. Allemagne, Asie.

Confiture de baies d'argent : fruits d'un éléagnus, Elaeagnus umbellata. Turquie, Japon.

Confiture de baies de buisson ardent : fruits de Pyracantha coccinea. Asie.

Confiture de baies de chalef : fruits d'un éléagnus,  Elaeagnus angustifolia. Asie.

Confiture de baies de cotonéaster : fruits du cotonéaster, Cotoneaster integerrimus et C. nebrodensis en Bosnie, C. nummularia. Anatolie.

Confiture de baies de épine-vinette : fruits rouges de Berberis vulgaris. Autrefois à Rouen et Dijon, en Pologne.

Confiture de baies de goumi : fruits d'un éléagnus,  Elaeagnus multiflora. Japon. Notre amie, Claude, fait cette confiture et l'appelle : Confiture de gouminette. J'ai hâte de la goûter.

Confiture de cenelles : fruits de l'aubépine, Crataegus  laevigata, C. monogyna. Pologne.

Confiture de cormes : fruits du cormier, Sorbus domestica. Bosnie, Catalogne, Italie.

Confiture de cornouilles : fruits du cornouiller, Cornus mas, Cornus capitata.

Confiture de cynorrhodons : faux-fruits de l'églantier, Rosa canina. Alsace, Languedoc, Bulgarie, Pologne, Roumanie, Serbie.

Confiture de gingembre : rhizomes du gingembre, Zingiber officinale. Asie

Confiture de kiwi : fruits du kiwi, Actinidia. Nouvelle-Zélande

Confiture de lait : Espagne et Amérique du Sud, traduction : Dulce de leche. Selon la légende, c'est un immigré français qui aurait fait le succès de cette recette en Amérique du Sud. En Argentine, on trouve un pot de confiture de lait dans tous les réfrigérateurs.

Confiture de mandarines : fruits du mandarinier, Citrus reticulata. Chine. La mandarine n'est arrivée en Europe qu'au 19ème siècle.

Confiture de maniguette (graine de paradis) : Afrique, une épice pour confiture de fruits exotiques.

Confiture de mirabelles : fruits du mirabellier, Prunus x cerea. Lorraine, France.

Confiture de morelles noires : fruits de Solanum nigrum. Australie, Bosnie, Cameroun, Canada, Etats-Unis (tarte : Huckleberry Pie), Grèce, Madagascar, Turquie, etc.

Confiture de nèfles : fruits du néflier, Mespilus germanica. Espagne, Italie, Turquie.

Confiture d'oeillette : graines du pavot noir ou oeillette, Papaver somniferum var. nigrum. Europe Centrale, Asie mineure, Inde.

Confiture de pêches de vigne 'Sanguine Vineuse' : fruits d'un pêcher, Prunus persica.

Confiture de pissenlit, miel de pissenlit, cramaillote : ligules de pissenlit, Taraxacum officinale. France.

Confiture de primevère : pétales de Primula officinale. Angleterre.

Confiture de prunelles : fruits de Prunus spinosa, Prunus x fruticans. Italie, Pologne.

Confiture de rose ou Confitures de pétales de roses : pétales de Rosa gallica. Isparta en Turquie.

Confiture de baies de sureau : fruits de Sambucus nigra et de Sambucus racemosa. dans toute l'Europe.

Confiture de sorbes : fruits du sorbier des oiseleurs, Sorbus aucuparia. Finlande.

Confiture de tamarillo : fruits de tomates en arbre, Cyphomandra betacea. Ile de la Réunion.

Confiture de baies de viornes : fruits de Viburnum lantana, autrefois en Provence.

Confiture de roselle : calice charnu de la roselle, Hibiscus sabdariffa, aux Antilles.

Karkadeh ou Bissap (infusion fruitée ou sirop) : calice charnu de la roselle, Hibiscus sabdariffa. Amérique du Nord, boisson nationale en Egypte et au Soudan.

Sur le Web :

Angélique de Niort.

Tout sur les confitures par l'INRA.

Et n'oubliez pas : "la confiture, ça colle à la figure, mais qu'est-ce que c'est bon".

Kenavo

Anne

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Prochaine activité :

Samedi prochain, au Verger de Locmaria, apprendre à greffer, à 14h00.

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Rédigé par Anne

Publié dans #Recettes - Cuisine

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Publié le 14 Février 2010

Aubépine – Crataegus (prononciation : kratégus)

Si belle, si bonne, mais si piquante aubépine, on te pardonne car au printemps, ta floraison est un enchantement et l'automne venu, tu nous fais don de tes fruits, les cenelles, si délicieuses en confiture.

Autour de chez moi, je peux admirer l'épine blanche ou aubépine à 1 style, Crataegus monogyna subsp. monogyna, de la Famille des Rosacées. L'épine blanche se rencontre partout en Bretagne, sur nos talus et dans nos bois. Elle se nomme spern gwen en breton (épine blanche). Voir plus de photo.

crataegus_monogyna_aubepine.jpg

 

Elle porte ce nom commun d'épine blanche, bois clair, pour la différencier de l'épine noire, spern du, le prunellier, Prunus spinosa, au bois noir. Les fleurs du prunellier apparaissent avant les feuilles, en fleur en mars 2009.

L'aubépine porte plusieurs autres noms communs suivant les régions : albépine, aubépine monogyne, blanche épine, cenellier, épine de mai, épine de mal, senellier, bois de mai, bonne de nuit, noble épine, perrette, sable épine, valériane du cœur.

Quelques variétés ornementales : 'Biflora', 'Compacta', 'Ferox, 'Flexuosa', 'Stricta' et 'Variegata'.

L'arbuste mesure environ 3 mètres de hauteur, et parfois plus. Il peut vivre très longtemps.

Son bois porte des piquants acérés. Ses feuilles sont très lobées, jusqu'à 7 échancrures arrondies. Feuilles et fleurs apparaissent en même temps.

crataegus monogyna 005

Ses fleurs, très odorantes, mellifères, apparaissent de mai à juin et portent 5 pétales, blanc ou rosé, une vingtaine d'étamines et un style. Pour certaines personnes, le parfum n'est pas agréable mais c'est comme le parfum des narcisses, odeur de pipi de chat pour certains. On aime ou on n'aime pas ; les goûts et les couleurs ne se discutent pas, n'est-ce pas.

Les fruits charnus et à "mouche" (reste de calice), rouge vif à maturité, n'ont qu'un seul noyau et portent les noms communs de : cenelles, poires à Bon Dieu, poires d'oiseau, poires du Seigneur, senelles.

Je récolte les cenelles après les premières gelées. Les fruits sont riches en vitamines C et B, en sucre et en pectine.

Toute la plante est bonne pour notre santé et ses noms communs l'attestent. C'est une plante protectrice.

Les feuilles et les bourgeons s'utilisent frais dans les salades de légumes. Les fleurs servent à faire des infusions, dans les pâtisseries, boissons et sirops. Les fruits se transforment en confiture, (confiture de cenelles et fève tonka) ou en compote. Autrefois, les baies étaient broyées et ajoutées dans la farine à pain. L'aubépine rentre aussi dans la confection de crèmes de beauté.

La plante protégerait de l'orage car elle n'est jamais frappé par la foudre.

L'aubépine maritime, Crataegus monogyna subsp. maritima, un temps, décrite, ne serait en réalité que l'espèce type.

L'aubépine épineuse ou aubépine à 2 styles, Crataegus laevigata, synonyme Crataegus oxyacantha, se rencontre très peu en Bretagne et je n'en ai jamais vu dans le Pays de Brest. L'arbuste porte des fleurs à 2 ou 3 styles, des feuilles moins lobées (de 3 à 5 échancrures pointues finement dentées). Ses fleurs sont toujours blanches et ses fruits rouges ont 2 à 3 noyaux.

Une dizaine de variétés existent pour l'ornementation, dont :

- 'Crimson Cloud' = 'Superba' : fleurs rouges à cœurs blancs, une immense nuage rouge au printemps, il porte bien son nom.

- 'Paul's Scarlet' = 'Coccinea Plena' : fleurs doubles rose foncé à rouge, peu épineux.

- 'Plena' = Flore Pleno' : fleurs doubles blanches.

- 'Rosea Flore Pleno' : fleurs doubles roses.

L'aubépine "tutti frutti" (je me permets de la nommer ainsi), le "sulcudus" a été créé par un greffeur original espagnol du nom de Miguel Sulcudor, jardinier à la ville de Vigo, dans les années 70. Imaginez sur un même arbre de Crataegus monogyna, poirier, néflier et aubépine. Toutes les branches de l'arbre sont différentes. On peut les admirer dans le Parc de Pontevedra en Galice. Des amateurs bretons l'auraient imité et nommé les arbres, soulcoudus. Paraît-il qu'il y aurait des soulcoudus en Bretagne ! Donc, amis jardiniers bretons, ce serait gentil de nous les signaler par le biais des commentaires, avec photo. à l'appui.

L'épine d'Espagne, Crataegus azarolus, au nom commun de azérolier, se rencontre en région méditerranéenne. On la reconnaît à ses feuilles laciniées, 3 à 5 lobes profondément échancrés. Elle fleurit blanc et ses fruits sont de plus grande taille.

On dit que ses fruits, les azeroles, sont les meilleurs, juteux et très goûtés et qu'ils se mangent frais. Mais il y a azérolier et azérolier, les purs et les hybrides, et tout le monde s'y perd un peu. Un article très intéressant à lire sur la variabilité des azéroliers.

De nombreuses autres espèces existent à travers le monde.

Mais hélas, pour notre malheur, les aubépines sont frappées par ce mal mystérieux qu'est le feu bactérien. Le responsable est une bactérie, Erwinia amylovora ; la plante se dessèche brusquement et meure.

Un arrêté de 1994 du Code Rural interdit le semis et la plantation d'espèces d'aubépines, seule la vente de variétés est autorisé.

L'aubépine sert de porte-greffes au néflier et au poirier. Seuls, les professionnels, déclarés auprès du SRPV, Service de la Protection des Végétaux, et munis d'une autorisation spéciale, sont habilités à semer et élever les différentes espèces d'aubépine dans le seul but d'en faire des porte-greffes.

Ce texte interdit notamment le semis et la plantation d’aubépine (Crataegus sp) non greffée, à l’exception des plantations destinées au greffage et réalisées dans des établissements de production déclarés auprès du SRPV. Afin de limiter la propagation de ces organismes, l’arrêté du 12/08/94, en application de l’article L251-8 du code rural, interdit la plantation et la multiplication de certains végétaux sensibles au feu bactérien. Lire l'arrêté complet.

En Bretagne, FEREDEC-BRETAGNE informe de la marche à suivre en cas d'attaque.

Où acheter des aubépines dans le Pays de Brest

Presque toutes les jardineries de la région proposent une ou plusieurs variétés d'aubépines. Dès le printemps, faites-en le tour et choisissez en fonction des coloris proposés.

Et n'oubliez pas, en vous promenant, prenez le numérique et ouvrez l'œil, un soulcoudus n'est peut-être pas loin.

Kenavo

Anne

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Rédigé par Anne

Publié dans #Arbres-Arbustes, #Recettes - Cuisine

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Publié le 13 Février 2010

Confiture de cenelles et fève de tonka

Pour 1 kilo de cenelles nettoyées : de l'eau, 700g de sucre, 1 jus de citron, 10 grains de poivre de Sichuan, 10 grains de poivre cubèbe, 3 pincées de cannelle, 1 fève tonka.

Pour tout savoir sur les cenelles.

Cueillir les fruits bien rouges. Nettoyez les fruits et les mettre quelques jours au congélateur. Les cenelles ont également besoin de subir le gel et le passage au congélateur aura le même effet. Après une semaine, faire la confiture.

Préparez 3 pots de 400g ou 4 pots plus petits.

confiture_cenelles_tonka.jpg

Dans une bassine à feu, versez les fruits et les recouvrir d'eau fraîche. Portez à ébullition et faites cuire de 10 à 15mn.

Au-dessus d'une terrine, à l'aide d'un chinois en plastique, récupérez tout le jus en vous aidant du dos d'une cuillère. Appuyez bien. Ne pas remplir la passoire, pressez une louchée à la fois. Des ustensiles en plastique sont nécessaires, car les fruits s'oxydent tout de suite en présence du métal.

Le jus est d'un beau rouge et pour qu'il garde cette belle couleur, ajoutez le jus d'un citron.

Versez le jus et le sucre dans la bassine à confiture. Mélangez bien.

Ajoutez les poivres et cannelle et faites cuire de 3 à 5mn sans cesser de remuer et presque au dernier moment, ajoutez la fève tonka en la râpant au-dessus de la préparation.

Mettez en pots et retournez-les aussitôt. Faites les étiquettes.

"La confiture, ça colle à la figure"

Vous pourrez la goûter samedi prochain et de nombreuses autres aussi. Je vous avoue tout de suite que ma confiture de cenelles n'est pas assez fluide. Mais quand on invente des recettes, réussir du premier coup est assez difficile. C'est donc la recette, remaniée, ci-dessus, que je suivrai la prochaine fois.

A lire, un article sur les épices utilisées dans cette recette.

Kenavo et à samedi

Anne

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Rédigé par Hortimail

Publié dans #Recettes - Cuisine, #Arbres-Arbustes

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Publié le 4 Février 2010

Dans le Télégramme du jour.... (04/02/2010)

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Rédigé par Le Webmaster

Publié dans #Presse

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Publié le 4 Février 2010

La prochaine manifestation florale de la Société Bretonne du Rhododendron, SHRhodo, se tiendra cette année à Grand-Champ dans le Morbihan (56) au nord de Vannes.

'RHODOS EN FETE'

dimanche 25 avril

10h à 18h

Espace 2000 de Grand-Champ, Vannes

- présentation de nombreuses inflorescences,       

- ateliers (plantation, multiplication, entretien),      

- coin du collectionneur,                                                                

- art floral,

- vente de plants par des pépiniéristes Bretons.

 

Tarif d'entrée : 3 euros. Gratuit pour les enfants.

Renseignements complémentaires : tel. : 02 98 59 48 31 ou 02 98 59 47 72.

Site : Société Bretonne du Rhododendron.

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Publié le 2 Février 2010

Février est le moment de tailler la glycine. Mais avant d'en venir, à la taille proprement dite, revenons sur cette plante grimpante qui nous ravit dès qu'arrive le mois de mai.

Le genre Wisteria comprend une dizaine d'espèces originaires d'Asie et des Etats-Unis. Le genre Millettia est encore mal défini et son étude phylogénétique est en cours à Taïwan. Les 2 genres, Wisteria et Millettia, sont extrêmement proches.

Dans le commerce, on trouve 2 principales espèces :

Wisteria sinensis ou Wisteria chinensis, la glycine de Chine.

Wisteria floribunda ou Wisteria japonica, la glycine de Japon.

Son nom botanique, Wisteria, lui vient du Professeur Gaspar Wistar de Pensylvanie. Elle aurait du s'appeler Wistaria mais à la suite d'une erreur de transcription, elle est devenue Wisteria.

La glycine fait partie de la famille des Fabacées (ou Légumineuses) comme le cytise, Laburnum, aux racèmes jaunes.

Comme toutes les plantes de cette famille, la glycine fixe l'azote de l'air dans le sol par l'intermédiaire de bactéries (Rhysobium) dans les nodosités de ses racines. La glycine préfère un sol acide à neutre. Elle est atteinte par la chlorose en sol calcaire.

Les feuilles sont imparipennées, c'est-à-dire composées de plusieurs folioles au nombre impair. Les jeunes feuilles sont bronze, puis deviennent vert franc.

La floraison d'une glycine est somptueuse. De longues grappes ou racèmes composés de nombreuses fleurs éclosent de mai à juin. Les boutons floraux, visibles dès mars, s'épanouissent en mai, juste avant l'apparition des nouvelles feuilles. Les coloris peuvent aller du blanc pur en passant par toutes les teintes de rose, de lilas, de mauve ou de violet. Les fleurs pâlissent en vieillissant.

Les fleurs sont hermaphrodites (elles possèdent des organes mâles et femelles) et sont pollinisées par les insectes.

La fructification, en longues gousses, est rare et n'est pas d'un grand intérêt décoratif.

Les fruits sont de longues gousses de 15cm de long et ressemblent aux gousses du cytise.

Les racines de la glycine sont longues et s'enfoncent peu dans le sol. Elles ressemblent à des racines de réglisse, plante également de la même famille.

Toute la plante est toxique. Les glycines peuvent vivre très longtemps et supportent des températures jusque - 20°C. Avec l'âge, elles atteignent un poids considérable.

Bien choisir sa glycine :

Vous choisirez l'espèce en fonction de la taille de votre jardin et/ou en fonction du port que vous voulez donner à la plante.

Vous choisissez d'avoir une liane :

Un grand jardin supportera une glycine de Chine, tandis que dans un petit jardin l'on préférera la glycine du Japon.

Vous choisissez de former la glycine en arbre : la glycine du Japon se prête mieux à cette forme du fait de sa plus petite taille.

La glycine de Chine ou glycine bleue, Wisteria sinensis, est une liane qui peut atteindre 30 mètres de long. C'est la glycine la plus répandue dans nos jardins. Les grappes de fleurs ont entre 20 et 30 cm de long. Les feuilles sont composées de 11 à 13 folioles. Elle fleurit, bleu violet soutenu, de mai à juin. Elle est très parfumée et mellifère. Elle a l'avantage de remonter tout au long de l'été. La floraison d'été est toutefois moins abondante. Elle s'enroule dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, de la droite vers la gauche. Observez les pousses terminales de votre glycine pour reconnaître l'espèce.

Elle fera merveille dans de grands arbres. Je l'ai vu faisant le tour complet d'une maison au Relecq-Kerhuon.

Nous avons aussi pu l'admirer dans le Parc de Boutiguéry, adossée à un bâtiment et partant à l'assaut des arbres proches et également dans Le Clos aux Roses à Quimper.

wisteria_sinensis_Boutiguer.jpg

La plupart des variétés ont des grappes d'environ 30 cm de long.

- 'Alba', blanc pur, parfumée, les racèmes sont peu compacts.

- 'Caroline', hybride horticole, violet soutenu, parfumée, croissance rapide.

- 'Jako' = 'Fragrantissima' = 'Jakohn-fuji' = Reindeer, blanc, la plus parfumée des chinoises.

- 'Prolific' = 'Consequa' = 'Oosthoek's Variety', très nombreuses fleurs violet pâle.

La glycine du Japon ou glycine mauve, Wisteria floribunda, est une liane d'un plus faible développement, environ 10 mètres de long. Cette plante a plus de 30 synonymes. Dans son pays d'origine, cette plante fait partie des plantes invasives.

Par rapport à la glycine de Chine, les grappes de fleurs sont plus longues de 20 à 50cm, les feuilles ont un plus grand nombre de folioles, de 11 à 19 et les fleurs, parfumées, sont 3 fois plus petites.Elle fleurit quelques jours après la glycine de Chine mais ne remonte pas. Elle s'enroule dans le sens des aiguilles d'une montre, de la gauche vers la droite.

Les variétés ont des grappes de différentes longueurs, de 30cm à 1 mètre de long.

Il existe un très grand nombre de variétés parmi lesquelles :

- 'Alba' = 'Longissima Alba' = 'Snow Showers' = 'Shiro naga' = 'Shiro-noda' = Wisteria multijuga 'Alba', blanc avec un soupçon de lilas, parfumée, les grappes forment des draperies très compactes.

- 'Kuchi-beni' = 'Lipstick' = 'Peaches and Cream', mauve rosé pâle, parfumée, abondante floraison, feuillage vert clair.

- 'Multijuga' = 'Macrobotrys' = 'Longissima', mauve, parfumée, racèmes pouvant atteindre 1.50m de long, énormes gousses. On peut admirer cette belle formée en arbre dans le jardin de Kerdalo, le jardin du Prince jardinier, Peter Wolkonski.

- 'Domino' = 'Issai' = 'Prematura', bleu lilacé, peu parfumée, la plus hâtive, très florifère. Plusieurs clones auraient été introduits du Japon sous le nom de 'Issai'. Cette variété convient aux petits jardins.

- 'Lawrence', pourpre violacé, racèmes de plus de 150 fleurs, feuillage jaune en automne.

- 'Rosea' = 'Pink Ice' = 'Hon-beni' = 'Honey Bee Pink' = 'Honko', rose, légèrement parfumé.

- 'Royal Purple', violet foncé, peu parfumée, racèmes de 90 à 110 fleurs.

- 'Variegata', lilas clair, feuillage panaché de vert, vert foncé et de mouchetures crème seulement sur le jeune feuillage. Cette panachure demande une situation ombragée. Elle est moins florifère que les autres, c'est surtout une plante pour collectionneur.

- 'Violacea Plena' = 'Double Black Dragon', violet rougeâtre, fleurs très doubles peu parfumées.

Il existe un grand choix de cultivars, d'hybrides et un grand nombre de variétés mais je n'ai retenu que ceux que l'on trouve couramment dans le commerce.

Il existe également d'autres espèces, plus ou moins courantes dans le commerce :

Wisteria brachybotrys = Wisteria Kapitan-fuji. C'est une espèce intéressante pour les petits jardins, elle monte à 10 mètres. Elle a l'avantage de fleurir très rapidement après la plantation, l'année suivante ou l'année d'après. Originaire du Japon, c'est la glycine soyeuse, ses feuilles sont veloutées. Elle tourne dans le sens des aiguilles d'une montre. Ses racèmes ont environ 15cm de long et les fleurs blanches s'ouvrent toutes en même temps.

Il existe quelques variétés dont 'Shiro-kapitan' = 'Prematura Alba' = Wisteria venusta, glycine soyeuse. Feuillage et fleurs blanches se développent en même temps. Elle est très parfumée. Elle a les fleurs les plus grandes du genre.

Wisteria x formosa, hybride entre glycine de Chine et glycine du Japon.

Les variétés :

- 'Yae-kokuryû' = 'Kokuryû' = 'Black Dragon', fleurs doubles pourpre foncé.

- 'Nivea' = 'Alba', à fleurs blanches.

Wisteria frutescens = Wisteria speciosa, glycine d'Amérique, aux fleurs bleues très mellifères. Elle est souvent utilisée en bonsaï car elle possède les grappes de fleurs les plus courtes parmi toutes les espèces de glycines, de 5 à 12cm de long. Elle est non parfumée. Cette plante a besoin de plus de chaleur que les autres espèces pour bien fleurir.

Wisteria macrostachya, glycine du Kentucky, aux fleurs violet pourpre en été. La plante s'enroule comme la glycine de Chine.

- 'Blue Moon' est très rustique et supporte de très basses températures. Elle monte à environ 8 mètres et remonte (refleurit) 2 à 3 fois au cours de l'année. Au coloris bleu violet, elle est de plus très parfumée.

- 'Magnifica' est très florifère.

Millettia japonica = Natsu Fuji = Wisteria japonica = Wisteria 'Kofuji' = Kraunhia japonica, glycine d'été, glycine rouge. Origine de Corée et du Japon. A planter au soleil ou à mi-ombre, le feuillage, vert moyen, coriace, est presque persistant. Elle est intéressante pour son coloris rouge violacé et sa floraison en juillet et août qui intervient après le feuillage. Elle monte à environ 7 mètres de haut et s'enroule dans le sens des aiguilles d'une montre. Elle se forme en bonsaï.

Les Pépinières du Val Douve, dans la Manche, la commercialise.

- Millettia japonica 'Alba' produit des fleurs blanches.

- Millettia japonica 'Hime-fuji' = Wisteria 'Dwarf' = Wisteria floribunda 'Nana', une forme arbustive.

- Millettia japonica 'Microphylla' se forme en bonsaï.

Millettia reticulata = Callerya reticulata, glycine persistante. Originaire de Chine, au beau coloris rouge pourpre bleuté jaune et au parfum à odeur de camphre, très mellifère, cette liane est un ravissement. Elle fleurit de la fin du printemps au début de l'automne. Les tiges contiennent une résine brun rouge utilisée en médecine moderne chinoise. Le feuillage vert foncé est coriace. Elle monte à environ 5 mètres de haut et n'est à feuillage complètement persistant que dans les régions les plus douces. Notre Bretagne lui conviendrait parfaitement. Mais pour notre malheur, elle est extrêmement rare en culture. Une pépinière anglaise, dans le Surrey, la commercialise ; alors, peut-être que lors de notre prochain voyage en Angleterre, la découvrirons-nous.

Nous admirerons certainement des Millettia lors de notre journée au Chelsea Flowers Show.

Des photo. de différentes espèces de Millettia.

Wisteria brevidentata. Origine : Chine. Floraison pourpre. Le statut de cette espèce est incertain.

Wisteria villosa = Rehsonia villosa, glycine laineuse. Origine : Asie.

Pour terminer avec les plantes portant le nom de Wisteria, une plante au nom commun de water wisteria, glycine aquatique, Hygrophila difformis, qui n'est pas une glycine mais une plante marécageuse de la famille des acanthes. Elle est couramment cultivée dans les aquariums et peut rapidement devenir envahissante.

Bien acheter une glycine :

- Achetez la glycine en pot. Vérifiez l'état racinaire qui doit être frais. La plante doit pouvoir se dépoter facilement. Souvenez-vous qu'elle n'aime guère être à l'étroit. Acheter des plantes qui ont traîné longtemps en jardinerie n'est pas un bon investissement.

- Vérifiez bien que la plante a été greffée, on doit voir le point de greffe. Plus tard, quand la plante sera adulte, il ne sera plus visible.

- Achetez-la fleurie. Vous ne ferez pas ainsi partie d'un grand nombre qui se désole de ne pas voir leur glycine fleurir. C'est aussi la meilleure façon de s'assurer que le coloris correspond bien à la variété désirée et présentée. Mais ne vous attendez pas à la voir refleurir l'année suivante, il faut lui laisser le temps de s'installer. Si on peut les acheter en fleur, c'est parce qu'elles ont été forcées.

Bien planter une glycine :

En premier lieu, un emplacement ensoleillé, puis une bonne terre de jardin, riche et fraîche lui conviendra. Faites un grand trou pour pouvoir bien étaler les racines. Bien faire tremper la motte et n'hésitez à la démolir partiellement en prenant soin de ne pas abîmer les racines. Je me sers souvent d'une fourchette pour faire ce travail. La glycine a horreur d'être transplantée, donc chouchoutez les racines.

J'ai perdu ma première glycine ainsi, j'avais bâclé la plantation.

Prévoyez la mise en place de tuteur si vous décidez de la former en arbre ou bien de treillage, de câble solide si vous voulez la palisser sur un mur.

Vous ne l'enroulerez jamais autour de supports tels que barrière, grille ou rambarde de terrasse. Elle aura tôt fait de tout broyer. Car la glycine est une broyeuse et rien ne lui résiste, même pas des piliers en béton, un vrai boa constricteur.

Les soins à apporter :

La première année de plantation, il faut veiller à bien arroser la plante. Elle a besoin de temps pour installer son système racinaire, autour de 5 ans. Ce n'est qu'après cette période que la floraison interviendra.

Evitez les apports d'azote. Ce serait au détriment de la future floraison ; les plantes auraient un développement anarchique, tout en feuillage avec peu ou pas de fleur.

Au printemps, paillez le pied avec un terreau de feuilles et quand la plante sera bien établie, nourrissez-la en lui apportant un engrais tomate, au dosage préconisé mais dilué de moitié. Cet engrais est nécessaire si la plante est cultivée en pot sur la terrasse.

Toujours dans le cas d'une glycine élevée en pot, en février, changez la terre en surface par un bon terreau riche en potasse et magnésie et paillez autour du pied.

Multiplication :

Le semis est à éviter : la plante peut ne jamais fleurir et même si elle fleurit (parfois au bout de 20 ans), le coloris ne sera guère intéressant.

L'unique avantage du semis est qu'il donnera des porte-greffes sur lesquels seront greffés les variétés désirées.

Deux méthodes de semis :

- Aussitôt mûres, les graines sont semées, à 3cm de profondeur, en godet, en serre chaude ou près d'un radiateur dans la maison. Il faut maintenir une température de 20°C. Elles devraient germées au printemps. Les plantules passeront leur premier hiver sous châssis froid.

- A la fin du printemps, après les dernières gelées, les graines sont mises à tremper 24 heures dans de l'eau chaude. Le semis se fait en godet, les graines enfoncées de 3cm. Il faut parfois attendre plusieurs mois, voire plus d'une année, avant la germination. Les plantules passeront également leur premier hiver sous châssis froid.

Le bouturage de fragments de racine, 10 à 12 cm de long, peut donner de bons résultats dans une terre où pousse déjà de la glycine.

Le marcottage est également à éviter pour à peu près les mêmes raisons que le semis. Les racines peuvent mettre de très longs mois avant d'apparaître sur la marcotte.

Le greffage est la seule façon fiable de multiplier la glycine. Il se pratique de février à mars suivant les régions. Les greffes peuvent se faire en incrustation ou à l'anglaise sur un très court tronc. Il faudra juste veiller à bien supprimer les gourmands, sous le point de greffe, au fur et à mesure de leur apparition.

Formation et taille de la glycine :

Comme on taille la vigne ou le rosier liane, on taille la glycine. Ces lianes se forment et se taillent de la même façon.

Quand les glycines ou les rosiers lianes s'ébattent en liberté dans de grands arbres, la taille n'est pas nécessaire, fort heureusement.

Mais la taille régulière favorise la floraison de la glycine.

Février est le bon mois pour tailler ces lianes, les bourgeons ou yeux sont bien visibles.

Dans un premier temps, on supprime toutes les branches desséchées ou mal placées.

Dans le cas d'une glycine sur pergola : elle comporte 2 ou 3 branches charpentières. De ces charpentières partent des branches secondaires. Ce sont ces secondaires que l'on rabattra à 2 ou 3 bourgeons.

Dans le cas d'une glycine ceinturant un bâti : dès la plantation, l'on ne conservera qu'une seule tige ; les autres seront d'abord raccourcies puis supprimées au fur et à mesure durant la formation de la plante. Il ne faut pas les supprimer toutes en même temps car elles font office de tire sève et la plante en a besoin pour que son tronc grossisse. Un solide câble d'acier sera tendu sur les murs de la maison en pourtour. Il ne faudra jamais laisser la tige passer entre le câble et le mur. Gardez une bonne distance entre la base de la toiture et le câble. N'oubliez pas que les tiges volubiles peuvent croître de plusieurs mètres dans la saison. De toute façon, il faudra bien vérifier, en septembre, qu'aucune tige ne s'est infiltrée sous le toit ou dans la gouttière. C'est dans ce cas que la taille d'été est très importante et indispensable.

Au fur et à mesure, de la croissance de l'unique charpentière, celle-ci sera maintenue par un lien peu serré. De cette charpentière, partiront plusieurs branches secondaires que l'on taillera à 2 yeux. La formation de cette forme demande de la constance, mieux vaut ne pas oublier de s'en occuper.

Dans le cas d'une glycine formée en arbre :

2 cas se présentent : soit le tronc est composé de 3 ou plusieurs tiges enroulées sur le tuteur, soit l'on ne conserve qu'une unique tige.

wisteria glycine formation

Dans le premier cas, l'on stoppe la formation du tronc à, par exemple, 1.20m de hauteur et on répartit les tiges, chacune soutenue par un tuteur fourchu. Avec le temps, les tiges formant le tronc se souderont, les prolongements des tiges deviennent les charpentières sur lesquelles se développeront plusieurs secondaires.

Dans le deuxième cas, la tige unique sera coupée à la hauteur voulue pour former le tronc. Les 3 derniers rameaux deviendront les charpentières. Les rameaux plus bas seront conservés et raccourcis le temps que le tronc grossisse, ils font office de tire sève.

Dans les 2 cas, du tronc partent 3 branches charpentières que l'on maintiendra à la longueur désirée en les raccourcissant de façon à donner un port équilibré à la plante. Les charpentières forment les branches principales du futur arbre.

Des charpentières partent plusieurs branches secondaires. Ce sont ces secondaires que l'on rabattra à 2 bourgeons.

Une idée originale est de former la glycine en arbre de façon à lui donner un effet oriental. Au lieu de maintenir le tronc bien droit, on le laisse se pencher naturellement. Cela demande beaucoup de travail, il faudra bien répartir les charpentières, toujours dans le même esprit.

Dans tous les cas, toutes les tiges volubiles, tiges très fines inutiles, qui peuvent devenir très longues durant l'été, seront ramener à 20 cm de longueur en été. Mais peut-être aurez-vous envie d'en conserver, elles peuvent servir de palissage ou en vue d'une forme bien précise.

Certaines personnes préconisent 2 tailles différentes selon qu'il s'agit de la glycine de Chine ou du Japon.

Pour la glycine du Japon, c'est la méthode expliquée ci-dessus. Mais si la taille de février n'a pas été faite, on peut encore tailler juste après la floraison.

Pour la glycine de Chine, la taille peut se faire juste après la première floraison pour favoriser la remontée. On taille juste au-dessus des pousses de l'année.

En cuisine :

Les plantes de la Famille des Fabacées sont des plantes toxiques sauf les fleurs de 2 d'entre elles quand elles sont cuites : les fleurs de la glycine et les fleurs du robinier, Robinia pseudoacacia.

Avec les inflorescences de ces 2 plantes, on confectionne des beignets.

Sur le Web : Liste de glycine

Où acheter une glycine dans le Pays de Brest :

Vous n'avez pas encore de glycine dans votre jardin ! Dès avril, faites le tour des jardineries, vous y trouverez votre bonheur.

La jardinerie Les Compagnons des Saisons à Plabennec,

La Jardinerie Lagadec à Saint-Thonan,

La Jardinerie Jardiland à Brest.

 

Glycine-ment vôtre,

Anne

 

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Rédigé par Anne

Publié dans #Arbres-Arbustes

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